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CHAUVIGNY EN 1778-1780

d’après le terrier de la baronnie

Sommaire

La haute ville - La basse ville - Hors ville

 

INTRODUCTION

 

Cette publication est le second volet d’un diptyque contenant deux états de Chauvigny. Le premier volet, paru en 1992, sous le titre Chauvigny en 1553, présente la ville et ses habitants au milieu du XVIe siècle, avant les troubles religieux, à l’aide d’un registre de cens et rentes perpétuelles. Celui-ci vise au même but, pour les années 1778-1780, peu avant un autre événement d’importance nationale, qui a bouleversé à terme la société française. Comme la précédente, cette présentation se fonde sur un seul document, en l’occurrence un terrier constitué sur l’ordre de l’évêque de Poitiers, seigneur de Chauvigny. Les deux sources étant de même nature, orientées essentiellement vers la structure féodale, la topographie, les mutations de propriété et les charges foncières, elles se complètent, permettant ainsi quelques rectifications d’interprétations mais surtout incitant à des comparaisons, à plus de deux siècles de distance.

Il existe cependant des différences entre les deux documents. Le terrier est beaucoup plus précis que le relevé des cens et rentes : il décrit les immeubles en détail, les situe assez exactement pour que leur identification sur le plan cadastral de 1833 ne présente pas de difficulté majeure, et il désigne un grand nombre de propriétaires successifs aux XVIIe et XVIIIe siècles. Malheureusement, il ne concerne que la seigneurie foncière de l’évêque, la plus importante certes, mais il laisse dans l’ombre une partie de la ville. Pour cette époque, il existe d’autres sources, qui permettraient d’affiner sur certains points et de compléter sur d’autres. En particulier, le dépouillement méthodique des minutes de notaires devrait permettre d’entrevoir l’état de la propriété foncière dans les petites seigneuries. Pour la même raison que précédemment, nous nous sommes limité à une analyse détaillée d’un registre bien daté, qui puisse servir de base à une étude plus ample sur Chauvigny à la fin de l’Ancien Régime. En d’autres termes, nous avons cherché à mettre à la disposition des chercheurs et des curieux le plus grand nombre possible des informations contenues dans ces textes, évitant ainsi d’imposer aux lecteurs une pénible interprétation de longs documents.

Le terrier de la baronnie

On sait qu’un terrier est un état des immeubles "tenus" d’un seigneur, à cens, rente, terrage ou autre "devoir". Pour les seigneuries importantes, cet état est généralement consigné dans un registre plus ou moins volumineux, sorte de matrice cadastrale à l’usage des préposés à la recette des "devoirs seigneuriaux". Ces documents doivent être refaits périodiquement pour mise à jour, les notations de changements, marginales ou autres, rendant plus ou moins rapidement un état difficile à utiliser. Il s’agit d’enregistrer les mutations, par héritage, vente, donation, échange..., les nouveaux arrentements, les reprises de tenures pour intégration au domaine, les rectifications éventuelles de fiefs..., et, aussi, comme c’est le cas à Chauvigny en 1778-1780, de régulariser la situation de tenanciers qui n’ont pas réglé des droits de mutation, voire des "devoirs".

Les terriers varient dans leur contenu et leur présentation, suivant les prescriptions des seigneurs qui les font établir, par des "commissaires" qui sont généralement des notaires. Ils comportent au moins une liste des tenanciers de la seigneurie, une description plus ou moins précise des tenures et les montants des redevances. Peu avant la Révolution, on assiste à une réfection générale de ces instruments, avec un souci de précision et de clarté jamais égalé auparavant, certains étant accompagnés de plans.

Celui qui a été composé entre 1778 et 1780, sur l’ordre de l’évêque de Poitiers Beaupoil de Saint-Aulaire, est un ensemble de 62 actes qui ont été rédigés dans l’étude d’un notaire local, Claude François Bricheteau, désigné comme "commissaire au terrier". Ces actes sont signés et paraphés par lui et par son "conotaire", Pierre François Fradin. Ils figurent dans l’ordre où ils ont été passés, du 18 mai 1778 au 18 février 1780. Chacun d’eux comporte de une à onze déclarations.

En effet, c’est individuellement ou par groupes que les tenanciers de l’évêque sont venus déclarer leurs devoirs seigneuriaux et les rentes secondes dont étaient grevés leurs immeubles. Il est probable qu’ils ont été convoqués nominalement, parce que les groupes sont constitués de personnes qui ont des intérêts communs, sont apparentées ou possèdent des immeubles contigus ou voisins. On a invité les intéressés à présenter leurs titres de propriété, qui sont analysés et dont les dates sont relevées, y compris celles des paiements des droits de mutation, les lods et ventes.

Les notaires ont soigneusement vérifié les déclarations en les comparant aux déclarations antérieures qui étaient conservées dans les archives de la baronnie. Les plus anciennes qui soient citées en référence remontent à l’année 1604. Ainsi les commissaires ont pu mentionner la suite des propriétaires pour des périodes plus ou moins longues et les modalités de transmission : héritage, acquisition par paiement comptant ou arrentement, quelquefois échange, voire donation. Certes, au cours de ce minutieux travail de collation et d’analyse, ils se sont heurtés à de nombreuses difficultés. Des confrontations d’anciennes déclarations leur ont posé des problèmes d’identification; ainsi en a-t-il été dans les ruines du château de Montléon. Quand les pièces manquaient, ils ont dû s’en remettre à des traditions familiales plus ou moins sûres, parfois contradictoires, pour retrouver les maillons de la chaîne de transmission. Leurs hésitations sont révélées par des blancs dans leur texte ou signalées çà et là par des remarques. On constate aussi quelques négligences de transcription. Ces réserves faites, l’ensemble de la documentation est d’une grande richesse pour l’étude de la transmission de la propriété.

Nous avons analysé un "extrait", c'est-à-dire une copie conforme, qui a été réalisée en l'étude du notaire commissaire au terrier (Archives Départementales, G 34), d'après une photocopie réalisée à la demande de Max Aubrun, pour la Société de Recherches Archéologiques de Chauvigny. La copie mentionne les pages du registre original, ce qui permet de constater que, dans ce dernier, les déclarations ont été transcrites de la page  3 à la page 156 ou 157. Comme cette copie, en écriture serrée, s’étale sur 216 pages, l’original devait être d’un format supérieur. Tous les actes sont signés et paraphés des deux notaires.

Le premier acte du terrier

A titre d’exemple, nous reproduisons ci-dessous les termes de ce premier acte.

"Aujourd’huy, dix huitième jour de may mil sept cent soixante dix huit, ont comparu par devant nous, Claude François Bricheteau, notaire, commissaire au terrier de la ville et baronnie de Chauvigny, des terres et seigneuries d’Harcourt, Gouzon et autres fiefs réunis à ladite baronnie appartenante à hault et puissant seigneur messire Martial Louis de Beaupoil de Saint Aulaire, évêque de Poitiers, seigneur baron dudit Chauvigny et autres lieux,

Marie Cherpentier, veuve Pierre Courtois, cordier, fille de François Cherpentier, frère de Silvain Cherpentier, second mary de Françoise Nibaudeau, veuve en première noce de (blanc) Courtois, faisant tant en son nom que comme mère et tutrice naturelle de Marie Anne Courtois, sa fille mineure et dudit Pierre Courtois son mari, François Courtois, cordonnier, Maurice Courtois, cordier, tous demeurants dite ville de Chauvigny, paroisse de Saint Léger, et Marin Courtois, aussi cordier, demeurant paroisse de Saint Pierre de cette ditte ville, faisant tant pour eux que pour les autres enfants et héritiers de Pierre Courtois et Marie Quicherant, sa femme, et Pierre Berthonneau, chamoizeur, fils et héritier de Nicollas Berthonneau qui était aussi fils et héritier de René Berthonneau, procureur, qui était au lieu de Jean Alagille et de Pierre de la Saulaye, cordier, demeurant dite ville de Chauvigny, même paroisse de Saint Léger, lesquels, après s’être purgés par serment, ont confessés et avoués, confessent et avouent tenir de mon dit seigneur évêque baron dudit Chauvigny, en la ville dudit lieu, les héritages qui suivent aux devoirs cy après déclarés,

Savoir

Lesdits Courtois et veuve Cherpentier es dits noms, les deux tours qui composent une des portes de ladite ville de Chauvigny nommée la porte de Châtellerault, consistantes, celle a gauche en boutique en dessous et voûte par le dessus, et celle a droite en une petite chambre, en dessous et une espèce de galletas au dessus, toutes les deux couvertes de thuilles courbes, joignant toutes les deux a la rue de Châtellerault, a gauche et droite en allant de la dite ville a celle de Châtellerault, d’autre a la rue nommée la Grande Ecolle, tendant du moulin des Dames a la haulte ville, sur main droite, d’autre, savoir celle a droite en sortant de la ville, aux murs d’icelle ville et au jardin de Pierre Berthonneau cy après, entre laquelle tour et ledit jardin passait anciennement une petite rue qui actuellement est condamnée et la largeur d’icelle, qui est de six pieds a l’entrée, du côté de la dite rue, fait partie de la dite tour et y a été annexée, qui actuellement est en jardin, sera réglée et contourée de murs par ledit Berthonneau comme sera dit cy après; et celle a gauche joignant à la grange de François Bertault qui a été bâtie sur le mur de la ville et à l’entrée du jardin dudit Bertault au lieu de la veuve Moreau,

Pour raison desquelles dites tours, qui sont situées paroisse de Saint Léger, les dessus dits, esdits noms, reconnaissent devoir a mon dit seigneur, conjointement et solidairement, par châcun jour et fête de saint Michel, vingt cinq sols et un denier de cens et rente noble, foncière et féodalle, portable et rendable a la recette ordinaire de la dite baronnie de Chauvigny, suivant et au désir du bail a rente consenty par M. Claude de Luzines, fermier général dudit Chauvigny, comme ayant charge de mon seigneur l’évêque de Poitiers, aux dits Silvain Cherpentier et Françoise Nibaudeau, sa femme, passé par Germonneau, notaire, le vingt cinq may mil sept cent vingt six, controllé à Chauvigny le huit juin suivant par Germonneau, lequel devoir les dits dessus dits promettent et s’obligent, comme dit est, conjointement et solidairement, payer, servir et continuer tant et sy longtemps qu’ils seront propriétaires desdites tours ou de partie d’icelles;

Et ledit Pierre Berthonneau, une maison et appartenances... ..., pour raison de quoy ledit Berthonneau reconnait devoir a mon dit seigneur, par chacun jour et fête de saint Michel, sept deniers de cens et rente noble, foncière et féodalle, portable et rendable a la recette ordinaire de ladite baronnie de Chauvigny, lequel devoir ledit avouant promet et s’oblige payer, servir et continuer tant et si longtemps qu’il sera propriétaire desdites maison et jardin, qui sont situés dite paroisse de Saint Léger, ledit devoir ayant été ainsi reconnû par les déclarations rendues par lesdits Alagille et de la Saulaye en les années mil six cent vingt trois et mil six cent quarante trois, séparément, savoir pour ladite maison quatre deniers et pour ledit jardin trois deniers;

et font tous les dessus dits avouants arrêt a la présente leur déclaration dont, a leur requête et de leur consentement, les avons jugés et condamnés par le jugement et condamnation de ladite cour, après lecture a eux donnée et qu’ils ont déclaré icelle contenir vérité.

Fait et passé audit Chauvigny, étude de nous, dit notaire commissaire, les jour et an que dessus, présent maître Pierre François Fradin, notaire royal de la sénéchaussée de Poitiers, notre conotaire, et ont les dits dessus dits avouants déclarés ne savoir signer, de ce enquis, fors le dit Berthonneau qui s’est avec nous soussigné; ainsi minutte signée P. Berthonneau et de nous, notaires soussignés; controllé a Chauvigny le premier juillet mil sept cent soixante dix huit, reçu quatorze sols, signé Dorré".

Signatures et paraphes de Fradin, notaire royal, et Bricheteau, notaire royal.

La seigneurie de l’évêque

Le terrier est dit "de la ville et baronnie de Chauvigny et fiefs y réunis". En fait, les immeubles recensés, qui concernent trois fiefs, se situent dans les quatre paroisses de Chauvigny et dans celle de Saint-Pierre-les-Eglises. Il est possible que certaines déclarations manquent, à en juger d’après quelques confrontations. Toujours est-il que l’espace décrit dans le document ne représente qu’une fraction des cinq paroisses, l’évêque partageant le terroir chauvinois avec plusieurs petits seigneurs qui sont ses vassaux.

La seigneurie de l’évêque s’exerce sur des immeubles relevant plus ou moins anciennement de la baronnie, sur ceux du "fief de Bellavoine" qui a été uni à cette dernière à une époque et dans des circonstances non indiquées et, pour moitié seulement, sur le fief de l’Age qui est indivis entre le baron et un particulier. Les anciens fiefs de Montléon, de Gouzon et d’Harcourt, qui ont été réunis depuis plusieurs siècles au château principal, n’ont laissé aucune trace dans la structure féodale; la toponymie locale n’a conservé que le nom de "four d’Harcourt", qui s’applique au seul four banal subsistant.

Les devoirs seigneuriaux sont uniformément dits "cens et rente noble, foncière et féodale, portable et rendable à la recette ordinaire de la baronnie de Chauvigny", ou "du fief de Bellavoine", ou "du fief de l’Age". La formule est reprise dans chaque acte. Le terme unique est  : "chacun jour et fête de saint Michel", sauf pour les terrages qui sont dus au moment de la récolte.

La censive de la baronnie

En haute ville, la censive épiscopale ancienne est réduite à quelques immeubles près du Petit Marché et dans le quartier du Donjon. Dans la basse ville, elle apparaît dispersée en secteurs d’inégale importance dont le principal a pour centre le carroir Piet. Encore l’homogénéité de ce secteur devait-elle être moins évidente quand les seigneurs d’Harcourt avaient leur four au même carroir. Ce dernier détail est fourni par le compte bien connu de Mathelin Laurens, daté de 1430, qui montre par ailleurs que le titulaire d’Harcourt avait un ban sur la partie ouest de la rue de la Paix qui ne dépendait pas d’Artiges. Comme la partie est de cette rue était sous l’autorité directe des seigneurs de la Talbâtière et l’aumônerie sous celle des seigneurs de Montléon, c’est peut-être la rue de la Paix tout entière qui était primitivement hors de la seigneurie épiscopale.

Le fief de l’Age

L’important fief de l’Age est divisé en deux secteurs : le quartier des Barrières, où seulement quatre ou cinq immeubles isolés dépendent de la baronnie, et, hors ville, le "canton des Clouteries", entre le chemin de Saint-Savin et le sentier du Lusset. Au bas de la rue des Corderies, un puits appelé "puits de l’Age" et un carrefour dit "carroir du fief de l’Age" marquent une limite de la juridiction; selon une déclaration, "on prétend" que les assises du fief se tiennent près de ce carroir. Une "ancienne maison de l’Age" est désignée à l’angle de la rue des Barrières et du chemin de la Fontaine; son emplacement a été baillé à un particulier. Là se trouvait en 1553 un four banal, dit "four des Barrières", qui était présenté comme à l’évêque mais qui était peut-être celui de l’Age.

Ce fief semble devoir son nom à une famille, les "de l’Age", dont plusieurs membres sont désignés dans des aveux à l’évêque, au début du XIVe siècle. D’après le "Dictionnaire des familles du Poitou", de Beauchet-Filleau, en 1262 un Jean de l’Age, écuyer, fait aveu au château de Gouzon pour son fief de l’Age, sis dans la paroisse d’Archigny, et en 1309 un Hilaire de l’Age, fils d’un Guillaume, présente un aveu identique pour le même fief. Dans le même temps, un Hilaire, fils de défunt Guillaume de l’Age, fait une déclaration à l’évêque pour ce qu’il tient à Chauvigny; malheureusement, ce dernier aveu est seulement mentionné, sans date, dans un inventaire, de sorte qu’on en ignore la teneur.

Quoi qu’il en soit, le fief de l’Age à Archigny est partagé au xive siècle, par succession probablement. Au xvie siècle, les de l’Age apparaissent comme seigneurs de la Salle d’Archigny et de la Bertholière. Ils tiennent aussi le "fief de l’Age" à Chauvigny; c’est pourquoi, en 1553, des tenanciers de Chauvigny déclarent des cens en faveur "du sieur de la Salle d’Archigny" et du "sieur de la Bertholière".

On suit sans difficulté la dévolution de la moitié du fief à partir de 1726, date à laquelle Louis Guy Mayaud en apparaît pourvu. Un des héritiers de ce dernier est Louis Demoussault, chevalier, seigneur des Courtis, et en 1765 les déclarations sont effectuées au nom de Marie-Adélaïde Demoussault, dame des Courtis, qui doit être sa fille. Cette dernière est désignée comme décédée le 10 février 1779, mais "ses héritiers" ne sont pas nommés.

Le fief de Bellavoine

Il est d’un seul tenant, sur les coteaux de la rive gauche de la Vienne, à droite du chemin qui conduit à Morthemer. Son nom est dû à une altération de Batlavoine, nom d’une famille qui est représentée en 1430 par un marchand nommé Bertrand Batlavoine. D’autre part, nous avons signalé qu’en 1553 un "champ Balavoine" s’étendait au sud du Montauban, dans la censive du prieuré de Saint-Just. La réunion à la baronnie est effective au milieu du XVIIe siècle car les déclarations pour le fief sont faites en même temps que pour la baronnie en 1643-1647 et 1663-1666.

Déclarations et revenus

Les déclarations pour les trois fiefs semblent être effectuées tous les vingt ans environ, au moins au XVIIe siècle; en effet, les références sont plus rares pour leXVIIIe siècle, si l’on excepte les années 1722-1723. Il existe une recette commune aux deux seigneurs pour le fief de l’Age et les aveux pour ce fief sont reçus par l’un ou l’autre de ces seigneurs : par l’évêque en 1643-1647, 1663-1666, 1722-1723; par Marie-Adélaïde Demoussault, alors veuve Lefrançois, en 1765. On s’étonne que les mentions soient si peu nombreuses pour la baronnie au XVIIIe siècle; quant aux anciennes déclarations pour le fief de Bellavoine, elles sont réduites au seul XVIIe siècle.

Cet ensemble est d’un rapport très faible pour l’évêque : quelques dizaines de livres par an de devoirs seigneuriaux réduits à leur plus simple expression. Nombre d’immeubles ne supportent en effet qu’un cens purement recognitif d’un seul denier, à une époque où la frappe du denier est abandonnée depuis des lustres; dans ces conditions, il est probable que les versements ne se font pas régulièrement chaque année. Ainsi, au carroir Piet, Jacques de Chessé doit le simple denier pour son importante "maison du Soleil", avec des dépendances dans le coteau. Son vis-à-vis, le notaire Charles Babaud, ne doit pas davantage pour une grande maison donnant sur la rue des Trois Rois, la rue du Moulin Saint-Just et la rue du Berry. Par contre, au même carrefour, un autre notaire, Georges Doré, paie huit deniers pour la "maison de Notre-Dame la Piette" et, en face, Jean de Chessé assume une des plus importantes charges, pour un immeuble avec jardin : il doit cinq sous annuellement à l’évêque. Les raisons de ces disparités nous échappent mais il est évident que les fermiers de la baronnie ne doivent guère manipuler de métal précieux quand ils vérifient la recette de la censive.

Les seigneuries voisines

A l’intérieur de ses murs alors en piètre état, la ville est divisée en plusieurs seigneuries plus ou moins cohérentes : outre la baronnie et les fiefs y réunis, on rencontre les fiefs du prieuré de Saint-Just, de Verre, de Flins, d’Artiges, de la Talbâtière, du chapitre local, du prieuré du Teil-aux-Moines..., qui sont rapidement signalés dans les confrontations, le commissaire au terrier se limitant à noter sur ce point les déclarations des tenanciers de l’évêque, tout en émettant à l’occasion les réserves d’usage pour préserver les droits de son mandant. Il lui arrive de laisser en blanc la place pour le nom du fief. Toutefois, quand il dispose de documents irréfutables, il ne manque pas d’en faire état. Ainsi signale-t-il une rectification pour un aveu de 1648 par lequel un Châteigner de la Roche-Posay avait empiété sur la seigneurie épiscopale. Ailleurs il fait mention d’incertitudes sur l’appartenance.

Ces petites seigneuries concernent des immeubles de plusieurs rues : ceux de la rue du Marché, qui sont dans le fief du prieuré de Saint-Just, ceux de la rue du Port et du côté ouest de la rue de Châtellerault qui constituent l’essentiel du fief de Verre. La partie est de la rue de la Paix est de la seigneurie de la Talbâtière; elle est cependant connue grâce aux confrontations précises de jardins annexes, de l’autre côté d’un canal actuellement à peu près disparu sous les avancées des constructions. Ceci pour la basse ville, comme on disait alors. En haute ville, on ignore tout de ce qui se trouvait dans la partie nord de la rue Saint-Pierre, la rue Saint-Martial est et la rue Porte Chevreau ouest. Quant aux immeubles et terres situés hors les murs, ceux qui sont désignés apparaissent très dispersés, sauf le long du chemin de la Fontaine et du sentier du Lusset.

En haute ville, un fief des Puys est signalé en confrontation d’une maison de la rue Porte Chevreau, à l’est, et l’autorité du chapitre est évoquée pour un jardin près du cimetière de Saint-Martial. Dans la partie nord du Lusset, sous les murailles de Gouzon, un terrain appartenant par achat au chantre du chapitre est considéré comme de la baronnie bien que le chantre ne le déclare pas.

En basse ville, le fief d’Artiges est contigu à un immeuble de la rue Faideau, au nord, et le notaire Ledoux précise que la partie nord d’une de ses maisons de la rue de la Paix dépend de "la salle des Gilliers", c’est-à-dire de la seigneurie d’Artiges qui a été autrefois tenue par une famille Gillier. Le prieuré du Teil-aux-Moines a un minuscule fief composé d’une ou deux maisons dans la rue Faideau et d’une grange donnant sur le chemin de l’église Saint-Léger aux Châtelliers. Des voisins signalent que l’auberge des Trois Rois en fait partie, avec sa grange située au-delà du ruisseau. D’autre part l’important fief du prieuré de Saint-Just est signalé pour des jardins sis au sud du Talbat, parce que ces jardins sont en prolongement d’habitations de la rue Faideau, et en terroir de Paradis où le chirurgien Le Donné exprime toutes réserves sur l’appartenance d’un sien jardin à la baronnie, son défunt père en ayant fait la déclaration au prieur.

La propriété et ses charges

Il n’est pas possible de dresser un état d’ensemble des mutations de propriété, même pour le XVIIIe siècle, parce que le commissaire au terrier n’a pu retrouver que partiellement les maillons des chaînes de transmission. On est cependant bien renseigné pour la génération vivante, qui a reçu ses immeubles par héritage dans la proportion de 73%, contre 24% par acquisition (les achats l’emportant légèrement sur les baux à rente) et moins de 2% par baux seigneuriaux. On remarque aussi une donation, un échange et un retrait lignager.

C’est dire que la propriété est essentiellement patrimoniale, l’héritage masculin l’emportant d’ailleurs nettement sur l’héritage féminin, avec 45% de l’ensemble immobilier contre 28%. Les personnes qui disposent de plusieurs immeubles sont ainsi souvent d’heureux héritiers. C’est notamment le cas du notaire Jérôme Sylvain Ledoux, qui déclare quatre grandes maisons, deux en haute ville et deux dans la rue de la Paix, dont trois appartiennent à sa femme Marie Doré. Son confrère Babaud doit lui aussi à son épouse, fille d’un Penin seigneur de la Rivière-aux-Chirets, la grande maison du carroir Piet où il habite. A l’opposé, le perruquier Clément Gardemaud se signale par sept acquisitions, depuis la maison où il habite, dans la rue Faideau, qu’il achète en 1752, jusqu’aux ruines du château de Gouzon qu’il prend à rente de l’évêque en 1777, mais ce cas est unique.

Outre les devoirs seigneuriaux, certains immeubles sont assujettis à des rentes à des particuliers, au chapitre de Saint-Pierre, à l’hôpital de la ville, à des chapelles.... Ce sont des "rentes secondes" ou "rentes secondes foncières". Il n’est pas fait mention de rentes perpétuelles; par contre des amortissements sont signalés. A chaque fois que le commissaire en a eu connaissance, il a indiqué l’origine de la rente, avec la date du contrat, mais ces données ne concernent que le XVIIIe siècle.

Bien entendu, le montant de la rente foncière fixé dans un bail varie selon la valeur estimée de l’immeuble et le taux pratiqué lors de la mutation, éléments qui nous sont inconnus. Nous pouvons seulement constater que les rentes varient de 3 livres pour un bail de 1704 concernant une maison de la rue de Châtellerault, à 60 livres pour la maison et le grand jardin de Marie-Madeleine Le Donné, dans la rue Faideau, en 1759, et pareille somme pour la maison avec jardin en terrasse de Françoise Macé, dans la même rue, en 1774. Nous ignorons pourquoi deux petites maisons voisines du quartier des Barrières supportent l’une 30 livres et l’autre 6 livres, pour des baux conclus à douze ans d’intervalle, respectivement en 1778 et 1766. Il est au moins une évidence : ces charges ne sont pas excessives; d’ailleurs le notaire ne signale qu’un seul cas de reprise pour arrérages non payés et les amortissements ne sont pas rares. Quant aux devoirs qui concernent les terres, ils sont à l’avenant : 40 sous pour deux boisselées de vigne en 1705, 19 livres pour les douze boisselées du "clos de la Cueille", suivant un contrat non daté mais qui semble plus récent. On ne s’étonne donc pas que des journaliers possèdent leur maison, même si cette qualification peut s’appliquer à de petits propriétaires qui exploitent une vigne et un modeste clos dans les périodes où ils ne sont pas au service des autres.

A ces rentes d’acquisition s’ajoutent parfois des rentes à des établissements, ecclésiastiques ou autres, dont l’origine n’est pas mentionnée. On identifie cependant une rente de 6  livres sur trois maisons et une grange de la rue Faideau, au carroir Piet, et une autre de 20  sous sur les immeubles de l’ancienne auberge du Cheval Blanc, près la porte de l’Aumônerie. En 1553, la première a été déclarée en sa faveur par le chapelain de la chapelle de "Notre-Dame la Piette" en l’église Saint-Léger; en 1778-1780, elle est attribuée à une "chapelle de Notre-Dame de Lutesse", en la même église, probablement par suite d’un regroupement de ressources. En 1553, la seconde était due sur "la maison où pend par enseigne le Cheval Blanc", par Pierre Vidard à cause de sa femme Guillemette Simonnet; elle était alors évaluée à 30 sous. Cette différence est-elle due à des erreurs de copies ? Toujours est-il que les revenus du chapitre local et des cures ont bien diminué. Les nombreuses rentes signalées en 1553 au profit de ces établissements ne se retrouvent pas, loin s’en faut, dans le terrier. Cette diminution de ressources est bien connue et elle n’est pas propre à Chauvigny.

Le taux d’occupation des maisons par les propriétaires s’établit à 60% en haute ville, pour 32 maisons, et à 80% en basse ville, pour 133 maisons, ce qui équivaut à 76% pour l’ensemble des maisons recensées. Il reste ainsi 24 maisons sur 100 qui sont disponibles pour être "affermées", c’est-à-dire louées. Nous ne pouvons pousser plus avant l’analyse de l’occupation, faute de connaître les "fermes".

L’état du système défensif

Bien que le terrier ne concerne qu’une partie de l’espace urbain, on peut faire quelques remarques générales sur la ville et les habitants. Le système défensif de la place est à l’abandon depuis longtemps. Le château baronnial, appelé grand château, était "absolument ruiné, mesme de temps immémorial", en 1708, quand un arrêt du parlement de Paris a déchargé l’évêque de toute obligation de réparations. Gouzon n’a conservé que sa tour, concédée par l’évêque au perruquier Clément Gardemaud qui y a récemment aménagé "de petits bâtiments en appentis". Il n’est plus question de Montléon, dont le nom même paraît oublié; toujours est-il que le commissaire au terrier n’identifie pas comme vestiges du château les contreforts qu’on peut observer encore aujourd’hui en haut de la rue des Rampes. Seul Harcourt a été partiellement préservé de la ruine, parce qu’il sert de prison. C’est le "petit château", dont les douves sur la rue Saint-Pierre ont été baillées à rente au propriétaire de la maison contiguë, Louis Guy Mayaud, et ce dès 1709, l’année suivant l’arrêt du parlement.

Les murs de ville ne subsistent guère que dans la mesure où ils servent de limites de propriétés. Le terrier donne quelques précisions sur leur tracé mais qui ne semblent pas toujours sûres; on se demande si parfois le notaire n’a pas pris pour des murailles de la ville des murs de soutènement. Ainsi, en haute ville, dans la partie basse de la rue des Rampes, ils suivraient cette rue jusqu’au château baronnial et longeraient ensuite la rue des Trois Rois jusqu’à une des tours subsistantes. Or cette disposition interdirait toute construction dans cette partie de la rue, où plusieurs maisons sont mentionnées en 1553 et présentées comme à l’intérieur du quartier du Donjon. A l’est, entre la rue Saint-Pierre et le chemin de la Fontaine, il n’est pas fait mention de mur, de sorte que la limite de la haute ville est ici imprécise.

En basse ville, on suit les murailles sans interruption dans la rue de la Grande Ecole, au sud, de la porte de Châtellerault à la rue Pouzillard. Ici est signalé un ancien chemin de trois à quatre pieds de large, qui les séparait de jardins, mais qui a été absorbé par ces derniers. En remontant la rue de la Grande Ecole, on les retrouve ensuite en limite de deux jardins en terrasses qui dépendent de maisons de la rue Faideau; l’un de ces jardins a sa sortie sur la rue. On atteint ainsi le jardin de la maison du notaire Ledoux - maison de la rue des Rampes - qui est également présenté comme donnant sur la rue de la Grande Ecole, mais sans mention de mur. Ces détails permettent donc de constater l’existence d’un mur de ville le long de la plus grande partie de cette rue. Quant aux tours de la porte de Châtellerault, elles ont été baillées à rente par le fermier général de la baronnie, en 1726. Celle qui est au départ de la rue de la Grande Ecole était séparée d’un jardin par une "petite rue" de six pieds de large à son entrée, sur la rue de Châtellerault, mais cette petite rue est condamnée parce qu’elle a été "annexée" à la tour.

Au sud de la place Saint-Léger, l’évêque a concédé une tour en 1711 et, à l’ouest de celle-ci, deux emplacements, sur une trentaine de mètres, qui longent le mur sud de la ville, tous deux le même jour, en 1773. Au-delà du mur est un clos appartenant aux frères Doré, notaires, qui habitent dans la rue Faideau. A l’ouest de la rue de la Paix, le mur est percé de portes qui permettent à des propriétaires de maisons de gagner directement leurs terrains en terroir de Paradis. C’est ainsi que le notaire Ledoux, qui possède dans cette rue deux maisons avec jardins par derrière, accède à un pré situé dans la partie nord du terroir et à une chènevière sise dans la partie sud, le long de la rue Vassalour. Au fond de son premier jardin, une tour a été conservée, dans un bûcher. C’est également ainsi que le marchand Pierre Gazeau atteint sa chènevière sise sur la rive gauche du ruisseau et que le chirurgien Le Donné se rend dans la sienne qui est située dans la partie sud du même terroir.

A l’extrémité nord du quartier des Barrières, la porte Coppin est en ruine. Un mur, qui semble être un mur de ville, relie ce qui reste d’un pilier aux ruines du grand château, séparant un jardin de la ville d’un autre situé hors ville. Il appartient au propriétaire du jardin hors ville, qui a un droit de passage le long de l’autre jardin, de sorte que le mur n’est pas continu. De l’autre côté de la rue, un mur sépare également deux jardins situés respectivement dans la ville et hors ville mais il dépend du premier jardin et n’est pas désigné comme ancien mur de ville.

La structure urbaine

La structure urbaine observée en 1553 demeure dans ses grandes lignes. L’axe transversal sur le grand chemin de Poitiers à Saint-Savin a subi deux déviations, par la rue du Port après l’abandon du pont ruiné et par le quartier des Barrières plus récemment, mais on n’observe pas de percement de nouvelles voies. Au contraire, des ruelles ont été condamnées à l’initiative de particuliers. Ainsi, en haute ville, le rue du Laurier qui conduisait du Petit Marché à l’église Saint-Martial a été obstruée par une construction qui l’a réduite à l’état d’impasse comme elle est aujourd’hui. Une habitante attribue le fait à un curé de Saint-Martial défunt qui était le frère d’une de ses voisines. Dans le quartier du Donjon, une ruelle réunissait les rues de Saint-Pierre et des Rampes; il en reste une impasse depuis la construction d’une maison appelée "le Petit Logis", sur la dernière rue, avant 1623. Une autre ruelle rejoignait celle-ci, à partir de l’église Saint-Pierre, selon une direction nord-sud. Elle aussi a été condamnée, dans sa partie méridionale, par les empiétements de propriétaires de granges.

En basse ville, une venelle dite de Tuchon allait de la rue Saint-Just au ruisseau remontant vers le Montauban; le notaire Ledoux l’a coupée en construisant un appentis et elle est devenue une impasse conduisant à la grande porte de sa cour. C’est aujourd’hui l’impasse de la Paix qui se présente dans les mêmes dispositions qu’en 1780. Dans la rue de Châtellerault, une venelle dite "du Clous" en 1553, "du Clos" dans le terrier, a été absorbée dans sa partie finale par le subdélégué Delauzon qui l’a annexée à son jardin, en ménageant cependant l’accès à un puits commun. On aimerait savoir dans quelles conditions ces voies publiques ou communes ont pu être amputées ou accaparées par des gens influents. Toujours est-il que les déclarants qui n’ont aucune responsabilité dans ces empiétements ne manquent pas de signaler les faits et que le notaire lui-même se prête volontiers à des répétitions à ce sujet.

Depuis 1553, l’aspect de la basse ville a été sensiblement modifié par l’arasement du cimetière de Saint-Léger qui est devenu la "place Saint-Léger", où se tiennent des foires et des marchés. Il semble cependant que la partie du cimetière comprise entre l’église et le ruisseau ait été conservée, à en juger d’après une confrontation de jardin. Nous n’avons aucun aperçu sur le cimetière de Saint-Just, parce que les immeubles voisins sont dans la censive du prieuré. En haute ville, le cimetière de Saint-Pierre a disparu au sud du chevet de l’église; c’est "le plan de Saint-Pierre", appelé aussi, avec quelque emphase, "la place du Palais", parce que là est l’entrée de la salle du tribunal. Au nord, par contre, le cimetière est désigné en confrontation de l’enceinte de Gouzon.

Plusieurs quartiers ou rues ont été notablement transformés par des reconstructions. Il ne reste que cinq propriétés dans la rue des Rampes, à gauche en montant, là où se pressaient de nombreuses petites maisons. Dans le triangle constitué par l’impasse Saint-Pierre, la rue des Rampes et la rue Saint-Pierre ne subsistent que deux immeubles avec des jardins. Dans la partie haute du sentier appelé le Lusset, au-dessous des murailles de Gouzon, toute construction a disparu.

Quartier populeux au milieu du XVIe siècle, les Barrières sont maintenant dépeuplées. Elles n’ont en rien profité du détournement du grand chemin qui les traverse. Aucune auberge ne s’y est installée; une boulangerie des "Hautes Barrières" est la seule boutique qui puisse attirer une fréquentation quotidienne. On rencontre quelques maisons, presque toutes très modestes, deux ou trois tanneries, mais surtout un nombre inattendu de granges et des jardins où sont signalées des traces d’anciennes constructions. Dans la rue de la Paix, à gauche en sortant de la ville, le nombre des maisons est réduit de moitié.

Le changement le plus frappant est peut-être la disparition du faubourg Est. Le "canton des Clouteries", sur le chemin de la Fontaine qui est aussi celui de Saint-Savin, est devenu un simple terroir. On signale encore çà et là des vestiges de murs mais l’ensemble a été rendu à la culture, sur des pentes abruptes aménagées en terrasses. Nous ne nous hasarderons cependant pas à supposer une diminution générale du nombre des habitants, les pertes des secteurs ci-dessus pouvant être compensées par des constructions dans le centre, notamment le long de la rue du Marché qui était bordée de jardins en 1553. D’ailleurs on commence à bâtir au sud de la place Saint-Léger et le faubourg de l’Aumônerie s’étend : plusieurs maisons nouvelles sont mentionnées dans la rue du Bas-Bourg, au nord, et entre cette rue et la route de Saint-Martin.

On constate par ailleurs l’aménagement d’un marais situé en ville, à l’est de la rue de la Paix. Ici un canal parallèle à la rue, derrière les maisons, met en relation le ruisseau qui sert de douve avec le Montauban, qu’il rejoint au "pont de Saint-Just". Ce marais, ainsi assaini par une sorte de ceinture d’eau, est occupé partie par des jardins dépendant des maisons contiguës, partie par des prés. Comme les jardins sont soumis au terrage, c’est-à-dire à l’obligation de livrer à l’évêque une partie de la récolte, on a ménagé entre eux et les prés un "chemin des terrages", qui permet l’accès direct au "pressoir du château", situé en Barrières, sur le chemin de la Fontaine, où les terrages sont reçus. Cependant quelques propriétaires ont commencé à recouvrir le canal de constructions ou de cours qui ne doivent pas faciliter l’écoulement des eaux quand les vallées sèches des environs se transforment en torrents qui se ruent dans le ruisseau de la Fontaine.

Les constructions

La maison type est à trois niveaux. Le rez-de-chaussée est le "dessous", qui sert de cellier, de bûcher, de buanderie, de grange, voire d’écurie, et dont une pièce au moins est souvent aménagée en boutique. On accède ainsi à l’étage par ce dessous, de sorte que les degrés extérieurs en pierre sont rares. Les pièces d’habitation sont uniformément appelées chambres, sans distinction d’utilisation : "chambres basses" au rez-de-chaussée mais exceptionnellement, "chambres hautes" à l’étage, avec parfois une antichambre. Ce n’est que dans les grandes maisons qu’on rencontre cuisine, salle et salon. Le niveau supérieur est constitué d’un ou plusieurs greniers. En annexe de la maison on trouve la grange, souvent surmontée d’un fenil, l’écurie presque toujours en même disposition, et le chai appelé "cuvier", avec son pressoir. Beaucoup de propriétaires disposent de jardins d’inégales superficies, le plus souvent derrière leurs maisons.

Aperçu sur les habitants et leurs activités

De vieilles familles en vue, bien implantées localement depuis des siècles, sont encore représentées à la veille de la Révolution : les de Saugé, les Delauzon, les Doré, les Gardemaud, les Le Donné, les Pignonneau... Des noms inconnus en 1553 sont apparus entre temps parmi les notabilités : de Luzines, Demoussault, Germonneau, Fradin, Ledoux... On pourra faire un pointage à l’aide des index.

Le protestantisme, qui a été victime des persécutions, a laissé des traces dans les archives  : des prénoms bibliques, comme Abel, Balthazar, Esther, Melchior..., révèlent une ancienne diffusion dans plusieurs familles, en particulier chez des gens aisés. On signale la saisie d’une maison de la rue du Berry sur une "religionnaire fugitive", Catherine Gardemaud, fille de Balthazar et petite-fille de Jonas. D’autre part, le terrain sur lequel s’élevait le temple, dans la rue du Moulin Saint-Just, a été donné à l’hôpital général de Poitiers qui l’a baillé à rente, en 1687, au chirurgien Pierre Doré, aïeul du notaire Jérôme Ledoux qui le déclare au terrier. Or des Doré de générations antérieures, comme Balthazar et Melchior Doré, qui déclarent respectivement en 1643 et 1645, étaient probablement des religionnaires.

Les listes professionnelles mettent en évidence l’importance de la fabrication de la serge dans l’activité locale : parmi les "hommes" de l’évêque qui exercent un métier manuel, les "sergettiers" l’emportent en nombre, devant les journaliers, les tisserands, les menuisiers, les cordonniers et les maçons. Un moulin à foulon, à la Fontaine, doit assurer une des étapes de la préparation. Cette orientation a été signalée par ailleurs et notre document n’ajoute rien à ce que l’on sait. La tannerie demeure, avec quelques modestes installations sur les ruisseaux, en Barrières et dans la rue de la Paix, malgré la ruine du moulin à tan que le foulonnier de la Fontaine n’a pas réussi à remettre en état. La meunerie n’est guère perceptible, les moulins étant propriété seigneuriale; on relève cependant les noms de trois meuniers : du moulin aux Dames, du moulin de Saint-Just et d’un moulin des Barrières. La culture du chanvre dans les jardins appelés souvent chènevières, entretient le tissage de la toile et la fabrication des cordes qui occupent toujours quelques artisans.

Quant à l’hôtellerie, qui est née du passage d’une voie fréquentée, le grand chemin de Poitiers à Saint-Savin, elle a été perturbée par deux déplacements partiels de cette voie. Depuis l’abandon du pont en ruines, la rue du Port prévaut sur celle de l’Ancien Pont et depuis le passage par les Barrières au détriment de la rue de la Paix, cette dernière a été abandonnée, sans d’ailleurs que la rue des Barrières en ait fait son profit. On ne compte que quatre établissements en 1778-1780, contre cinq en 1553, mais il faudrait peut-être corriger le premier nombre parce que le terrier ne fait connaître qu’occasionnellement les auberges sises hors de la seigneurie de l’évêque. Toujours est-il que les foires et marchés qui se tiennent depuis quelques années sur la place Saint-Léger n’ont apporté aucune modification perceptible à la répartition des établissements. En particulier, "les Trois Rois" et "l’Ecu de France" demeurent dans la rue Faideau et ce sont leurs granges qui donnent sur la place.

La noblesse n’est que faiblement représentée, par des écuyers, qui vivent des revenus de leurs terres ou, anciens soldats, jouissent d’une paisible retraite dans une maison d’héritage. Pierre Louis Mangin de Joumé réside dans la rue de la Paix. Louis Pignonneau occupe, dans la rue des Rampes, une maison appartenant à sa femme. Les frères Jacques et Jean de Chessé, qui ont acquis au service du roi la distinction enviée de chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, sont tous deux installés au carroir Piet, dans des maisons patrimoniales. Le seul autre propriétaire noble est Charles Pallu de Bourneuf, qui est échevin et capitaine des grenadiers de Poitiers, où il demeure, dans la paroisse Saint-Savin; il doit à son épouse, une Germonneau, d’être censitaire de l’évêque à Chauvigny.

Si les écuyers se comptent sur les doigts d’une main, il n’en est pas de même des hommes de loi et des marchands, qui sont nombreux. Les juristes sont des notaires qui cumulent les charges; ils sont en même temps procureurs, contrôleurs, voire huissiers. On en dénombre au moins neuf : Charles Babaud, qui est aussi procureur fiscal de la baronnie, installé au carroir Piet, dans une grande maison appartenant à sa femme; Claude François Bricheteau, le commissaire au terrier, moins bien connu car il n’est pas censitaire de l’évêque; Joseph Chardon, procureur de la baronnie, qui réside lui aussi hors de la seigneurie épiscopale, dans la paroisse Saint-Léger; Jean Doré, procureur de la baronnie et contrôleur, qui habite dans son auberge à l’enseigne de l’"Ecu de France", dans la rue Faideau; Georges Doré, son frère, procureur de la baronnie, qui a reçu en héritage la "maison de Notre-Dame la Piette", au carroir Piet, où il se tient; Henri Fradin, procureur de la baronnie et huissier royal, lointain descendant du greffier de la baronnie en 1553, Guy Begaud, et dont la trisaïeule, Adrienne Asselin, déclarait en 1623 la maison où il habite, dans la rue Saint-Pierre; Marie-Esprit Sylvain Jarriau, greffier de la baronnie, qui a pris à rente sa maison de la rue Faideau; Jérôme Sylvain Ledoux, procureur de la baronnie, descendant de Doré et époux d’une Doré, qui a le choix entre quatre résidences parmi les plus riches de la ville, toutes provenant d’héritages; Louis Tribouillard, procureur de la baronnie, qui est installé dans l’ancienne auberge du Chêne Vert, rue de Châtellerault, dont il partage la propriété avec son frère Michel, chanoine de Saint-Pierre. Peut-être faudrait-il ajouter à cette liste "le sieur" Bouchaud, qui se dit bourgeois, dont la résidence n’est pas indiquée, et Pierre François Fradin, qui n’est désigné que comme "conotaire" de Bricheteau pour le terrier.

Les acteurs du commerce sont plus difficiles à saisir parce que, sous le nom de marchands, on désigne des personnes aux activités diverses : artisans à échoppes, marchands au détail tenant ou non boutique, commerçants en gros, voire hommes d’affaires. On rencontre ainsi les qualifications de marchand boulanger, marchand boucher, marchand fermier, marchand pêcheur, marchand poissonnier... Cependant on s’interroge sur l’occupation de ceux, près d’une vingtaine, qui sont dits marchands sans autre précision. Leur activité mériterait une étude détaillée mais qui est hors de notre propos.

Quoi qu’il en soit, l’ensemble des renseignements fournis par le terrier est d’importance pour la connaissance de Chauvigny, des propriétaires et du régime de la propriété aux XVIIe et XVIIIe siècles. Les filiations précises qui jalonnent le document devraient faire le bonheur des amateurs de généalogie, qui sont nombreux actuellement. Les paroisses sont assez souvent mentionnées. La description des immeubles est faite selon une précision digne des meilleurs actes notariés. Il n’est pas jusqu’aux mesures de superficie qui ne soient mises en évidence; on pourra ainsi trouver une définition de la boisselée de Chauvigny, par référence à la chaînée et au pied. Nous avons réuni dans des index un grand nombre de données susceptibles d’être utilisées pour différentes recherches : index des noms de personnes, index toponymique et topographique, index général.

Présentation de la description topographique

Dans la description topographique qui suit, les immeubles sont regroupés en trois parties  : haute ville, basse ville, hors ville. Ils sont numérotés à l’intérieur de chacune de ces parties : HV 1, HV 2 ... pour la haute ville; BV 1, BV 2 ... pour la basse ville; F 1, F 2 ... pour les faubourgs et les terroirs plus ou moins éloignés. A la suite de ces numéros figurent ceux des déclarations, et, pour chaque déclaration, un numéro d’ordre; ainsi HV 2, 57.3 signifie que l’immeuble HV 2 est décrit dans la déclaration n° 57, 3e partie. Les éléments des déclarations sont présentés selon un ordre constant : description et confrontations; localisation dans la paroisse et le fief, devoir au seigneur sous le nom de cens ou terrage; suite des anciens propriétaires connus; nom, qualité et domicile du déclarant.

Abréviations :

Les montants des devoirs seigneuriaux et des rentes foncières sont exprimés en livres, sous et deniers, qui sont désignés par l, s et d.

 

LA HAUTE VILLE

 

Rue Porte Chevreau est, du nord au sud

HV 1, maison de Louis Audru, avec grange derrière, non déclarée, connue par une confrontation de HV 2 ci-dessous; le propriétaire la prétend mouvante du fief des Puys.

Propriétaires successifs :

- Jean Dupin l’aîné - Marin Bergier - Claude Guillemet, sergent à Archigny

- Louis Audru.

HV 2, 57.3, maison nommée la Sabironnière, consistant en allée, boutique, dessous, cellier par derrière, deux chambres hautes, grenier au dessus, petite cour, cave par le dessous, écurie qui était autrefois une buanderie avec un fenil par dessus, située derrière la grange de la maison de Louis Audru, un petit couloir entre deux, le tout se tenant, joignant par le devant à la rue conduisant du Petit Marché à la porte Chevreau sur main droite, d’un côté aux maison et appartenances de Pierre Caillaud et Aimery Gaignon venues de Jacques Boursault (HV 3), par le derrière au jardin de la maison de François Brouillard et Jean Thévenet venue des Bessonnet (HV 7), et d’autre côté à la maison du dit Audru et à sa grange (HV 1) qui est séparée de l’écurie du déclarant par le petit couloir désigné ci-dessus;

paroisse St-Martial, fief baronnie, cens 4 d.

Propriétaires successifs :

- 1623 : Pierre Caillaud déclare au cens de 4 d - 1645 : un autre Pierre Caillaud déclare -  1646 : Isaac Bernard déclare - 1663 : Pierre Coudreau déclare - les nommés Courtois et Rideau - Mathurin Servouze -Jean Servouze, journalier, fils du précédent

- Jean Servouze, journalier, demeurant paroisse St-Martial, fils et héritier du précédent, déclare pour le terrier au cens de 4 d.

HV 3, 57.2, maison consistant en chambre basse, grenier par dessus, écurie surmontée d’un fenil, petit toit en galerie, petite cour et petit bâtiment en appentis sur la rue, en forme de dessous ou boutique, avec galerie par dessus, l’ensemble joignant par le devant à la rue conduisant du Petit Marché à la porte Chevreau sur main droite, d’un côté à une des maisons de la veuve Macé, venue d’Alexandre Delacroix (HV 4), par le derrière, où sont l’écurie et le toit, aux jardin et maison de Jean Thévenet et François Brouillard venus des Bessonnet (HV  7), et d’autre côté aux maison et cour de Jean Servouze venues de Pierre Coudreau et auparavant d’Isaac Bernard qui était au lieu de Pierre Caillaud (HV 2);

paroisse St-Martial, fief baronnie, cens 2 d dus conjointement et solidairement par deux déclarants.

Propriétaires successifs :

- 1643 : Jacques Boursault déclare au cens de 2 d - 1663 : Marin Robin, Martial Maillofroit, Jean et Michel Boursault frères, déclarent - Marie Langlois, épouse Pierre Caillaud, fille de François Langlois, en possède les 3/5 et François Gaignon, mari de Perrine Mathia, les 2/5

- Pierre Caillaud, laboureur, demeurant au village de Charron, paroisse de St-Pierre-les-Eglises, déclare les 3/5 pour le terrier, comme veuf de Marie Langlois, et Aimery Gaignon, journalier, demeurant paroisse St-Martial, déclare les 2/5, comme fils et héritier de François Gaignon et Perrine Mathia.

HV 4, 57.1, maison réunissant deux anciennes maisons venues respectivement de Louis Doré et d’Alexandre Delacroix, consistant chacune en dessous, deux chambres hautes et grenier par dessus, joignant l’une et l’autre, par le devant, au Petit Marché, la rue conduisant du Grand Marché à la porte Chevreau entre deux sur main droite; celle de Louis Doré, d’un côté et par derrière à une des maisons de Jean Chartier, marchand, venue de Françoise Ducoust (HV 6), celle d’Alexandre Delacroix, d’un côté et par derrière aux cour, grange et écurie d’Aimery Gaignon et Pierre Caillaud venues de Jacques Boursault (HV 3);

paroisse St-Martial, fief baronnie, cens 4 d, 2 d pour chacune.

Propriétaires successifs :

- 1643 : Louis Doré déclare au cens de 2 d pour une maison - 1665 : Alexandre Delacroix déclare au cens de 2 d pour l’autre maison - Pierre Maître, charcutier, possède les deux maisons ci-dessus

- Renée Maître, fille et héritière du précédent, veuve Pierre Macé, boulanger, demeurant paroisse St-Martial, déclare pour le terrier au cens de 4 d, 2 pour chaque ancienne maison.

HV 5 et 6, 54.4 et 54.5, deux maisons contiguës, situées sur le Petit Marché, consistant, la première, venue de Jean Guillot et auparavant de Jean Davy, en dessous ou entrée, petite cave par dessous, chambre haute et grenier au dessus, la deuxième, venue de Françoise Ducoust et de Barthélémy Rat, en boutique en forme d’allée ou dessous, chambre haute, grenier et galetas par le dessus, petite cour, l’ensemble joignant par le devant à la rue conduisant du Grand Marché à la porte Chevreau sur main droite, d’un côté aux maison, cour et jardin de François Brouillard et Jean Thévenet, venus de Michel Bessonnet, maréchal (HV 7), d’autre côté à la maison de la veuve Pierre Macé, boulanger (HV 4), et par le derrière, où est la cour, à l’écurie et à la maison de Pierre Caillaud du village de Charron (HV 3);

paroisse St-Martial, fief baronnie, cens 6 d, savoir pour la première 2 d et pour la seconde 4 d.

Propriétaires successifs :

- Jean Davy alias David pour la première, François Ducoust pour la seconde - 1665 : Jean Guillot déclare pour la première au cens de 2 d et Françoise Ducoust, veuve Pierre Roy, et Anne Mursac, veuve Barthélémy Rat, pour la seconde au cens de 4 d - Paul Lèvre puis Jean Quillet pour la première et (blanc) Caillaud pour la seconde - 1760 : Jacques Ardillaux baille les deux à rente à Jean Chartier, suivant acte passé par Fradin, notaire

- Jean Chartier ci-dessus, marchand, demeurant paroisse St-Martial, déclare pour le terrier au cens de 6 d pour les deux maisons. Pas de mention de rente due.

HV 7, 54.3, maison située au Petit Marché, vis-à-vis celle des Petits Châtelets, la rue ci-après entre deux, consistant en grande allée et dessous, deux chambres hautes, greniers par dessus, petite cour, grange au bout et jardin derrière la grange, d’environ 1/4 ou 1/3 de boisselée, plus une grange avec cave, qui a été autrefois une maison, située au dessous et à côté, en la rue du Laurier, le tout se tenant, joignant d’un bout, par le devant, à la rue conduisant du Grand Marché au Petit et à la porte Chevreau sur main droite, d’un côté à la dite rue du Laurier qui, anciennement, allait à l’église St-Martial, sur main gauche, la grange faisant l’angle des dites deux rues, du même côté, par un angle rentrant, aux cellier, grenier et écurie des sieurs Ardillaux et André Brouillard (HV 8) et aussi au jardin de la dame veuve Germonneau du Charrault de Monts venu de la dame de Boisgigon, mouvant de (blanc) [ce jardin est contigu à sa grange HV 10], et au jardin de la cure de St-Martial, d’autre bout, par le derrière, aux murs de ville et d’autre côté à la maison avec cour de Jean Chartier qui anciennement en composait deux (HV 5 et 6), du même côté à une écurie de la maison de Pierre Caillaud, du village de Charron (HV 3), à la maison de Jean et Pierre Servouze (HV 2) et à celle d’André [sic, pour Louis] Audru (HV 1), "le total des dites maisons pour confrontations prétendues mouvantes de la baronnie";

paroisse St-Martial, fief baronnie, cens 6 d dus conjointement et solidairement par deux personnes désignées ci-dessous.

Propriétaires successifs :

- 1643 : Michel Bessonnet, maréchal, déclare pour une maison, au cens de 4 d - 1665 : Jean Guillot, au lieu de Pierre Boucault, maréchal, déclare pour une autre maison au cens de 2  d - René Bessonnet, huissier royal, fils et héritier de Michel Bessonnet ci-dessus, possède la première maison - Pierre Bessonnet, huissier royal, fils et héritier du précédent, possède les deux immeubles

- François Brouillard, charpentier, demeurant paroisse St-Martial, et Jean Thévenet, sacristain de St-Pierre, demeurant paroisse St-Pierre, faisant tant pour eux que pour leurs cohéritiers, déclarent pour le terrier au cens de 6 d, dus conjointement et solidairement pour les deux immeubles.

Rue du Laurier ouest

HV 8, 54.6, corps de bâtiments, rue du Laurier, tenu partie par Jacques Ardillaux, partie par André Brouillard, consistant la portion d’André Brouillard en dessous, écurie, grenier ou fenil par dessus, petit jardin par derrière, de 1/2 chaînée, le tout joignant d’un côté, par le devant, à la dite rue du Laurier qui anciennement conduisait du Petit Marché à l’église St-Martial, sur main gauche, d’un bout à la grange anciennement en maison de Jean Thévenet et François Brouillard représentant Pierre Bessonnet, auparavant à Pierre Boucault, maréchal (partie de HV 7), d’autre côté, par le derrière, à la maison avec cour et jardin des représentants de Pierre Bessonnet, venus de Michel Bessonnet (autre partie de HV 7), et de l’autre bout aux grange et jardin de la veuve Germonneau du Charrault venus de la dame de Boisgigon (HV 10);

paroisse St-Martial, fief baronnie, cens 4 d, dus conjointement et solidairement par les deux hommes.

Propriétaires successifs :

- 1643 : Louis Moneste déclare l’ensemble au cens de 4 d - Pierre Caillaud et "le sieur Delamazière", procureur à Poitiers, chacun pour une partie - Pierre Caillaud vend à Jacques Ardillaux, entrepreneur

- Jacques Ardillaux, maître entrepreneur, demeurant paroisse St-Pierre, fils et héritier du précédent, déclare pour le terrier

- André Brouillard, marchand, demeurant paroisse St-Martial, déclare pour le terrier comme "étant au lieu du sieur Delamazière".

Note : d’après Françoise Pichon, le petit jardin d’André Brouillard vient de "la demoiselle de Boisgigon" (voir HV 10).

Rue du Laurier est

HV 9, 56.5, maison consistant en dessous, écurie, deux petites chambres hautes, greniers au dessus, joignant d’un côté, par le devant, à la rue du Laurier, anciennement conduisant du Petit Marché à l’église St-Martial, sur main droite, d’un bout à la maison de Jacques Balin venue de Daniel Doré et auparavant de Pierre Caillaud (HV 11), par le derrière à une des maisons de la veuve Girault venue de Balthazar Doré (HV 14) et d’autre bout à la grange de la dame veuve Germonneau du Charrault venue de la demoiselle de Boisgigon (HV 10), qui anciennement faisait partie de la présente maison sous le nom de fondis, mouvante aussi de cette baronnie, ainsi qu’à son jardin aussi venu de la demoiselle de Boisgigon, mouvant, à ce que prétend la dite dame Germonneau, du chapitre de St-Pierre de cette ville;

fief baronnie, cens 2 d, moitié de 4 d dus conjointement et solidairement avec Jacques Balin pour HV 11.

Propriétaires successifs :

- 1623 : Antoine Lepot et Pierre Caillaud déclarent solidairement, le premier pour cette maison, le second pour HV 11, au cens de 4 d - 1643 : un autre Antoine Lepot déclare pour cette maison, celle de la veuve Girault (HV 12) et la grange de la veuve Germonneau (HV  10) qui y ont été réunies, conjointement avec Daniel Doré pour HV 11, au cens de 6 d -  (blanc) Gaudin "au lieu" d’Antoine Lepot - Jacques Ardillaux, entrepreneur, gendre du précédent -  François Gaudin, charpentier

- Jean Paqueteau, journalier, demeurant paroisse St-Martial, déclare pour le terrier au cens de 2 d, moitié de 4 d dus solidairement avec Jacques Balin pour HV 11, plus une rente de 3 l à François Gaudin, une rente de 6 l au "sieur Ardillaux" et une rente de 25 s au chapitre de St-Pierre.

Les deux premières rentes doivent provenir d’un bail fait par Jacques Ardillaux, père du Jacques Ardillaux vivant, à François Gaudin, suivi d’un bail fait par François Gaudin au déclarant.

HV 10, 56.3, grange avec fenil par dessus, anciennement en fondis, située rue du Laurier, joignant par le devant à la dite rue et faisant le fond ou cul-de-sac de celle-ci, qui allait autrefois du Petit Marché à l’église St-Martial mais a été condamnée lors de la construction de la grange, d’un côté au petit jardin d’André Brouillard contigu à son écurie, venu de la demoiselle de Boisgigon (HV 8), qu’elle prétend mouvant du chapitre de St-Pierre, et d’autre côté à la maison de Jean Paqueteau, journalier (HV 9);

paroisse St-Martial, fief baronnie, cens 1 d.

Propriétaires successifs :

- 1643 : Antoine Lepot déclare pour plusieurs articles (voir HV 9) - mademoiselle Pignonneau de Boisgigon - inconnu

- Françoise Pichon, veuve Pierre Germonneau, bourgeois et seigneur du Charrault de Monts, demeurant paroisse St-Martial, déclare pour le terrier au cens de 1 d.

Rue des Puys nord, de la rue du Laurier à la rue St-Martial

HV 11, 56.4, maison consistant en dessous, cave, chambre haute et grenier par dessus, joignant par le devant à la rue conduisant du Grand Marché au Petit sur main droite, d’un côté à la maison de la veuve Girault venue de Jacques Pignon et auparavant de Paul Lefort (HV 12), par derrière à celle de Jean Paqueteau venue d’Antoine Lepot (HV 9) et d’autre côté à la rue du Laurier qui anciennement conduisait du Petit Marché à l’église St-Martial, sur main droite, faisant l’angle ou coin des dites deux rues;

fief baronnie, cens 4 d dus conjointement et solidairement avec Jean Paqueteau pour HV  9, chacun pour une moitié.

Propriétaires successifs :

- 1623 : Pierre Caillaud, tisserand, et Antoine Lepot déclarent solidairement, le premier pour cette maison, le second pour HV 9, au cens de 4 d - 1643 : Daniel Doré déclare pour cette maison, conjointement avec un autre Antoine Lepot pour HV 9 - Pierre Boutet, sergettier -  Jeanne Balin, au jour de son décès veuve Marin Métivier

- Jacques Balin, marchand, demeurant paroisse St-Pierre, frère et héritier de la précédente, déclare pour le terrier au cens de 2 d, moitié de 4 d dus solidairement avec Jean Paqueteau pour HV 9.

HV 12, 47.4, maison située près le Grand Marché, consistant en boutique servant actuellement d’écurie, deux chambres hautes, grenier par dessus, et petite cave, joignant par le devant à la rue conduisant du Grand Marché au Petit sur main droite, d’un côté à la maison de Jacques Balin, marchand (HV 11), et à celle de Jean Paqueteau (HV 9), et d’autre côté à la maison de la dame veuve Germonneau du Charrault de Monts (HV 13);

paroisse St-Martial, fief baronnie, cens 1 d.

Propriétaires successifs :

- Paul Lefort - 1643 : Antoine Lepot déclare pour plusieurs articles (voir HV 9) - 1644 : Jacques Pignon, sergettier, déclare au cens de 1 d - Pierre Pignon, fils du précédent - Catherine Pignon, fille et héritière du précédent, épouse de Fulgent Savigny

- Jeanne Savigny, veuve Charles Girault, journalier, demeurant paroisse St-Martial, fille et héritière des précédents, déclare pour le terrier au cens de 1 d.

HV 13, 56.1, maison consistant en chambre basse, cuisine à côté, cuvier et cave par le derrière, trois chambres hautes et greniers par dessus, joignant par le devant à la rue conduisant du Grand Marché au Petit sur main droite, d’un côté à une des maisons de la veuve Girault, venue de Jacques Pignon, sergettier et auparavant de Paul Lefort (HV 12), par le derrière à l’autre maison de la dite veuve Girault (HV 14) et d’autre côté à la rue conduisant du Grand Marché à l’église St-Martial sur main gauche, et faisant l’angle ou coin des dites deux rues;

paroisse St-Martial, fief baronnie, cens 2 d.

Propriétaires successifs :

- 1663 : Daniel Doré déclare au cens de 2 d - un nommé Caillaud

- Françoise Pichon, veuve Pierre Germonneau, bourgeois et seigneur du Charrault de Monts, demeurant paroisse St-Martial, déclare pour le terrier au cens de 2 d.

Rue Saint-Martial ouest

HV 14, 47.5, maison près l’église St-Martial, consistant en trois dessous, savoir deux petits et un grand, trois petites chambres hautes, deux petits cabinets, grenier par dessus, grange ou ballet, joignant par le devant à la rue conduisant à l’église St-Martial vis-à-vis de celle-ci, sur main gauche, d’un côté à la maison de la dame veuve Germonneau du Charrault de Monts (HV 13), du même côté à son autre maison (HV 12), par le derrière à celle de Jean Paqueteau (HV 9) et d’autre côté au jardin de la dite dame du Charrault venu de la dame de Boisgigon et au cimetière du dit St-Martial, le dit jardin condamnant une ancienne petite rue qui conduisait de la rue du Laurier à l’église St-Martial, laquelle rue du Laurier se trouve aussi condamnée par le dit jardin, n’étant plus qu’une fausse rue pour conduire à une grange (HV 10) que feu M. Germonneau, curé de St-Martial, beau-frère de la dite dame du Charrault, a fait construire sur le côté du dit jardin;

paroisse St-Martial, fief baronnie, cens 1 d.

Propriétaires successifs :

- Balthazar Doré (d’après une confrontation de HV 9) - M. de Chessé, seigneur des Maisons Blanches - le précédent vend à Fulgent Savigny

- Jeanne Savigny, veuve Charles Girault, journalier, demeurant paroisse St-Martial, fille et héritière de Fulgent Savigny, déclare pour le terrier au cens de 1 d, en ajoutant qu’elle n’a pu trouver l’acte d’acquisition par son père, "quelques recherches qu’elle ait pu faire".

Petit Marché

HV 15 et 16, 54.1 et 54.2, corps de bâtiments composé de deux maisons nommées les Petits Châtelets, sur le Petit Marché, formant une île "contourée" par le dit Petit Marché et la rue venant du Grand Marché au Petit :

- la première consistant en petite entrée, chambre basse, chambre haute et grenier par dessus, joignant d’une part à la rue conduisant du Grand au Petit Marché et à la porte Chevreau sur main gauche, d’autre à celle du Grand Marché à la rue de la Grande Ecole descendant à la porte de Châtellerault, sur main droite, et faisant l’angle des dites deux rues, et d’autre à la deuxième maison;

Propriétaires successifs :

- 1663 : André Multeau déclare

- François Brouillard, charpentier, demeurant paroisse St-Martial, déclare pour le terrier, à cause de sa femme Louise Chartier.

- la deuxième consistant en dessous, chambre haute et petit galetas ou grenier par dessus, joignant d’une part à la première, d’autre au placistre du Petit Marché sur lequel passe la rue conduisant de la porte de Sauvion, autrement Augier ou porte Neuve, à la porte Chevreau, d’autre à la rue conduisant du Grand Marché au Petit Marché et à la dite porte Chevreau sur main gauche et d’autre à la rue conduisant du Grand Marché à la rue de la Grande Ecole sur main droite;

Propriétaires successifs :

- Jean Langlois - 1665 : Pierre Verdon, gendre du précédent, déclare - Jean Bournaveau et Marie Roy son épouse

- Pierre Maché, fournier, demeurant paroisse St-Martial, déclare pour le terrier, à cause de sa femme Jeanne Bournaveau, fille et héritière des précédents.

paroisse St-Martial, fief baronnie, cens 4 d dus conjointement et solidairement par les déclarants.

Rue des Puys sud, de haut en bas

HV 17, 47.1, maison consistant en trois dessous, caves par dessous, trois chambres hautes, greniers par dessus, grange, écurie à côté avec fenil par dessus, petite cour par derrière, joignant par le devant à la rue conduisant du Grand Marché au Petit sur main gauche, d’un côté aux maison et jardin de Joseph Balin et Pierre Maître venus de Pierre Gardemaud (HV  18), par le derrière, où est la cour, au plan du Grand Marché, et d’autre côté, où est la grange, également au plan du Grand Marché;

paroisse St-Martial, fief baronnie, cens 2 d.

Propriétaires successifs :

- 1722 : Jacques Gaudin, maréchal, déclare au cens de 2 d - Jean Gaudin, maréchal, fils du précédent

- Jean Bozier, maréchal, demeurant au bourg et paroisse de St-Symphorien de Pouzioux, déclare pour le terrier, à cause de sa femme Madeleine Gaudin, fille et héritière en partie du précédent, au cens de 2 d, plus une rente de 5 s aux bernardins de l’abbaye de l’Etoile à cause de leur maison de la Perchaie, assise sur la grange, l’écurie et la cour.

HV 18, 47.2, maison consistant en deux petites chambres basses, chambre haute, deux greniers, deux petites caves, couloir, deux petites écuries avec fenil par dessus, petite cour et jardin de 1/2 journal par derrière, joignant par le devant à la rue conduisant du Grand Marché au Petit sur main gauche, d’un côté aux maison et cour de Jean Bozier venues de Jacques Gaudin, maréchal (HV 17), par le derrière au Grand Marché et d’autre côté aux maison et jardin de la veuve Girault venus de Jacques Girault (HV 19);

paroisse St-Martial, fief baronnie, cens 2 d.

Propriétaires successifs :

- 1722 : Pierre Gardemaud, marchand, déclare au cens de 2 d - le précédent baille à rente à Jean Yvonnet - Jean Yvonnet cède à Jean Balin - François Balin, vigneron, et Jeanne Balin, épouse de Pierre Maître, vigneron, enfants et héritiers de Jean Balin

- Joseph Balin, marchand, demeurant paroisse St-Pierre, fils et héritier de François Balin ci-dessus, et Pierre Maître, vigneron, demeurant paroisse St-Martial, fils de Pierre Maître ci-dessus et de Jeanne Balin, déclarent ensemble pour le terrier, au cens de 2 d dus conjointement et solidairement, plus une rente seconde foncière non chiffrée au sieur Boutet, marchand sergettier, veuf de (blanc) Gardemaud, fille et héritière de Pierre Gardemaud, marchand.

HV 19, 47.3, maison construite depuis trois à quatre ans, consistant en boutique, chambre basse, grenier sur les deux, petite grange, petit jardin de 1/4 de journal par derrière, joignant d’une part à la rue conduisant du Grand Marché au Petit sur main gauche, d’un côté à l’écurie, cour ou jardin du sieur Germonneau du Charrault venus du sieur Jérôme Ledoux (HV 20), par le derrière au plan du Grand Marché et d’autre côté à la maison commune de Joseph Balin et Pierre Maître venue de Pierre Gardemaud (HV 18);

paroisse St-Martial, fief baronnie, cens 1 d.

Propriétaires successifs :

- 1722 : Jacques Girault, journalier, déclare le tout en jardin, au cens de 1 d - Charles Girault, journalier, fils du précédent

- Jeanne Savigny, veuve du précédent, demeurant paroisse St-Martial, déclare pour le terrier, au cens de 1 d.

HV 20, 56.2, écurie avec fenil par dessus et cour en deux parties, le tout se tenant, qui était autrefois en maison et jardin, situé sur le Grand Marché, joignant par le devant à la rue conduisant du Grand Marché au Petit sur main gauche, d’un côté, par le bas et par le derrière, au dit Grand Marché, et d’autre côté, par le haut, à une petite maison autrefois en jardin de la veuve Girault venue de Jacques Girault, journalier (HV 19);

paroisse St-Martial, fief baronnie, cens 2 d.

Propriétaires successifs :

- Jérôme Ledoux - le sieur Chauvin

- Françoise Pichon, veuve Pierre Germonneau, bourgeois et seigneur du Charrault de Monts, demeurant paroisse St-Martial, déclare pour le terrier au cens de 2 d.

Grand Marché sud

HV 21, bâtiment des héritiers de François Deshouillières, désigné en confrontation de l’article suivant; fief inconnu.

HV 22, 3.8, masure et jardin nommés le château de Gouzon, autrement du Donjon, dans une tour duquel le déclarant a fait construire de petits bâtiments en appentis, environ 1 boisselée en tout, joignant d’un bout à la rue allant de l’église St-Pierre à la porte Brunet sur main gauche, d’un côté à la place publique des marchés et foires de la haute ville, d’autre au bâtiment des héritiers de François Deshouillières (HV 21), d’autre, par le derrière, au cimetière de St-Pierre;

paroisse St-Pierre, fief baronnie.

Clément Gardemaud, maître perruquier, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier, au cens de 11 l 2 d, conformément au bail à lui consenti par M. Delauzon, chargé de pouvoir de l’évêque, passé devant Fradin, notaire, le 27 juin 1777.

Rue des Rampes ouest, de haut en bas

HV 23, maison et jardin de Philippe Deshouillières, désignés en confrontation de l’article suivant; fief inconnu.

HV 24, 28.3, maison au lieu nommé le Donjon et appelée la tour de Sauvion, joignant par le haut et devant au portal de Sauvion, autrement Augier, les fondis sur celui-ci en faisant partie, de deux parts aux maisons du sieur Pignonneau des Brières (HV 25) et d’autre à la maison de Philippe Deshouillières (HV 23), la casemate du dit Donjon entre deux, qui fait partie de la dite tour, et a été réunie à la maison de temps immémorial; consistant en plusieurs chambres basses et hautes, greniers, cave, cellier, cour, jardins en plusieurs terrasses et coteaux en forme de lisière, joignant d’un côté, par le haut, aux maison et jardin du dit Deshouillières ainsi qu’à la rue de la Grande Ecole dans laquelle ils ont une sortie, d’un bout, en forme de pointe, au jardin de la maison de la veuve Grosbout nommée la Bachellerie, venue de Louis Bachellerie et Perrine Vachon sa femme (BV 30), d’autre côté, par le bas, aux jardins de la veuve Grosbout (BV 30), de Pierre Suire venu de Charles Guérin (BV 38), du sieur Métairie de la Groge venu de Daniel Delamazière (BV 42) et à ceux en terrasse du dit Pignonneau et d’autre bout à une des maisons de ce dernier (HV 25) et aux dites tour de Sauvion et casemate ci-dessus; en tout 1 boisselée 1/2;

paroisse St-Pierre, fief baronnie, cens 2 d.

Propriétaires successifs :

- 1645 : Jean Pignonneau, sieur de Boisgigon, comme ayant charge d’Isaac Pignonneau, sieur des Minetières, déclare au cens de 2 d (article 1 de sa déclaration) - 1665 : Isaac Pignonneau, sieur des Minetières, déclare au même cens (article 1 de sa déclaration); le notaire commissaire au terrier ignore si c’est le même que ci-dessus - le sieur et la dame Dutartre - Charles Baret, écuyer, seigneur de Rouvray, et Marguerite de Marans, son épouse -  29 février 1736 : les précédents vendent à Fulgent Texereau, prêtre, chanoine de St-Pierre, suivant acte passé par Germonneau, notaire, au pied duquel sont les quittances des lods et ventes données par l’évêque de Poitiers et M. de Luzines, son fermier, en date du 9 avril suivant -  Madeleine Texereau, soeur et héritière de Fulgent Texereau, épouse de maître Pierre Doré, notaire et procureur

- Jérôme Sylvain Ledoux, notaire et procureur de la baronnie, demeurant paroisse St-Just, déclare pour le terrier, à cause de Marie Doré son épouse, fille et héritière des précédents, au cens de 2 d.

HV 25, 46.1, maison située en la haute ville, au lieu nommé le Donjon, consistant en un grand corps de bâtiments composé de salle et salon en communication, deux cabinets à côté de la salle, trois chambres basses, cuisine, quatre greniers par dessus le tout, deux celliers et caveau, buanderie, deux cours dont l’une en forme de terrasse à l’entrée de la maison, jardin en terrasse faisant face à la dite cour, dans lequel est un cuvier, autre jardin, aussi en terrasse, au devant des croisées de la salle, petite écurie sur la rue entre celle-ci et la deuxième cour, le tout se tenant, joignant d’un côté, par le haut, à la rue conduisant du Petit Marché et du portal Sauvion, autrement Augier, à l’ancien grand château sur main droite, d’un bout, vers le dit château, aux grange, toit et petite cour ou jardin de Jean Gaudin, charpentier (HV 26), d’autre côté, par le bas, où sont les terrasses, aux jardins en coteaux et pentes de la maison du Soleil appartenant à M. le chevalier de Chessé (BV 49) et à ceux de Vincent Rousseau (BV 50), Jean Grateau et autres, les murs des terrasses appartenant au déclarant, et d’autre bout, vers le dit portal Augier, aux jardins et à la maison de maître Jérôme Sylvain Ledoux, notaire, nommée la maison de la tour de Sauvion, venue du sieur Pignonneau des Minetières (HV 24);

paroisse St-Pierre, fief baronnie, cens 3 d.

Propriétaires successifs :

- 1645 : Jean Pignonneau, sieur de Boisgigon, comme ayant charge d’Isaac Pignonneau, sieur des Minetières, déclare deux maisons, chacune au cens de 3 d (articles 2 et 3 de sa déclaration); (voir HV 24 pour l’article 1) - 1665 : Isaac Pignonneau, sieur des Minetières, fait une déclaration identique - le sieur et la dame Dutartre (d’après confrontations de BV 42, 46, 47 et 49) - François Pinault, chevalier, seigneur de Peubert, et Anne de Marans, son épouse -  4 juillet 1757 : les précédents baillent à rente à Jean Berthelot, prêtre, chanoine de St-Pierre, suivant acte passé par Charaudeau, notaire à Poitiers, l’article 2 ci-dessus et partie de l’article 3 en cour, jardins et entrée où il y a quelques restes de bâtiments - 30 juin 1768 : Louis Pignonneau, écuyer, seigneur des Brières, Mérencelle et autres lieux, mari de Radégonde Berthelot, soeur et héritière de Jean Berthelot ci-dessus, amortit la rente seconde foncière de 40 livres due pour raison du bail ci-dessus, à M. Jean Aillocque, échevin à Poitiers, et Jeanne Morillon son épouse, qui sont au lieu de François Pinault, suivant acte passé par de la Badonnière, notaire à Poitiers, à une marge duquel est la quittance des lods et ventes donnée par M. Doré, receveur du chapitre, en date du 29 septembre 1770; en fait, le bail à rente portait sur plusieurs biens et le receveur du chapitre avait perçu les lods et ventes sur l’ensemble, y compris sur ce qui relevait de la baronnie; c’est pourquoi, à une autre marge, est la quittance, en date du 12 mai 1779, donnée par le notaire commissaire au terrier, comme ayant pouvoir de l’évêque et de mademoiselle de Luzines, ci-devant sa fermière, portant décharge envers le dit receveur du chapitre, de la moitié des lods et ventes, ce qui relevait de la baronnie ayant été apprécié à la moitié des biens baillés à rente;

- Louis Pignonneau ci-dessus, demeurant paroisse de St-Pierre, déclare pour le terrier, au cens de 3 d pour l’article 2 des déclarations de 1645 et 1665, et 2 d pour la partie de l’article  3 qu’il détient, plus 7 s au chapitre (partie d’une rente seconde de 10 s due pour l’article 3 des anciennes déclarations).

HV 26, 43.6, grange avec fenil par dessus, petit bâtiment servant de toit au bout du pignon de la grange, petite cour ou jardin en terrasse du côté de la basse ville, tenant d’un côté, vers la basse ville, aux jardins en pentes et coteaux de Jean Grateau, sergettier, et de René Deslauriers, filtoupier, mouvant de (blanc), d’un bout, vers l’ancien grand château, au mur d’entre la basse ville et le Donjon sur lequel est un petit espace faisant un "recoude", où est l’entrée de la dite grange;

paroisse St-Pierre, fief baronnie, cens 1 d.

Propriétaires successifs :

- 1645 : Jean Pignonneau, sieur de Boisgigon, comme ayant charge d’Isaac Pignonneau, sieur des Minetières, déclare au cens de 3 d (article 3 de sa déclaration) - 1665 : Isaac Pignonneau, sieur des Minetières, fait une déclaration identique - François Pinault, chevalier, seigneur de Peubert, et Anne de Marans, son épouse, vendent partie de cet article, en grange, toit et jardin, à Etienne Deshouillières (sans date)

- Jean Gaudin, charpentier, demeurant paroisse St-Pierre, déclare pour le terrier, à cause de sa femme Jeanne Deshouillières, fille d’Etienne Deshouillières ci-dessus, au cens de 1 d, plus 3 s au chapitre (partie d’une rente foncière de 10 s due sur l’article 3 des anciennes déclarations).

HV 27, 60.1, 1 boisselée 1/2 ou environ de jardins bas et hauts en forme de terrasses et coteaux; dans les bas était anciennement une maison appartenant à Jacques Cherbonnier, dont il ne reste plus qu’une cave sous les dits coteaux, sur lesquels a été nouvellement construite par Pierre Ramblère une petite maison en appentis, située au devant des maisons du grand château, au lieu nommé Toulifaut, au dessus du lieu nommé les Pruniers; l’ensemble joignant d’un côté, par le haut, à la rue conduisant de la haute ville au dit grand château sur main droite, laquelle rue passe sur les murs du Donjon séparant la haute ville de la basse, sur lesquels murs la dite maison a été construite, d’un bout, vers le château, à la plate-forme de celui-ci où le dit mur du Donjon forme une section de cercle et où passe la rue de la haute en la basse ville, d’autre côté, par le bas, encore à la dite rue conduisant de la haute ville et du château au carroir Piet de la basse ville, sur main droite, à l’angle ou coin desquels jardins est une des petites tours qui composaient l’ancien portal de la plate-forme du grand château, et d’autre bout à un jardin en terrasse de la maison de Jacques Jacquet et René Chaumont prétendue venue de Vaugis et Delamazière (non déclaré), à prendre un escalier qui est au bas du dit jardin et suivre d’anciens murs qui probablement étaient des murs de maisons et qui soutiennent les dits jardins en terrasses et coteaux, et du même bout, par un angle sortant sur main gauche, au jardin en luzerne et coteaux de Jean Grateau, sergettier, mouvant de (blanc) et au jardin en terrasses et à la grange de Jean Gaudin, charpentier, venus des sieurs Pignonneau des Brières (sic) (HV 26), mouvant de cette baronnie;

paroisse St-Pierre, fief baronnie, cens 5 d dus conjointement et solidairement par les déclarants.

Propriétaires successifs :

- 1644 : Daniel Denizon déclare au cens de 1 d - 1650 : la maison des héritiers de Jacques Cherbonnier, joignant la rue du château au carroir Piet sur la droite, est reconnue mouvante de la baronnie au cens de 4 d, dans une transaction passée entre l’évêque et le seigneur de Touffou qui l’avait incluse dans son dénombrement de 1648

- René Chaumont, maçon, Pierre de Saugé, boucher, à cause de Marie Chaumont, sa femme, faisant tant pour eux que pour Françoise et Marguerite Chaumont, filles mineures, leurs soeurs et belles soeurs, René Deslauriers, filtoupier, Pierre Ramblère, maçon, tous demeurant paroisse St-Pierre, et Jacques Jacquet, tisserand, demeurant paroisse de Lavoux, étant tous par représentation de leurs auteurs au lieu des héritiers de Jacques Cherbonnier et Daniel Denizon, déclarent ensemble et solidairement pour le terrier, au cens de 5 d.

Rue des Rampes est, de haut en bas

HV 28, 43.4, fondis de maison actuellement en jardin, les murs qui marquent les vestiges de la dite maison du côté de la rue étant en petites tours par distances, avec un autre jardin au dessous de celui-ci, qui était le jardin de l’ancienne maison, le mur de terrasse du premier entre deux, en tout 1/2 boisselée, au lieu nommé le Donjon, joignant d’une part à la rue conduisant de l’ancien grand château au portal Augier autrement Sauvion, près le Petit Marché, sur main droite, d’autre, qui est le dernier jardin, de deux parts à la maison avec jardin nommée le Petit Logis, de Marie Becoignée, veuve Jean Deshouillières, venue du sieur Mayaud du Charrault, mouvante de cette baronnie (HV 29), par le dessus à la maison des sieurs Cherbonnier venue de Mathurin Servouze (HV 30);

paroisse St-Pierre, fief baronnie, cens 8 s 10 d.

Propriétaires successifs :

- 1623 : François Pommier et Pierre Demassy déclarent - 1643 : Pierre Vaslet et François Courtois déclarent - 1665 : Pierre Courtois déclare - ensuite la propriété est abandonnée et la maison tombe en ruines - 31 décembre 1727 : l’évêque, qui a repris le bien, baille à rente en l’état ci-dessus à François Chenu, sacristain de St-Pierre, époux de Marthe Galustre, suivant acte passé par Germonneau, notaire - Marie Galustre, nièce et héritière des précédents, épouse d’Eustache Thévenet

- Jean Thévenet, sacristain de St-Pierre, demeurant paroisse St-Pierre, déclare pour le terrier, au nom de sa mère Marie Galustre, veuve Eustache Thévenet, au cens de 8 s 10 d, conformément au bail à rente ci-dessus, plus une rente de 5 s au chapitre.

Les murs présentés comme vestiges d’une maison sont évidemment ceux de l’ancien château de Montléon, que le notaire semble ignorer, le nom de Montléon ne figurant nulle part dans le terrier. En 1623, 1643 et 1665 une maison est construite dans les ruines du château et est ensuite abandonnée.

HV 29, 46.3, maison anciennement nommée la Georgeonnerie et actuellement le Petit Logis, consistant en cellier, deux petites chambres hautes, grenier au dessus, et petit jardin en côté par le haut, en forme de terrasse, contenant environ 1/12 de boisselée, le tout se tenant, la maison joignant d’un côté au jardin en terrasse d’une autre maison de la déclarante (HV 39), entre lesquels maison et jardin devait passer l’ancienne petite rue ou venelle conduisant du cimetière de St-Pierre à la rue du Petit Marché au château, d’un bout, par le bas, à cette dernière rue sur main gauche, d’autre côté au jardin de Jean Thévenet, sacristain de St-Pierre, venu de François Chenu et auparavant de Pierre Courtois qui le tenait de Pierre Vaslet et François Courtois et ces derniers de François Paumier et Pierre Demassy (HV 28), et d’autre bout, par le haut, à l’entrée du dit petit jardin en terrasse et à la dite petite fausse rue conduisant de la rue de l’église St-Pierre au château à la dite petite maison et faisant l’entrée de celle-ci; le jardin joignant d’un bout à la dite entrée, d’un côté au jardin du dit Thévenet venu comme ci-dessus, un petit mur de terrasse entre, d’autre bout au jardin en terrasse et fort élevé au dessus du présent, dépendant de la maison des sieurs Cherbonnier, qui a appartenu à Mathurin Servouze comme étant aux droits de Clément Dorin, chanoine de St-Pierre, et qui auparavant avait appartenu à René Jamet, sieur du Perrat (HV 30), d’autre côté à la maison de la tour de Sauvion actuellement appartenant au dit Thévenet, sacristain, qu’il prétend mouvante de la Motte de Lauthiers (HV 31), du même côté à la grange d’Antoine Penot, meunier, qu’il prétend mouvante de l’Etoile, qui anciennement appartenait à François Dupinier (HV 34), et aussi à la grange du sieur Ledoux venue du sieur Mayaud, qu’il prétend mouvante de l’Etoile (HV 38);

paroisse St-Pierre, fief baronnie, cens 4 d pour cet article et HV 39, 2 d pour chaque article.

Propriétaires successifs :

- 1623 : Adrienne Asselin, veuve Jacques Begaud, greffier de la baronnie, fait une déclaration en plusieurs articles; les deux premiers articles concernent cette maison et la maison HV 39, déclarées chacune au cens de 2 d - 1643 : Fleurent Cartus fait une déclaration identique pour les mêmes maisons - le sieur Mayaud du Charrault (Isaac Mayaud, d’après HV 40) -  messire (blanc) Mayaud de Boislambert - ce dernier baille les deux maisons à rente aux frères Jean et François Deshouillières - ensuite la rente est perçue par Joseph Sylvain de Marans, écuyer, chevalier, seigneur de Saint-Mars - ce dernier la vend à Marie-Anne Rousseau, veuve André Quillet

- Marie Becoignée, veuve Jean Deshouillières ci-dessus, voiturier, demeurant paroisse St-Pierre, faisant comme veuve et mère et tutrice de leurs enfants, déclare les deux maisons pour le terrier, au cens de 4 d en tout, plus une rente seconde de 25 l, pour les deux mêmes articles, due à Marie-Anne Rousseau, veuve André Quillet, qui l’a achetée comme ci-dessus.

A la suite de son analyse des anciennes déclarations, le notaire a fait une remarque qui met en évidence les difficultés qu’il a éprouvées dans l’interprétation des déclarations de ce secteur. Il a eu en mains des déclarations effectuées en 1623, 1643 et 1663, par un certain Mathurin Robin, pour une maison qu’il n’a pu localiser. Il se demande si l’emplacement de cette maison a été englobé dans le jardin dépendant de la Georgeonnerie ou dans celui de Jean Thévenet ci-dessus (HV 28), attendu la ruine générale des maisons postérieurement à 1665.

Au sud de l’église Saint-Pierre, de l’ouest à l’est

HV 30, maison aux sieurs Cherbonnier, avec jardin en terrasse, désignée en confrontation de HV 28 et HV 29; fief inconnu.

Propriétaires successifs :

- René Jamet, sieur du Perrat - Clément Dorin, chanoine de Saint-Pierre - Mathurin Servouze.

HV 31, maison de la tour de Sauvion, à Jean Thévenet, sacristain de St-Pierre, qu’il prétend mouvante de la Motte de Lauthiers, désignée en confrontation de HV 29.

 

Impasse nord-sud, côté ouest

HV 32, bâtiment dit le Palais, désigné implicitement en confrontation de HV 35 : "place du Palais"; il s’agit du siège de la justice baronniale, appelé aussi "l’Audience".

HV 33, maison d’Antoine Penot, meunier, venue d’André Santerre, mentionnée en confrontation de HV 35, mouvante de (blanc).

HV 34, grande grange dite grange de l’Etoile, à Antoine Penot, meunier du moulin aux Dames, qu’il prétend mouvante de la seigneurie de la Perchaie qui est du domaine de l’abbaye de l’Etoile, avec petite cour devant qui obstrue un ancien passage entre l’église St-Pierre et la rue dite actuellement des Rampes, désignée en confrontation de HV 29 (comme ayant appartenu à François Dupinier) et de HV 37.

Rue Saint-Pierre ouest

- entre l’église Saint-Pierre et l’impasse Saint-Pierre

HV 35, 55.1, maison en appentis, consistant en dessous, deux chambres hautes, grenier par dessus et petit jardin à côté, sur la place ci-après, contenant environ 4 chaînées, clos de petits murs, le tout se tenant, joignant par le devant à la rue conduisant du grand château à l’église St-Pierre sur main gauche, d’un côté à la maison de François Thévenet venue de Pierre Cartus au lieu de Charles Vaugis (HV 36), par le derrière à partie de la maison d’Antoine Penot, meunier, venue d’André Santerre (HV 33), mouvante de (blanc) et d’autre côté, où est le jardin, à la place du Palais, autrement de l’église St-Pierre, anciennement le plan du cimetière de St-Pierre;

fief baronnie, cens 5 s 2 d, dus conjointement et solidairement par les déclarants.

Propriétaires successifs :

- Mathurine Cornoueille, veuve Pierre Guérin, tisserand - 1664 : Jean Rideau déclare au cens de 5 s 2 d - François Deshouillières - Honoré Deshouillières, soldat, fils et héritier du précédent - Hubert Bouchaud, prêtre et chanoine - ensuite partage en deux entre les héritières du précédent : les soeurs Marguerite et Marie-Anne Boyer d’une part, Marie-Jeanne Bouchaud d’autre part

- Pierre Gazeau, marchand, demeurant paroisse St-Just, déclare pour le terrier pour une moitié, à cause de son épouse Marguerite Boyer, faisant tant pour eux que pour Jean Doré, notaire et contrôleur, à cause de Marie-Anne Boyer son épouse

- Pierre Berthonneau, marchand, demeurant aussi paroisse St-Just, déclare pour l’autre moitié, à cause de sa femme Marie-Jeanne Bouchaud.

HV 36, 55.2, maison consistant en dessous, deux chambres hautes, greniers par dessus, joignant d’un côté à la maison des sieurs Gazeau et Berthonneau venue de Jean Rideau et auparavant de Pierre Guérin, tisserand (HV 35), par le devant à la rue conduisant du grand château à l’église St-Pierre sur main gauche, d’autre côté à la maison de Jean Gaudin, charpentier, à cause de Jeanne Deshouillières, sa femme, venue de Charles Vaugis, chirurgien, et auparavant d’Esther Jouineau, veuve Antoine Vigier (HV 37), mouvante de cette baronnie, et par le derrière à la cour de la maison d’Antoine Penot, meunier du moulin aux Dames (HV  33), dans laquelle cour passait anciennement une petite rue entre la maison ci-dessus déclarée et la grange nommée la grange de l’Etoile, appartenant au dit Penot (HV 34), qu’il prétend mouvante de l’abbaye de l’Etoile à cause de la Perchaie;

fief baronnie, cens 4 d.

Propriétaires successifs :

- 1623 : Esther Jouineau, veuve Antoine Vigier, déclare au cens de 4 d - 1646 : Charles Vaugis, chirurgien, déclare au même cens, puis baille à rente à Pierre Cartus - veuve et héritiers de Pierre Cartus - Etienne Deshouillières

- François Thévenet, sergettier, demeurant à la Trimouille, déclare pour le terrier à cause de Marie Deshouillières sa femme, fille et héritière du précédent, au cens de 4 d.

HV 37, 43.5, maison, au lieu nommé le Donjon, consistant en grange ci-devant en écurie, sur la rue, avec fenil par dessus, chambre basse, cellier, trois chambres hautes, deux petits greniers sur deux des dites chambres, joignant par le devant à la rue conduisant de l’église St-Pierre au grand château sur main droite, d’un côté à la maison de François Thévenet, sergettier, demeurant à la Trimouille, à cause de sa femme Marie Deshouillières, venue d’Etienne Deshouillières et auparavant de Pierre Cartus comme la tenant à rente de Charles Vaugis qui la déclara à la baronnie avec la présente (HV 36), d’autre, par le derrière, à une grande grange nommée la grange de l’Etoile actuellement possédée par Antoine Penot, meunier du moulin aux Dames (HV 34), une petite cour dépendant de la dite grange entre deux, dans l’emplacement de laquelle passait anciennement une petite rue ou venelle allant de l’église St-Pierre à la rue du grand château au Petit Marché, les dites grange et cour mouvantes de la seigneurie de la Perchaie qui est du domaine de l’abbaye de l’Etoile, du même côté à une grange de Jérôme Sylvain Ledoux, notaire et procureur de la baronnie, venue d’Isaac Mayaud, sieur du Charrault (HV 38), mouvant de (blanc) et d’autre côté à la cour de la maison de Marie Becoignée, veuve Jean Deshouillières, venue de Fleurent Cartus qui était au lieu de dame Adrienne Asselin, veuve Jacques Begaud (HV 39), mouvante de cette baronnie, une petite venelle entre deux, sur main droite, pour aller à la grange du dit sieur Ledoux (HV 38) et au Petit Logis de la dite veuve Deshouillières aussi venu de la dite veuve Begaud (HV 29);

paroisse St-Pierre, fief baronnie, cens 2 d.

Propriétaires successifs :

- 1623 : Esther Jouineau, veuve Antoine Vigier, déclare au cens de 2 d - 1646 : Charles Vaugis, chirurgien, déclare au même cens - 1664 : Charles Vaugis, chirurgien, déclare (le commissaire au terrier ignore si c’est le même que ci-dessus) - (blanc) Deshouillières - Etienne Deshouillières, messager de Chauvigny à Limoges, fils et héritier du précédent, mari de Renée Roy

- Jean Gaudin, charpentier, demeurant paroisse St-Pierre, déclare pour le terrier, à cause de sa femme Jeanne Deshouillières, fille et héritière en partie des précédents, au cens de 2 d, plus une rente de 3 l 4 s au chapitre.

Il est probable que Etienne Deshouillières est le même que celui de l’article précédent et que Marie et Jeanne Deshouillières sont ses filles qui se sont partagé les deux maisons contiguës. Cependant on ne voit pas clairement comment les Deshouillières ont acquis les deux maisons parce que les indications du terrier sont fragmentaires pour l’une et l’autre.

 

 

- impasse Saint-Pierre nord

HV 38, grange à Jérôme Sylvain Ledoux, notaire, venue d’Isaac Mayaud, sieur du Charrault, prétendue mouvante de l’abbaye de l’Etoile, désignée en confrontation de HV 29, HV  37 et HV 39.

- de l’impasse Saint-Pierre au grand château

HV 39, 46.2, maison, au lieu nommé le Donjon, devant et vis-à-vis le petit château anciennement nommé le château d’Harcourt, qui sert actuellement de prison, la rue ci-après entre deux, consistant en petite boutique, deux petits celliers, deux écuries, fenil, grange, cour en laquelle est une galerie (sous laquelle il y a eu un pressoir) et était anciennement un colombier, jardin en terrasse par le derrière des bâtiments, contenant environ 1/3 de boisselée, avec un puisard ou citerne, le tout se tenant, joignant par le devant à la rue conduisant de l’église St-Pierre à l’ancien grand château sur main droite, d’un côté à la maison avec cour et jardin de Jacques Coulon, marchand sellier, venue de Michel Bouchaud qui représentait François Rat, chevecier du chapitre de St-Pierre, fils et héritier de Michel Rat qui était au lieu de Pierre Texier (HV 40), mouvante de cette baronnie, au bas et angle duquel jardin du dit Coulon est une cave voûtée actuellement presque fondue qui lui appartient, tenant par le derrière du jardin en terrasse à la rue conduisant du Petit Marché et du portal Augier ou de Sauvion au dit ancien grand château sur main gauche, et d’autre côté à la maison de la Georgeonnerie, présentement nommée le Petit Logis (HV 29), et à une fausse rue conduisant à la dite maison de la Georgeonnerie, qui, suivant les anciennes obéissances, passait entre le jardin en terrasse ci-dessus et la même maison, conduisant du cimetière de St-Pierre à la rue du Petit Marché au château; au-delà de cette fausse rue sont une grange venue du sieur Mayaud, appartenant actuellement à Jérôme Sylvain Ledoux, notaire de cette baronnie (HV 38), qu’il prétend mouvante de l’abbaye de l’Etoile à cause de la seigneurie de la Perchaie, et la maison de Jean Gaudin, charpentier, comme représentant Charles Vaugis, chirurgien, et venue d’Esther Jouineau, veuve Antoine Vigier (HV 37), mouvante de cette baronnie;

fief baronnie, cens 4 d avec la maison de la Georgeonnerie (HV 29), 2 d pour chaque article.

Marie Becoignée, veuve Jean Deshouillières, voiturier, demeurant paroisse St-Pierre, déclare pour le terrier. Pour les propriétaires successifs, voir HV 29.

Note : Le colombier existe en 1637; il est dit alors "de feue dame Adrienne Héthelin". Il est désigné en confrontation d’une "grange et cave au Donjon", qui tient "à la grange de l’Etoile" (ci-dessus HV 34) et "par le devant à la ruette du Charretiou" (Tranchant, Notice sommaire, p. 200-201). Cette grange doit être HV 38.

HV 40, 43.2, maison au lieu du Donjon, devant le château d’Harcourt actuellement nommé le petit château, la rue ci-après entre deux, consistant en boutique, cellier par derrière, dessous, deux chambres hautes, cabinet, grenier sur le cabinet et les chambres, petite cour, jardin en terrasse de 1/4 de boisselée, le tout se tenant, joignant par le devant et d’un côté, en arrondissant, à la rue conduisant de l’église St-Pierre à l’ancien grand château sur main droite, d’autre côté à la maison avec jardin en terrasse de Marie Becoignée comme veuve de Jean Deshouillières, venue d’Isaac Mayaud du Charrault (HV 39), mouvante de cette baronnie, et d’autre, par le derrière du jardin, à la rue conduisant du grand château au portal Auger ou de Sauvion sur main droite, ledit jardin faisant l’angle en arrondissant des dites deux rues, et dans lequel, sur la dernière rue, est une cave voûtée au déclarant, de laquelle il ne reste plus que partie de la voûte pour vestiges, au bas et dans le mur de terrasse du jardin;

paroisse St-Pierre, fief baronnie, cens 5 s pour cet article et le jardin HV 49.

Propriétaires successifs :

- 1623 : Pierre Texier, tisserand, déclare la maison au cens de 2 d et le jardin au cens de 5  s 1 d - Michel Rat - François Rat, chevecier du chapitre de St-Pierre, fils et héritier du précédent - 1722 : Michel Bouchaud déclare au cens de 6 d seulement, pour les deux immeubles -  Anne Bouchaud, fille et héritière du précédent, épouse de Pierre Hilairet, serrurier

- Jacques Coulon, marchand sellier, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier, à cause de sa femme Anne Renée Hilairet, fille et héritière des précédents, au cens de 5 s.

Rue Saint-Pierre est

- partie haute du Lusset

HV 41, jardin de la cure de St-Pierre, désigné en confrontation de l’article suivant et dont l’entrée est contiguë à celle de la terre qui fait l’objet de cet article.

HV 42, 27.6, terre en roches et coteaux, située au lieu appelé Lusset, au-dessous du Grand Marché de la haute ville, contenant 1/4 de boisselée, joignant d’un côté au jardin de la cure de St-Pierre (HV 41), d’autre au jardin de René Bertrand venu de (blanc) Servouze (HV  43) et à celui de Jean Thévenet, sacristain de St-Pierre (erreur pour Jean Gaudin, charpentier), héritier ou représentant de Pierre Bessonnet (HV 44), le sentier descendant du Haut Marché aux prés Mayaud entre, sur main gauche, d’un bout, par le haut, à la rue conduisant de l’église St-Pierre à la porte Brunet sur main droite, un petit terrain vague servant d’aisance pour l’entrée du dit jardin et de celui de la cure entre, et d’autre bout, par le bas, au dit sentier sur main gauche, à l’endroit où il fait un "recoude" et joint le coin ou angle du dit jardin de la cure;

paroisse St-Pierre, fief de l’Age, cens 12 d, conformément au bail à rente ci-dessous.

Propriétaires successifs :

- 1714 : l’évêque baille à rente à Pierre Charaudeau - Charles Charaudeau, huissier audiencier à Poitiers

- Jean Martineau, marchand, demeurant paroisse St-Pierre, déclare pour le terrier, comme mari de Marie Charaudeau, fille et héritière en partie du précédent, au cens de 12 d.

HV 43, 45.1, coteaux et roches, partie en jardin, partie en vigne, de 1/3 de boisselée, au lieu nommé le Lusset, autrement la Clouterie, au-dessous de la tour et des jardins de Gouzon, joignant d’une part, par le haut, à la rue de l’église St-Pierre à la porte Brunet sur main droite, d’autre au sentier ou ruisseau nommé le Lusset descendant du Grand Marché de la haute ville aux prés Mayaud sur main droite, d’autre, par le bas, au jardin et râteaux de Jean Gaudin, charpentier, au lieu de René Bessonnet (HV 44), un sentier conduisant au jardin en coteaux de la chevecerie du chapitre de St-Pierre entre deux, sur main droite, et d’autre aux jardin et râteaux de M. de Luzines, chantre du chapitre, comme acquéreur des héritiers Jean Brossé (HV  45), qu’on croit être de ce fief, de toutes parts les murs entre, à un angle ou coin duquel jardin, par le haut, vers le Grand Marché, est une place à fumier au déclarant, joignant le dit sentier ou ruisseau du Lusset;

paroisse St-Pierre, fief de l’Age, cens 20 s 1 d pour cet article et F 47, conformément au bail à rente ci-dessous.

Propriétaires successifs :

- 1726 : l’évêque et Guy Mayaud, seigneurs du fief de l’Age, baillent à rente cet article et F 47 à Jean Servouze et Françoise Couvrard sa femme - 30 novembre 1769 : Jean Servouze, journalier, fils des précédents, fait un échange, suivant acte passé par Doré, notaire (le nom du nouveau propriétaire n’est pas mentionné par le notaire; il s’agit probablement de Pierre Blanchard qui suit) - Pierre Blanchard et Marque Deshouillières sa femme

- René Bertrand, journalier, demeurant paroisse St-Pierre, déclare pour le terrier à cause de sa femme Marque Blanchard, fille et héritière des précédents, au cens de 20 s 1 d pour les deux articles.

HV 44, 43.7, petit jardin en coteaux et terrasse, contenant 1/8 de boisselée, au lieu nommé le Lusset autrement la Clouterie, joignant d’un côté, par le bas, à une petite litre de jardin à René Bertrand, journalier, mouvante de ce fief (F 47), un petit sentier pour aller aux vignes en râteaux des Bessonnet, qui sont aussi de ce fief (F 46), entre, sur main droite, d’un bout aux dites vignes, d’autre côté, par le haut, à un autre jardin et râteaux de René Bertrand venu de Jean Servouze et Françoise Couvrard sa femme (HV 43), aussi du dit fief, le petit chemin ou sentier du jardin en râteaux de la chevecerie entre, sur main gauche, d’autre bout au sentier ou ruisseau nommé le Lusset conduisant du Grand Marché de St-Pierre aux prés Mayaud, sur main droite;

paroisse St-Pierre, fief de l’Age, cens 1 d, faisant partie de 4 d dus avec les dits Bessonnet pour raison de leurs vignes ci-dessus données pour confrontations.

Propriétaires successifs :

- 8 janvier 1748 : René Bessonnet, sellier, vend plusieurs héritages, dont cet article, à Etienne Deshouillières, messager de Chauvigny à Limoges, suivant acte passé par Caillon, notaire à Saint-Maixent

- Jean Gaudin, charpentier, demeurant paroisse St-Pierre, déclare pour le terrier, au cens ci-dessus, à cause de sa femme Jeanne Deshouillières, fille et héritière d’Etienne Deshouillières ci-dessus et de Renée Roy.

- du Lusset au grand château

HV 45, jardin et râteaux appartenant à M. de Luzines, chantre du chapitre, comme acquéreur des héritiers Jean Brossé; article non déclaré, désigné en confrontation de HV 43 et F  46; le notaire mentionne qu’on le croit faire partie du fief de l’Age.

HV 46, maison et jardin de la chantrerie du chapitre, en face du chevet de l’église St-Pierre, désignés en confrontation de HV 47 qui suit.

HV 47, 43.1, maison au lieu nommé le Donjon, appelée la maison de Bavouhet, consistant en buanderie et écurie à gauche d’un porche d’entrée, chambre basse à droite du porche, donnant sur la rue, et fenil sur le tout, cour, trois chambres basses à feu au fond de la cour, avec chacune leur grenier par dessus, deux celliers et un cuvier avec son pressoir au dessous des chambres, un autre cellier sous la première chambre, et, au dessous de la maison et à l’orient de celle-ci, un jardin en trois terrasses contenant environ 1/3 de boisselée, le tout se tenant, joignant par le devant à la rue conduisant de l’église St-Pierre à l’ancien grand château sur main gauche, d’un côté à la maison et au jardin de Jérôme Sylvain Ledoux, notaire et procureur, venus d’Isaac Mayaud (HV 48), mouvants de la baronnie, d’autre côté aux maison et jardin de la chantrerie du chapitre de St-Pierre (HV 46), et, par le derrière, vers l’orient, où est le jardin, aux jardins de la chevecerie du dit St-Pierre qui sont actuellement en râteaux, lequel dit jardin étant soutenu par ses murs de terrasses;

paroisse St-Pierre, fief baronnie, cens 2 d.

Propriétaires successifs :

- 1623 : Adrienne Asselin, veuve Jacques Begaud, greffier de la baronnie, déclare au cens de 2 d - 1643 : Jeanne Begaud, fille des précédents, déclare au même cens, avant son mariage avec René Berthonneau - Marie Berthonneau, fille des précédents, épouse de Marin Langlois, notaire et huissier royal - Marie-Anne Langlois, fille des précédents, épouse Antoine Fradin, notaire royal et procureur de la baronnie

- Henri Fradin, notaire et procureur de la baronnie et huissier royal, demeurant paroisse St-Pierre, fils et héritier en partie des précédents, déclare pour le terrier au cens de 2 d.

Ce dernier déclare aussi que, suivant les anciennes déclarations, il y a une petite partie de la maison qui meut du chapitre de St-Pierre, qui était une étude en 1623 et un fondis en 1643.

HV 48, 28.4, maison nommée la Grande Maison, sise près le petit château qui sert actuellement de prison, consistant en chambres basses et hautes, grenier, salle, salon, cellier, cave, dessous en espèce de grange, avec des jardins en terrasses dans le coteau, qui sont actuellement en prés, et, en outre, les anciennes douves ou fossés du dit petit château, qui sont actuellement comblées et mises au niveau de la rue ci-après et du côté de celles-ci, le tout se tenant et contenant ensemble environ 3 boisselées, joignant d’une part, par le haut, qui est d’un bout, à la rue conduisant des grand et petit châteaux au Grand Marché sur main droite, les douves du côté de cette rue joignant la porte d’entrée du dit petit château, d’un côté au mur de celui-ci et, au dessous du même petit château, aux coteaux anciennement en jardins et actuellement en terre labourable qui sont du domaine de la baronnie, un buisson entre deux qui fait partie des jardins du déclarant, au bas desquels jardins est une porte de sortie sur le chemin de St-Savin, d’autre bout, par le bas, au dit chemin conduisant de la porte Coppin des Barrières à St-Savin, sur main gauche, et d’autre côté à la terre en forme de terrasse, qui est en vigne et râteaux, de Jacques Ardillaux, entrepreneur (F 38), au jardin en terrasse du chevecier de St-Pierre et au jardin et à la maison d’Henri Fradin, huissier royal, qui, par représentation de ses auteurs, est au lieu de René Berthonneau (HV 47);

paroisse St-Pierre, fief baronnie, cens 5 s 6 d pour la maison et les jardins et 5 s 1 d pour les douves, soit 10 s 7 d pour l’ensemble.

Propriétaires successifs :

- 1643 : Isaac, Aimery et Judith Mayaud déclarent au cens de 5 s 6 d pour la maison et les jardins - 1709 : l’évêque baille les douves à rente à Louis Guy Mayaud, écuyer, seigneur du Charrault, au cens de 5 s 1 d - Louis Demoussault, chevalier, seigneur de Brétigny, neveu et héritier de Louis Guy Mayaud - 22 avril 1732 : le précédent vend à Georges Ledoux et Marie Doré son épouse, suivant acte passé par Fradin, notaire

- Jérôme Sylvain Ledoux, notaire et procureur de la baronnie, demeurant paroisse St-Just, fils et héritier des précédents, déclare pour le terrier au cens de 10 s 7 d pour l’ensemble maison, jardins et douves, plus, pour raison d’environ 1/4 de boisselée de pré dans les bas des dits coteaux et en faisant partie, formant un carré et faisant un angle sortant des dits coteaux au dessous des terrasses de la chevecerie, y joignant d’une part, d’autre à la dite vigne en coteaux du sieur Ardillaux, d’autre au chemn de St-Savin et d’autre au surplus des dits coteaux, une rente annuelle de 9 s au chapitre de St-Pierre dont il ignore la qualité.

HV 49, 43.3, jardin contenant environ 1/3 de boisselée, joignant d’une part au mur de la tour du petit château, d’autre au mur de cour de l’ancien grand château, d’autre à la rue conduisant de l’église St-Pierre au dit grand château, sur main gauche, et d’autre à l’entrée du dit petit château, sur main droite, des deux dernières parts les murs entre appartenant au déclarant;

fief baronnie, cens 5 s pour cet article et la maison HV 40. Pour la suite des propriétaires, voir HV 40.

Jacques Coulon, marchand sellier, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier au cens ci-dessus.

 

LA BASSE VILLE

 

Rue de la Grande Ecole sud, au bas de la rue

BV 1, 6.8, jardin fermé de murs, de 1 journal de bêcheur, situé près la porte de Châtellerault, joignant d’un côté au jardin de Pierre Berthonneau venu de Pierre de la Saulaye (BV  4), d’autre à celui de Jean Durand, scieur de long, dépendant de la maison des Trois Cheminées (BV 26), d’un bout au jardin de la communauté des dames religieuses de St-François et d’autre aux murs de ville de la rue de la Grande Ecole, entre lesquels et le jardin passait anciennement un chemin de 3 à 4 pieds de largeur qui fait actuellement partie du dit jardin;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 2 d.

Propriétaires successifs :

- 1623 : Laurent et Pierre Joly déclarent au cens de 2 d - Laurent Gardemaud - 8 mars 1732  : Pierre Gardemaud, marchand, fils et héritier du précédent, baille à Joseph Gazeau, marchand sellier, ce jardin et la maison BV 66, à la rente seconde foncière de 12 l, suivant acte passé par Germonneau, notaire, contrôlé le 22 du même mois - Anne Gardemaud, fille et héritière de Pierre Gardemaud pour la rente, femme de Pierre Boutet, sergettier

- Joseph Gazeau ci-dessus, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier, au cens de 2 d, plus la rente de 12 l assignée sur ce jardin et la maison BV 66, qu’il paie à Pierre Boutet, sergettier, à cause de feue Anne Gardemaud sa femme, plus une rente de 45 s au sieur Doré, héritier de François Gélin, chanoine (d’origine non indiquée), plus une rente de 15 s à la dame veuve Mayaud du Charrault (sic) (d’origine non indiquée).

Rue de Châtellerault ouest

BV 2, 1.1, tour de la porte, couverte de tuiles courbes, boutique en dessous et voûte par le dessus, joignant à la grange de François Bertault qui a été bâtie sur le mur de la ville et à l’entrée du jardin du dit Bertault au lieu de la veuve Moreau;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 25 s 1 d, dus par les déclarants conjointement et solidairement pour les deux tours de la porte.

Propriétaires successifs :

- 25 mai 1726 : Claude de Luzines, fermier général de la baronnie, baille à Sylvain Cherpentier et Françoise Nibaudeau sa femme, veuve (blanc) Courtois, au devoir de 25 s 1 d, les deux tours de la porte, suivant acte passé par Germonneau, notaire, contrôlé à Chauvigny le 8 juin suivant - Marie Cherpentier, fille de François et nièce de Sylvain ci-dessus, d’une part, et Pierre Courtois, époux de Marie Quicherant, d’autre part

- Marie Cherpentier ci-dessus, veuve Pierre Courtois, cordier, en son nom et comme tutrice de Marie-Anne Courtois, sa fille mineure, et François Courtois, cordonnier, Maurice Courtois, cordier, tous demeurant paroisse St-Léger, et Marin Courtois, cordier, demeurant paroisse St-Pierre, faisant tant pour eux que pour les autres enfants et héritiers de Pierre Courtois et Marie Quicherant ci-dessus, déclarent collectivement pour le terrier, au cens de 25 s 1 d pour les deux tours.

Rue de Châtellerault est, de la porte à la rue Faideau

BV 3, 1.1, tour de la porte, couverte de tuiles courbes, petite chambre en dessous et espèce de galetas au dessus, joignant aux murs de la ville et au jardin de Pierre Berthonneau (BV  4), entre laquelle tour et le dit jardin passait anciennement une petite rue qui est actuellement condamnée, ayant été annexée à la tour, sur 6 pieds de large à son entrée du côté de la rue de Châtellerault;

paroisse St-Léger, fief baronnie; pour le cens, voir BV 2.

Marie Cherpentier, veuve Pierre Courtois, cordier, et autres déclarent pour le terrier (voir BV 2).

BV 4, 1.2, maison et appartenances, consistant en boutique ouvrant sur la rue, chambre haute à faire feu au dessus, grenier au dessus, antichambre par derrière, galerie sur l’antichambre et cellier au dessous, cuvier près de la maison, autre petite boutique au devant, ouvrant aussi sur la rue, le tout couvert de tuiles courbes, et jardin renfermant la maison de deux parts, le tout contenant environ 2 journaux, joignant par le derrière au jardin de Joseph Gazeau, galochier, au lieu de Laurent et Pierre Joly (BV 1), d’un bout à une maison avec jardin des dames religieuses de St-François actuellement habitée par le desservant des dites dames, d’autre bout aux murs de ville et à la tour appartenant aux Courtois (BV 3);

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 7 d, savoir 4 d pour la maison et 3 d pour le jardin.

Propriétaires successifs :

- 1623 : Jean Alagille déclare la maison au cens de 4 d et Pierre de la Saulaye, cordier, déclare le jardin au cens de 3 d - 1643 : les mêmes déclarent aux mêmes cens - Nicolas Berthonneau, procureur

- Pierre Berthonneau, chamoiseur, demeurant paroisse St-Léger, fils et héritier du précédent, déclare pour le terrier au cens de 7 d.

BV 5, propriété des dames religieuses de St-François, désignée en confrontation de BV 4 ci-dessus et BV 6 ci-dessous; les jardins sont mentionnés d’autre part en confrontation de : -  jardin BV 1 (6.8) à Joseph Gazeau - jardin de BV 22 (11.2) à Hilaire Quillet - jardin de BV  23 (11.3) à Louis Rousseau, "le mur entre" - jardin de BV 24 (11.4) à Jean Hilairet à cause de sa femme Marie Renée Delaunay, une petite venelle entre, qui dépend du jardin de Louis Rousseau et a sa sortie dans la rue Pouzillard - jardin de BV 26 (53.1) à Jean Durand.

BV 6, 10.5, maison située en la rue de Châtellerault, consistant en boutique, cellier, deux chambres hautes, deux greniers par dessus, joignant d’un côté à une maison venue de Catherin Patreau actuellement réunie à la communauté des dames religieuses de St-François, d’autre à la rue ou venelle du Clos conduisant à un puits commun anciennement nommé le puits de la Goupille et à la porte d’entrée (en porte bâtarde) du jardin du sieur Delauzon (BV 19) qui l’a condamnée en partie, laissant la dite maison sur main gauche en allant au dit puits qui est d’autre part au bout du jardin de Pierre Moreau, tailleur (BV 7), et auquel le déclarant a droit de puiser de l’eau, d’un bout, par le devant, à la dite rue de Châtellerault, et d’autre, par le derrière, à un emplacement vague et en jardin venu du dit Patreau, qui fait actuellement partie du renfermé et jardin de la dite communauté de St-François, le mur entre;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 1 d.

Propriétaires successifs :

- 1665 : Blaise Amillet déclare au cens de 1 d - 23 juillet 1704 : les chanoines de St-Hilaire-de-la-Celle de Poitiers baillent à Pierre Godet, à la rente seconde foncière de 3 l, suivant acte passé par Rullier, notaire à Poitiers - 28 janvier 1719 : Pierre Godet cède à Etienne Pâquier, tisserand, suivant acte passé par d’Arbé, notaire à Poitiers

- Jacques Pâquier, aussi tisserand, demeurant paroisse St-Léger, fils et héritier en partie d’Etienne Pâquier ci-dessus, déclare pour le terrier au cens de 1 d, plus la rente seconde foncière de 3 l ci-dessus due aux chanoines de St-Hilaire-de-la-Celle de Poitiers.

BV 7, 10.4, maison située en la rue de Châtellerault, consistant en boutique, cellier, deux chambres hautes, grenier par dessus, petit jardin de 1/4 de journal, joignant d’un côté à la rue ou venelle du Clos actuellement condamnée par le jardin du sieur Delauzon (BV 19) et faisant partie de celui-ci, sur main droite, d’autre aux maison, cour, grange et jardin de Jeanne Herpin, veuve Jean Gazeau (BV 8), les murs entre, d’un bout, par le devant, à la dite rue de Châtellerault et faisant l’angle ou coin des dites deux rues, d’autre bout, par le derrière, en forme de pointe dans laquelle est le puits commun anciennement nommé le puits de la Goupille, à l’angle sortant qui forme une litre de jardin que Jeanne Herpin, veuve Jean Gazeau, possède en commun avec Jacques Coulon, hôte du Dauphin (BV 8 et 9), le mur entre deux;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 2 d.

Propriétaires successifs :

- 1663 : André Multeau déclare au cens de 2 d - Me Godefroy Cochepin - 10 mars 1699 : le précédent cède à Louis Martinet, journalier, suivant acte passé par Lévêque et Cherbonnier, notaires - 23 mars 1703 : Louis Martinet ci-dessus cède à Jean Moreau, boucher et sa femme Marie Multeau, suivant acte passé par Germonneau, notaire

- Pierre Moreau, tailleur d’habits, demeurant paroisse St-Léger, fils et héritier des précédents, déclare pour le terrier au cens de 2 d, plus une rente de 9 l à madame Charles Deperfide et M. de "Lezes", de Montmorillon, par moitié, et une rente de 3 l à M. Filleau des Groges comme héritier de M. Mayaud.

BV 8 et 9, 10.2 et 10.3, deux maisons contiguës, situées en la rue de Châtellerault, consistant l’une en boutique, plusieurs chambres hautes sur la boutique, greniers au dessus, l’autre en dessous, grange et autres appartenances, petite cour commune sans division, jardin au bout également sans division, d’environ 1 journal, le tout se tenant, joignant par le derrière au jardin du sieur Delauzon venu de plusieurs personnes (BV 19), le mur entre, d’un côté à la maison, jardin et appartenances des filles et héritières de Jean Richard, boulanger (BV  10), les murs entre, d’autre à la maison et jardin de Pierre Moreau, tailleur, venue d’André Multeau (BV 7), les murs entre, et, par un angle sortant du jardin qui renclave celui de Pierre Moreau, à l’entrée du jardin du sieur Delauzon qui est par une porte bâtarde et a été construite dans la rue nommée la venelle du Clos qui est actuellement condamnée et fait partie du jardin du dit sieur Delauzon, et, par le même endroit, au puits commun qui est dans le bout et pointe ou angle du jardin du dit Moreau, qui anciennement était nommé le puits de la Goupille, auquel les déclarants ont droit de puiser de l’eau;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 6 d dus conjointement et solidairement par les déclarants.

Propriétaires successifs :

- 1665 : Balthazar Herpin déclare pour l’ensemble au cens de 6 d - Jean Herpin, fils et héritier du précédent - Jeanne Herpin, fille et héritière du précédent, épouse de Jean Gazeau, d’une part, et Catherine Herpin, également fille et héritière du précédent, épouse de Jacques Coulon, d’autre part

- Jeanne Herpin ci-dessus, veuve Jean Gazeau, déclare pour le terrier, conjointement avec Jacques Coulon ci-dessus, marchand aubergiste du Dauphin, faisant comme père et tuteur de ses enfants et de feue Catherine Herpin ci-dessus, l’un et l’autre demeurant paroisse St-Léger, au cens de 6 d, plus une rente de 7 s à l’abbé et aux religieux bernardins de l’Etoile à cause de leur maison de la Perchaie.

BV 10, 2.2, maison consistant en dessous avec four, deux chambres hautes au dessus, grenier par dessus, cour, cellier, toit à cochons, jardin contenant 1/2 journal, le tout se tenant, joignant d’un côté à la grange et jardin ci-dessous aux déclarantes (BV 11), entre lesquels jardins sont des vestiges d’ancien mur, d’autre côté à la maison et jardin de Jacques Coulon, héritier de Jean Herpin à cause de feue Catherine Herpin sa femme (BV 9), les murs entre, d’un bout, par le derrière, au jardin du sieur Delauzon (BV 19), le mur entre qui est au dit sieur, et d’autre, par le devant, à la rue de Châtellerault;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 1 d.

Propriétaires successifs :

- 1723 : Jean Richard, boulanger, et sa femme Françoise Tribouillard déclarent au cens de 1 d

- Jeanne, Françoise et Marie Richard, filles majeures et héritières en partie des précédents, demeurant paroisse St-Léger, déclarent pour le terrier, au cens de 1 d.

BV 11 et 14, 2.1, maison, appartenances et dépendances, où anciennement pendait pour enseigne le Chêne Vert, ouvrant par deux porches ou grandes portes, l’un dans la rue de Châtellerault, l’autre dans la rue Faideau, actuellement divisée en deux parties :

- l’une appartenant aux demoiselles Richard, consistant en petit bâtiment composé d’un dessous avec cellier et buanderie, deux chambres hautes couvertes de tuiles, grange ou cellier et jardin par derrière contenant 1 journal, joignant d’une part au porche, cour et puits de la partie de la maison appartenant aux sieurs Tribouillard, d’autre aux maison et appartenances des dites demoiselles ci-dessus (BV 10), d’autre à un bâtiment ou écurie de Jean Charanton (BV 16), d’autre au jardin du sieur Delauzon (BV 19) et d’autre au jardin des dites demoiselles ci-dessus (BV 10), des vestiges d’un ancien mur entre eux;

- l’autre appartenant aux sieurs Tribouillard, consistant en plusieurs chambres basses et hautes à faire feu, grenier au dessus, caves au dessous, cellier, écurie, commodités, greniers à mettre foin, les deux porches, cour avec petit jardin en forme de plate-bande et puits et autres aisances, joignant à la maison nommée la Saunerie appartenant au sieur de Lussac, au lieu de Joseph Bidaud (BV 12), d’autre à celle de Clément Gardemaud, perruquier, au lieu de Pierre Germonneau (BV 13), d’autre à la maison de François Pâquier (BV 15), d’autre à celle de Jean Charanton (BV 16), d’autre à la petite maison nommée le Petit Appartement et grange en forme de cellier des demoiselles Richard ci-dessus, toutes les maisons ci-dessus étant mouvantes de la baronnie;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 6 d.

Propriétaires successifs :

- André Santerre (pour la partie donnant sur la rue Faideau, BV 14) - 1722 : Guillaume de Cressac, marchand, déclare au cens de 6 d - 3 avril 1728 : Catherine Larcher, veuve et commune en biens du précédent, vend à Pierre Tribouillard, marchand de fers, et Charlotte Vaugis, son épouse, suivant acte passé par Germonneau, notaire, contrôlé le 7 du même mois, au pied duquel est la quittance des lods et ventes donnée par M. de Luzines, fermier de la baronnie, le 9 novembre suivant - Françoise Tribouillard, épouse de Jean Richard, boulanger, héritière en partie des précédents

- Jeanne, Françoise et Marie Richard, filles majeures et héritières en partie des précédents, demeurant paroisse St-Léger, et les frères Louis Tribouillard, notaire et procureur de la baronnie, demeurant paroisse St-Léger, et Michel Tribouillard, prêtre, chanoine de St-Pierre, enfants et héritiers en partie de Pierre Tribouillard, marchand de fers, et Charlotte Vaugis, ci-dessus, déclarent conjointement pour le terrier, au cens de 6 d dus solidairement, savoir 2 d pour les filles Richard et 4 deniers pour les fils Tribouillard, plus une rente de 33 l sur la portion appartenant aux filles Richard, due aux sieurs Belleau, avocat au Blanc, et Rondeau, demeurant à Poitiers, à cause de (blanc) Certau sa femme. L’origine de cette rente n’est pas indiquée.

Rue Faideau nord

- de la rue de Châtellerault à la rue Pouzillard

BV 12, 3.1, maison au carroir Trilloton, consistant en boutique, chambre au dessus, grenier sur la chambre, chambre basse derrière la boutique, desservie par un couloir, et petit bâtiment bas en prolongement de la chambre basse, nommé la Saunerie, consistant en cellier et autres appartenances, le tout se tenant, joignant d’une part à la rue allant du carroir Piet au carroir Trilloton sur main droite, d’autre à celle allant du carroir Trilloton à la porte de Châtellerault, aussi sur main droite, d’autre à la maison du Chêne Vert aux sieurs Tribouillard venue du sieur de Cressac (BV 11) et d’autre à la maison de Clément Gardemaud venue de François Delacroix, maréchal (BV 13), la dite maison faisant l’angle ou coin des dites deux rues au dit carroir Trilloton;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 12 d.

Propriétaires successifs :

- 1723 : Joseph Bidaud déclare au cens de 12 d

- Louis de Lussac, marchand épicier, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier, au cens de 12 d, au nom des enfants issus de son mariage avec feue (blanc) Bidaud, fille et héritière en partie du précédent.

BV 13, 3.2, maison au carroir Trilloton, consistant en boutique, quatre chambres hautes et trois dessous en forme de celliers, joignant par le devant à la rue allant du carroir Piet au dit carroir Trilloton à main droite, d’un côté à la maison du sieur de Lussac (BV 12), d’autre côté et par le derrière à la maison du Chêne Vert (BV 14 et 11);

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 2 d.

Propriétaires successifs :

- 1645 : François Delacroix, maréchal, déclare au cens de 2 d - Pierre Germonneau, notaire et procureur - 14 juin 1752 : Marie-Angélique Germonneau, fille et héritière du précédent, vend à Clément Gardemaud, suivant acte passé par Chardon, notaire, au pied duquel est la quittance des lods et ventes en date du 4 août suivant

- Clément Gardemaud ci-dessus, maître perruquier, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier au cens de 2 d.

BV 14, partie de la maison du Chêne Vert (voir BV 11), désignée en confrontation de BV  13 ci-dessus, avec couloir ou porche désigné en confrontation de BV 15 ci-dessous.

BV 15, 59.1, maison consistant en boutique, dessous par derrière, chambre haute, grenier par dessus, joignant par le devant à la rue de St-Léger, d’un côté au couloir ou porche de la maison du Chêne Vert appartenant aux sieurs Tribouillard, venue d’André Santerre (BV 14), par le derrière à une partie de la maison du dit Chêne Vert mouvant de cette baronnie, d’autre côté à la maison de Jean Charanton venue de François Texereau, apothicaire, qui était au lieu d’Eustache Roy (BV 16);

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 2 d.

Propriétaires successifs :

- 1643 : Pierre Denizon déclare au cens de 2 d - 1663 : un autre Pierre Denizon, marchand, déclare au même cens - Pierre Germonneau, notaire - le sieur Germonneau, curé de St-Martial, fils et héritier du précédent

- François Pâquier, cordonnier, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier, au cens de 2 d, comme étant aux droits du précédent.

BV 16, 59.2, maison consistant en boutique, chambre basse par derrière, cave sous cette dernière, deux chambres hautes, greniers par dessus, petite cour, buanderie, grange ou écurie avec grenier ou fenil par dessus, joignant par le devant à la rue de St-Léger, d’un côté à la maison de François Pâquier venue de Pierre Denizon (BV 15) et à partie de la maison du Chêne Vert aux sieurs Tribouillard, venue d’André Santerre (BV 14), mouvant de cette baronnie, par le derrière au jardin de la maison des demoiselles Richard qui appartenait anciennement au dit Santerre (BV 11), aussi mouvant de cette baronnie, et d’autre côté à la maison de Pierre Minot venue de Pierre Cherbonnier et de Daniel Daguier, apothicaire (BV  17);

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 6 d.

Propriétaires successifs :

- Eustache Roy, chirurgien - 1645 : François Texereau, apothicaire, déclare au cens de 6  d - 25 février 1728 : Pierre Texereau, prêtre, chanoine de Saint-Pierre, et autres enfants et héritiers du précédent (sic) vendent à Jean-Baptiste Vezou, dit Peguien, et Jeanne Charanton, sa femme, suivant acte passé par Germonneau, notaire, au pied duquel est la quittance des lods et ventes donnée par M. de Luzines, fermier de la baronnie, le 2 mars suivant

- Jean Charanton, sellier, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier au cens de 6  d, comme héritier de Jean-Baptiste Vezou dit Peguien et Jeanne Charanton sa femme, ci-dessus.

BV 17, 59.3, maison consistant en boutique, dessous ou cellier par derrière, deux chambres hautes, grenier par dessus, petite cour et grange en appentis, joignant par le devant à la rue de St-Léger, d’un côté à la maison de Jean Charanton venue de François Texereau, apothicaire, et auparavant d’Eustache Roy, chirurgien (BV 16), par le derrière au jardin des demoiselles Richard venu de Santerre (BV 11), et d’autre côté aux grange et jardin de l’auberge de l’Ecu appartenant à Me Jean Doré, notaire et contrôleur, venus de Jean Forget (BV 18), que le dit sieur Doré prétend mouvants du fief de (blanc);

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 3 d.

Propriétaires successifs :

- 1623 : Daniel Daguier, apothicaire, déclare au cens de 3 d - 1623 : Pierre Cherbonnier, notaire, et son fils Pierre déclarent une maison contiguë au cens de 5 d - 1644 : Pierre Cherbonnier, notaire, déclare pour les deux maisons au cens de 3 d (sic) - Pierre Cherbonnier, fils du précédent - Louise Texereau - Jacques Boursault

- Pierre Minot, chapelier, demeurant au faubourg de l’Aumônerie, paroisse de St-Pierre-les-Eglises, déclare pour le terrier au cens de 3 d, comme veuf de Françoise Boursault, fille du précédent.

BV 18, grange et jardin de l’Ecu de France, appartenant à Jean Doré, notaire et contrôleur, venus de Jean Forget, désignés en confrontation de BV 17 ci-dessus, comme mouvants du fief de (blanc).

BV 19, maison et jardin au sieur Delauzon, subdélégué, au lieu de Pierre Delauzon, désignés en confrontation de BV 20 et BV 21 ci-dessous;

fief non indiqué; le jardin, qui "vient de plusieurs personnes", est nommé d’autre part en confrontation de BV 8 à BV 11; il s’étend jusqu’à la venelle du Clos qu’il a absorbée à son extrémité, laissant cependant libre accès au puits commun appelé anciennement puits de la Goupille.

BV 20, 3.4, maison en la grande rue, consistant en boutique, chambre au dessus, grenier au dessus de la chambre, joignant d’une part à la dite grande rue conduisant du carroir Piet à celui de Trilloton sur main droite, d’autre à la maison du sieur Delauzon (BV 19), d’autre et par le derrière à celle de Charles Courtois, fils de Mathurin Courtois, actuellement à Louis Cherbonnier, veuf de Catherine Courtois (BV 21);

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 1 d.

Propriétaires successifs :

- 1723 : Pierre Brissault, tailleur, déclare au cens de 1 d - Laurent Brissault, fils du précédent - 26 juin 1764 : Jean Girault, menuisier, et Madeleine Brissault, sa femme, fille du précédent, vendent à Clément Gardemaud, maître perruquier, suivant acte passé par Doré, notaire, contrôlé et insinué le 2 juillet suivant, au pied duquel est le reçu des lods et ventes en date du 26 janvier suivant

- Clément Gardemaud ci-dessus, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier au cens de 1 d.

BV 21, 11.1, maison en la grande rue, consistant en boutique, deux dessous, trois chambres hautes, grenier au dessus, deux petites cours, cellier, fenil au dessus, jardin de 1/4 de boisselée, joignant d’un côté à la maison de Clément Gardemaud, perruquier, au lieu de Pierre Brissault, tailleur (BV 20), d’autre à celle de Hilaire Quillet, sergettier, à cause de Françoise Richard sa femme (BV 22), d’un bout, par le devant, à la dite grande rue conduisant du carroir Piet à celui de Trilloton sur main droite, et d’autre, par le derrière, aux maison et jardin du sieur Delauzon, subdélégué, au lieu de Pierre Delauzon (BV 19);

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 2 d.

Propriétaires successifs :

- 1722 : Mathurin Courtois déclare au cens de 2 d - 19 décembre 1761 : Charles Courtois, fils du précédent, baille à la rente de 20 l, à Louis Cherbonnier, marchand, suivant acte passé devant Germonneau, notaire à Chauvigny, contrôlé et insinué au dit Chauvigny le 28 du même mois par le dit Germonneau - (blanc) Courtois, héritière de Charles Courtois ci-dessus pour la rente, femme de Jean Martineau - Jeanne Martineau, fille et héritière des précédents pour la rente, femme de Jean Chambert

- Louis Cherbonnier ci-dessus, demeurant paroisse St-Léger, veuf de Catherine Courtois, déclare pour le terrier au cens de 2 d, plus la rente seconde foncière de 20 l à Jean Chambert ci-dessus.

Remarque : Jean Chambert, marchand, a bien épousé une fille Martineau mais appelée Marie et fille de Marie Roquet.

BV 22, 11.2, maison située dans la grande rue, consistant en boutique, deux celliers, trois chambres hautes, greniers au dessus, petite cour et jardin de 1/2 boisselée, joignant d’un côté à la maison, cour et jardin du sieur Cherbonnier venus de Mathurin Courtois (BV 21), les murs entre, d’autre aux maison, cour et jardin de Louis Rousseau à cause de Radégonde Richard sa femme, venus de Pierre Gardemaud (BV 23), les murs mitoyens entre, excepté entre les dits jardins qui sont sans séparation, d’un bout, par le devant, à la dite grande rue conduisant du carroir Piet à celui de Trilloton sur main droite, et d’autre, par le derrière du jardin, au jardin des dames religieuses de St-François, les murs entre;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 2 d.

Propriétaires successifs :

- François Roy - 30 mai 1768 : Louise Roy, fille du précédent, baille à la rente de 30 l, à René Richard et Pétronelle Gardemaud, sa femme, suivant acte passé par du Châteigner, notaire à Poitiers, à une marge duquel sont les quittances des lods et ventes de l’argent déboursé, données par M. Jolivard, faisant pour l’évêque, en date du 23 janvier suivant, et par mademoiselle de Luzines, fermière de la baronnie, en date du 28 du dit mois

- Hilaire Quillet, sergettier, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier au cens de 2 d, à cause de sa femme Françoise Richard, fille et héritière en partie de René Richard et Pétronelle Gardemaud ci-dessus, plus la rente de 30 l à Louise Roy ci-dessus, plus une rente de 10 l d’origine non indiquée, aux héritiers du sieur Villard demeurant à Lussac-le-Château.

Le notaire a laissé en blanc l’emplacement prévu pour une déclaration ancienne.

BV 23, 11.3, maison située dans la grande rue, consistant en boutique, cellier, deux chambres hautes, greniers au dessus, petite cour, grange et jardin de 1/4 de boisselée, joignant d’un côté aux maison, cour et jardin d’Hilaire Quillet (BV 22), les murs mitoyens entre, excepté entre les dits jardins qui sont sans séparation, d’autre aux maison, cour et jardin du sieur Hilairet à cause de la demoiselle Delaunay sa femme, les murs entre, venus de René Bruneau, sieur de la Touche (BV 24), d’un bout, par le devant, à la dite grande rue conduisant du carroir Piet à celui de Trilloton sur main droite, et d’autre, par le derrière du jardin, à celui des dames religieuses de St-François, le mur entre, ayant droit de puiser de l’eau au puits qui est dans le mur mitoyen séparant les deux jardins du déclarant et du sieur Hilairet;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 1 d.

Propriétaires successifs :

- 1723 : Pierre Gardemaud, boucher, déclare au cens de 1 d - Pétronelle Gardemaud, fille du précédent, femme de René Richard

- Louis Rousseau, sergettier, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier au cens de 1 d, à cause de Radégonde Richard, sa femme, fille et héritière en partie des précédents.

BV 24, 11.4, maison située dans la grande rue, consistant en dessous, cellier, deux chambres hautes, grenier au dessus, petite cour, écurie avec fenil au dessus, petit jardin dont partie sert actuellement d’emplacement de fumier, joignant d’un côté à la maison, cour et jardin de Louis Rousseau à cause de Radégonde Richard sa femme, venus de Pierre Gardemaud (BV  23), d’autre à la maison, cour et aisances de Pierre Courtois, huilier, qui est enclavée dans le coin de celle-ci (BV 25), et, du même côté et derrière la maison de Courtois, à la rue Pouzillard allant de la dite grande rue à celle de la Grande Ecole, sur main gauche, d’un bout, par le devant, à la dite grande rue conduisant du carroir Piet à celui de Trilloton sur main droite, et d’autre, par le derrière, à une petite rue ou venelle qui est entre les dits jardins et celui des dames religieuses de St-François, qui dépend du jardin du dit Rousseau et a sa sortie dans la dite rue Pouzillard, de même que le sieur Hilairet, déclarant, a sa sortie dans la rue Pouzillard, qui lui est propre;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 1 d.

Propriétaires successifs :

- 1723 : René Bruneau, sieur de la Touche, déclare au cens de 1 d - 20 juillet 1755 : Jacques Doré et Marie Bruneau, son épouse, et autres enfants et héritiers du précédent, vendent à Marguerite Grivet, suivant acte passé par Brissonnet, notaire à Bonnes, au pied duquel sont les quittances des lods et ventes données par l’évêque et Marot de Luzines, sa fermière, en date du 7 novembre suivant - 20 décembre 1757 : Pierre Bruneau, chirurgien, fils et héritier pour un quart de René Bruneau ci-dessus, vend à la même, suivant acte passé par Chardon, notaire, au pied duquel sont les quittances des lods et ventes des 26 novembre 1759 et 2 janvier 1760 - Marie Renée Delaunay, fille et héritière en partie de Louis Delaunay et Marguerite Grivet ci-dessus

- Jean Hilairet, chirurgien, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier au cens de 1 d, à cause de Marie Renée Delaunay ci-dessus, son épouse, aussi comparante.

BV 25, 11.5, maison en la grande rue, consistant en boutique, deux dessous, huilerie, trois chambres au dessus, trois greniers au dessus des chambres, puits dans l’huilerie, petite cour et écurie, joignant d’un côté à la maison du sieur Hilairet, chirurgien, et la demoiselle Delaunay, son épouse, venue de René Bruneau, sieur de la Touche (BV 24), d’autre à la rue Pouzillard, d’un bout, par le devant, à la dite grande rue, et d’autre, par le derrière, au "recoude" de la dite rue Pouzillard;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 1 d.

Propriétaires successifs :

- le sieur Georges Ledoux baille à la rente de 15 l, à Pierre Courtois, huilier

- Pierre Courtois, huilier, demeurant paroisse St-Léger, fils majeur de Pierre Courtois ci-dessus, déclare pour le terrier au nom de son père, au cens de 1 d, plus la rente de 15 l également ci-dessus due au sieur Ledoux, notaire, fils et héritier du bailleur.

Le notaire a laissé en blanc les espaces prévus pour marquer une ancienne déclaration et la date du bail à rente.

Rue Pouzillard , en haut à gauche

BV 26, 53.1, corps de bâtiments nommé la maison des Trois Cheminées, consistant en trois chambres basses, chambres hautes, greniers, celliers, jardin par derrière et à côté, en tout 1 boisselée 1/2, tenant d’un côté, par le devant, à la rue Pouzillard, d’un bout, par le haut, aux murs de ville de la rue de la Grande Ecole, d’autre côté au jardin de Joseph Gazeau, sellier, mur entre deux (BV 1), d’autre bout, vers le bas, au jardin de la communauté des dames de St-François, un mur entre;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 1 d.

Propriétaires successifs :

- 1646 : François de Lussac, tisserand, déclare au cens de 1 d - Louis de Lussac, fils du précédent - Marc Ardon, vigneron - Marie Ardon, épouse Jean Giraudeau, et Georges Ardon, enfants du précédent - Renée et Marie Giraudeau, filles de Jean Giraudeau et Marie Ardon et Anne Ardon, fille de Georges Ardon

- Jean Durand, scieur de long, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier, à cause de sa femme Marie Giraudeau ci-dessus, et pour Anne Ardon ci-dessus, demeurant à Poitiers, fille majeure

- François Thévenet, marchand mercier, demeurant paroisse St-Léger, déclare en même temps, à cause de sa femme Renée Giraudeau ci-dessus tous les trois en commun et solidairement, au cens de 1 d, plus une rente de 18 l due à (blanc) Rousseau, cordonnier, à cause de sa femme, fille de Louis de Lussac ci-dessus (erreur probable du notaire qui n’a d’ailleurs pas mentionné l’acte d’arrentement qui a fait passer la propriété des de Lussac aux Ardon).

Rue Faideau nord

- de la rue Pouzillard à la venelle des caves de la Roche

A partir d’ici sont plusieurs maisons non déclarées, parce que hors du fief de la baronnie.

BV 27, maison, cour et jardin à Charles Pallu de Bourneuf, venus de Denesle, mouvants de la seigneurie d’Artiges, désignés en confrontation de BV 28 et BV 29 qui suivent.

BV 28, 14.1, cave située sous le jardin de la demoiselle Delaunay, veuve Germonneau des Braudières (BV 29), joignant par son entrée à la cour de la maison du déclarant et dépendant de cette maison qu’il a déclarée mouvante d’Artiges (BV 27), et des autres parts au jardin de la demoiselle Delaunay;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 2 d.

Propriétaires successifs :

- 1664 : Marie Forent, veuve Pierre Denesle, sieur de la Faye, déclare au cens de 2 d -  Hiérôme Germonneau, notaire et procureur fiscal de la baronnie

- Charles Pallu de Bourneuf, écuyer, conseiller du roi, échevin et capitaine des grenadiers de la ville de Poitiers, y demeurant paroisse de St-Savin, déclare pour le terrier, à cause de sa femme Thérèse Germonneau, fille et héritière du précédent.

BV 29, 14.2, maison en la grande rue, comprenant plusieurs chambres basses et hautes, greniers par dessus, celliers, buanderie, écurie et fenil par dessus, avec cour et jardin en terrasses et coteaux d’environ 1 boisselée, joignant d’un côté aux maison, cour et jardin de la veuve Nicolas Grosbout venus de Louis Bachellerie et auparavant des Voix (BV 30), d’autre aux maison, cour et jardin du sieur Pallu qu’il déclare mouvants d’Artiges et venus de Denesle (BV 27), d’un bout, par le devant, à la grande rue conduisant du carroir Piet à celui de Trilloton sur main droite, et d’autre, par le derrière et haut des dits coteaux, aux murs de ville de la rue de la Grande Ecole en laquelle le jardin a une sortie; sous une partie du jardin, par le bas, est la cave du sieur Pallu (BV 28);

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 6 d.

Propriétaires successifs :

- 1663 : Suzanne Boumard, veuve Pierre Doré, déclare au cens de 6 d - Georges Augustin Durand, procureur à Poitiers et Anne de Lauge, son épouse - 24 décembre 1748 : les précédents vendent à Jean René Germonneau des Braudières, notaire, procureur et contrôleur de Chauvigny, suivant acte passé par Charaudeau, notaire à Poitiers, contrôlé le 29 par Regnault, au pied duquel est la quittance des lods et ventes donnée par Choquien et Marot de Luzines, héritier et fermier de M. de Foudras, évêque de Poitiers, en date du 3 février 1752

- Marie Marguerite Delaunay, veuve de l’acquéreur, demeurant par St-Léger, déclare pour le terrier au cens de 6 d.

BV 30, 14.3, maison en la grande rue, consistant en dessous, cellier, cave, deux chambres hautes, greniers par dessus, buanderie, galerie sur une écurie, un fenil sur un cuvier réservé par le sieur Pallu bailleur, cour, jardin en terrasses et coteaux d’environ 1 boisselée, le tout se tenant, joignant d’un côté aux maison, cour et jardin de la demoiselle Delaunay, veuve Germonneau, venus de Suzanne Boumard (BV 29), d’autre aux maison, cour et jardin de la demoiselle Daux (BV 31) et à la maison de Raimpault (BV 36), le tout venu de Fleurent Cartus, et par le même côté, par un angle sortant sur main droite, renclavant la maison du dit Raimpault, au jardin de Pierre Suire, serrurier, venu de Charles Guérin, boucher (BV 38), d’un bout, par le devant, à la dite grande rue conduisant du carroir Piet à celui de Trilloton sur main droite, et d’autre, par le derrière et haut des dits coteaux, aux murs de ville de la rue de la Grande Ecole;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 1 d.

Propriétaires successifs :

- Pierre Voix, marchand, époux de Jeanne Drouillard - Gabriel et Isaac Voix, cordonniers, enfants et héritiers des précédents - 1723 : Louis Bachellerie déclare au cens de 1 d -  Gervais Vachon - Perrine Vachon, fille du précédent, épouse Me Hiérôme Germonneau -  Thérèse Germonneau, fille et héritière des précédents, épouse Charles Pallu de Bourneuf -  29 avril 1774 : les précédents baillent à rente à Françoise Macé, veuve Nicolas Grosbout, suivant acte passé par Bouchaud, notaire à Chauvigny, contrôlé et insinué le 30 par Doré

- Françoise Macé ci-dessus, demeurant par St-Léger, déclare pour le terrier, au cens de 1  d, dû conjointement et solidairement avec Charles Pallu de Bourneuf, plus une rente de 60  l à ce dernier en conformité avec le bail ci-dessus.

BV 31, 14.4, maison en la grande rue, consistant en deux dessous qui sont un cellier et un bûcher, deux chambres hautes, grenier par dessus, avec petite cour et petit jardin de 1/4 journal de bêcheur, joignant d’un côté aux maison, cour et jardin de Françoise Macé, veuve Nicolas Grosbout, venus de Louis Bachellerie (BV 30), d’autre à la maison et aux appartenances de (blanc), veuve Aimery Roy, venues de (blanc) (BV 32), d’un bout, par le devant, à la dite grande rue conduisant du carroir Piet à celui de Trilloton sur main droite, et d’autre, par le derrière, au pignon de la maison anciennement en écurie, de Georges Raimpault (BV  36), qui a été séparée de la maison de la déclarante suivant bail à rente mentionné pour BV 36, et encore au jardin de la dite Macé, veuve Nicolas Grosbout, qui la renclave par un coin ou angle;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 6 d avec maison BV 36.

Propriétaires successifs :

- 1643 : Fleurent Cartus déclare au cens de 6 d - 25 janvier 1735 (sic) : Fleurent Cartus vend à Jean Herpin, suivant acte passé par Germonneau, notaire à Chauvigny, contrôlé à Chauvigny le 5 février suivant, au dos duquel sont les quittances des lods et ventes données par l’évêque et de Luzines, fermier de la baronnie, en date des 25 et 27 mars suivants - François Gazeau - François Gazeau, fils du précédent - Françoise Gazeau, fille du précédent, épouse Joseph Jouhet, chapelier - les précédents vendent à Henri Daux, chevalier, seigneur de Chaumont - 29 janvier 1737 (sic, erreur certaine du notaire) : Marie Daux, fille et héritière du précédent, baille à rente BV 36 à Sylvain Raimpault, suivant acte passé par Germonneau, notaire, contrôlé à Chauvigny le (blanc)

- Marie Daux ci-dessus, fille majeure, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier au cens de 6 d, dus conjointement et solidairement avec Georges Raimpault pour BV 36.

Cette suite présentée par le notaire ne semble pas entièrement crédible.

BV 32, 49.1, maison sise rue de St-Léger, consistant en boutique, dessous, deux chambres hautes, greniers par dessus, joignant par le devant à la dite rue conduisant du carroir Piet à celui de Trilloton sur main droite, d’un côté à la maison de la demoiselle Daux venue de Fleurent Cartus et qui a appartenu à Jean Hespin (BV 31), par le derrière au jardin de la dite demoiselle Daux et aux jardin et bâtiment de Jean Richard (BV 34), d’autre côté au même bâtiment et à un emplacement vague commun avec Richard, sur lequel il y a un puits commun, "pour raison de quoi le déclarant a une porte ouvrant sur le dit emplacement, qui prouve son droit de passage et mitoyenneté des dits puits et emplacement", et du même côté à la boutique nouvellement construite de Louis Girault, serrurier (BV 33), qui est au bas du dit emplacement et meut de cette baronnie;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 1 d pour cet article et BV 35.

Propriétaires successifs :

- 1723 : Nicolas Chicard, maréchal, déclare au cens de 1 d - Michel Tranchaud, époux de "la Citois" - Françoise Tranchaud, fille des précédents, épouse de Simon Maillet - René Roy et Madeleine Roquet - Madeleine Roy, fille des précédents, épouse d’Aimery Roy, chamoiseur

- Charles Roy, sergettier, demeurant paroisse St-Léger, fils et héritier en partie des précédents, déclare pour le terrier au cens de 1 d, pour cet article et BV 35.

BV 33, 8.2, emplacement devant la maison du déclarant (BV 79), de l’autre côté de la grande rue, dans lequel a été construite une boutique en appentis, il y a environ huit ans, joignant d’une part, par le devant, à la dite grande rue conduisant du carroir Piet à celui de Trilloton sur main droite, d’autre, par le derrière, à un emplacement dans lequel il y a un puits dépendant de la maison de Jean Richard (BV 34), d’autre à la maison de la veuve Aimery Roy (BV 32) et d’autre à la rue ou ruette allant de la dite grande rue aux maisons du dit Richard et de (blanc, pour Georges Raimpault) (BV 36) et aux caves de la Roche appartenant aux sieurs Chauvin et Cherbonnier (BV 37 et 39), sur main gauche, et faisant l’angle des dites grande et petite rues;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 1 d, "lequel emplacement faisant partie de la déclaration rendue par Nicolas Chicard et Jean Chevalier, maréchaux, en 1723".

Propriétaires successifs :

- 1723 : Nicolas Chicard et Jean Chevalier, maréchaux, déclarent au cens de 1 d -  Berthélémy René Mayaud, avocat en parlement - 11 octobre 1759 : le précédent baille à rente à Louis Girault et Suzanne Ruisseau, suivant acte passé par Germonneau, notaire, contrôlé et insinué le même jour, au pied duquel est la quittance des lods et ventes de l’argent déboursé, donnée par M. de Luzines, fondé de procuration de l’évêque, en date du 26 novembre suivant

- Louis Girault, serrurier, demeurant paroisse St-Léger, fils unique de Louis Girault et Suzanne Ruisseau ci-dessus et faisant pour et au nom de celle-ci, déclare pour le terrier au cens de 1 d.

Aucune mention de rente due aux ayants cause de Berthélémy René Mayaud, ni de rachat de rente.

- Venelle des caves de la Roche

BV 34, 49.3, maison située près et au dessus de celle de Charles Roy (BV 32), consistant en boutique, dessous, cave, deux chambres hautes, grenier par dessus, grange par le derrière, avec petit jardin de 1/2 journal, plus un emplacement vague au dessous de la dite maison, qui est commun avec le dit Roy, sur lequel est un puits également commun (Charles Roy a une porte ouvrant sur cet emplacement, qui prouve son droit de passage), le tout se tenant, joignant d’un côté à la maison de Pierre Suire, serrurier, au lieu de Jean Brossé (BV 40), une fausse rue ou venelle conduisant de la rue de St-Léger aux caves de la Roche (BV 37 et 39) dépendantes des maisons anciennement les auberges de la Madeleine et du Petit Paris entre, sur main gauche, d’autre côté à la maison du dit Charles Roy et au jardin de la demoiselle Daux (BV 31), d’un bout, par le haut, au jardin du dit Roy (BV 35), et d’autre bout, par le bas, à la boutique nouvellement construite de Louis Girault, serrurier, mouvante de cette baronnie (BV 33);

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 1 d.

Propriétaires successifs :

- 1723 : Jean Chevalier, maréchal, déclare au cens de 1 d - Joseph Chevalier, fils du précédent, époux de Marie Roy - 22 avril 1774 : Jean Chevalier, garçon majeur, et autres enfants et héritiers des précédents, vendent à Jean Richard, marchand boulanger, suivant acte passé par Fradin, notaire à Chauvigny, y contrôlé et insinué le 23 par Doré, au pied duquel est la quittance des lods et ventes donnée par mademoiselle de Luzines, ci-devant fermière de la baronnie, en date du (blanc) dernier

- Jean Richard, marchand boulanger, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier au cens de 1 d.

BV 35, 49.2, jardin fermé de murs, au dessus de la maison du déclarant (BV 32), de 1/4 de journal, joignant d’un côté au jardin de la demoiselle Daux (BV 31), d’autre et d’un bout à la maison avec appartenances de Jean Richard (BV 34), et d’autre bout, par le haut, à la venelle, qui le sépare du jardin de Pierre Suire au lieu de Jean Brossé (BV 38);

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 1 d, pour cet article et BV 32.

Propriétaires successifs :

- voir BV 32.

- Charles Roy, sergettier, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier, au cens de 1  d, pour cet article et BV 32.

BV 36, 14.5, maison anciennement en grange et écurie, consistant actuellement en dessous, chambre haute par dessus et grange à côté, le tout sous le même "fait", près l’entrée des caves de la Roche (BV 37 et 39), tenant d’un côté, par devant, à la venelle, par le derrière et d’un bout, vers les coteaux, au jardin de Françoise Macé, veuve Nicolas Grosbout, qui la renclave (BV 30), et à la cave du sieur Chauvin qui est sous le jardin de la dite veuve (BV  37), près le pignon de la grange de la dite maison, d’autre bout, par le bas et du côté de la ville, au jardin de la demoiselle Daux (BV 31);

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 6 d, pour cet article et BV 31.

Propriétaires successifs :

- voir BV 31 jusqu’à Sylvain Raimpault

- Georges Raimpault, maçon, demeurant paroisse St-Léger, fils du précédent, déclare pour le terrier, au cens de 6 d dus conjointement et solidairement avec Marie Daux pour BV  31, plus une rente de 4 l à cette dernière, suivant le bail à rente par elle consenti à Sylvain Raimpault.

BV 37, 9.2, cave au lieu nommé la Roche, sous le jardin de la veuve Grosbout (BV 30), près le bâtiment de Sylvain Raimpault (BV 36) et sous la même entrée que la cave des demoiselles Bruneau de la Chèze (BV 39), sur main gauche et y joignant;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 12 d, pour cet article et BV 83.

Propriétaires successifs :

- voir BV 83.

- Jean Joseph Chauvin, maître chirurgien, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier au cens de 12 d pour cet article et la maison BV 83.

BV 38, 12.2, jardin en deux terrasses, au lieu nommé les Coteaux de la Roche, une partie étant sur la cave de la Roche appartenant aux demoiselles Bruneau de la Chèze (BV 39) à cause de leur maison qui était l’auberge du Petit Paris (BV 78), environ 1 boisselée, tenant d’un côté au jardin du sieur Métairie de la Groge venu de Daniel Delamazière, qui est au lieu de Jean son père (BV 42), d’autre au jardin de Françoise Macé, veuve Nicolas Grosbout, venu de Gabriel et Isaac Voix, enfants et héritiers de Pierre Voix (BV 30), d’un bout, par le bas, à la rue ou venelle venant de la grande rue aux caves de la Roche et à la maison de Georges Raimpault (BV 36), sur main droite, et à la grange du sieur Métairie (BV 42), d’autre, par le haut, au jardin en coteaux du sieur Ledoux, notaire, venu de (blanc) (HV 24), de toutes parts les murs entre;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 6 d, pour cet article et la maison BV 40.

Propriétaires successifs :

- voir BV 40.

- Pierre Suire, serrurier, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier au cens de 6  d pour cet article et BV 40, à cause de sa femme Catherine Brossé.

BV 39, 13.2, cave appelée la Roche, dans le bas des coteaux du même nom, sous le jardin de Pierre Suire venu de René Brossé (BV 38), avec petit espace devant l’entrée, qui était anciennement en jardin, tenant à la cave de la maison du sieur Chauvin, chirurgien, venue de Jeanne Gardemaud (BV 37), qui est sous la même entrée et couloir, à gauche en entrant, près la maison de Georges Raimpault (BV 36), par le devant de la dite entrée et couloir à la venelle, sur main droite;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 2 d, pour cet article et la maison BV 78.

Propriétaires successifs :

- voir BV 78.

- Anne-Marie Bruneau, veuve Jacques Hiver Sandemoy de la Grenadière, avocat au Dorat, demeurant paroisse St-Léger, fille et héritière en partie du sieur Antoine Bruneau de la Chèze, et faisant tant pour elle que pour ses deux soeurs et cohéritières, dont l’une est veuve du sieur (blanc) Cherbonnier, chirurgien, déclare pour le terrier au cens de 2 d pour cet article et BV  78.

- de la venelle des caves de la Roche à celle de la grange de Georges Doré

BV 40, 12.1, maison en la grande rue, consistant en boutique, cellier, plusieurs chambres, greniers au dessus, escalier en dehors de la boutique pour monter aux dites chambres, grange au bout du cellier, actuellement en écurie, avec fenil au dessus, le tout se tenant, joignant d’un côté aux maison, cour et jardin d’André Melot, menuisier, venus de Jérémie Arnoul (BV 41), et au jardin du sieur Métairie de la Groge venu de Daniel Delamazière (BV 42), d’autre à la boutique de Louis Girault, serrurier, venue de M. Mayaud (BV 33), à un emplacement, puits et maison de Jean Richard, boulanger (BV 34), une petite rue ou venelle allant de la dite grande rue aux caves de la Roche (BV 37 et 39) qui dépendent des maisons anciennement les auberges du Petit Paris, aux demoiselles Bruneau de la Chèze, et de la Madeleine, au sieur Chauvin, chirurgien, entre, sur main droite, la dite maison faisant le coin ou angle des dites grande rue et venelle, et d’autre, par le derrière, à la grange du dit sieur Métairie de la Groge venue du dit Daniel Delamazière (BV 42);

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 6 d, pour cet article et BV 38.

Propriétaires successifs :

- Jacques Favreau - François Favreau, fils ou héritier du précédent - 1645 : Charles Guérin, boucher, déclare au cens de 6 d pour cet article et le jardin BV 38 - Pierre Guérin, fils du précédent - (blanc) Guérin, fille du précédent, épouse de (blanc) Brossé - René Brossé, fils des précédents, mari de (blanc) Gremillon

- Pierre Suire, serrurier, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier au cens de 6  d pour cet article et BV 38, à cause de sa femme Catherine Brossé, fille et héritière des précédents.

BV 41, 12.3, maison sise en la grande rue, consistant en boutique, cellier, deux chambres hautes, greniers par dessus, avec petite cour et petit jardin de 1/8 de journal, joignant d’un côté à la maison du sieur Métairie de la Groge venue de Daniel Delamazière (BV 42), d’autre à celle de Pierre Suire venue de Charles Guérin (BV 40), d’un bout, par le devant, à la dite grande rue conduisant du carroir Piet à celui de Trilloton sur main droite, et d’autre, par le derrière, à la grange du dit sieur Métairie de la Groge (BV 42);

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 2 d.

Propriétaires successifs :

- Jérémie Arnoul - Claude Moreau - 1723 : Guillaume Melot, menuisier, déclare au cens de 2 d (article 1 de sa déclaration)

- André Melot, menuisier, demeurant paroisse St-Léger, fils et héritier du précédent, déclare pour le terrier au cens de 2 d.

BV 42, 12.5, maison située en la grande rue, consistant en boutique, cellier, deux chambres hautes, deux antichambres à côté au dessus de la boutique, greniers au dessus des chambres et antichambres, avec cour, buanderie, puits, grange donnant sur la venelle des caves de la Roche, jardin en trois terrasses dans les coteaux d’environ 1 boisselée, le tout se tenant, joignant d’un côté à la maison et au jardin de François Gaudin, venus de Martin Amillet, sergettier (BV 43), et au jardin de la veuve Girault et Delisle (BV 46), d’autre à celle d’André Melot venue de Jérémie Arnoul qui a depuis appartenu à Claude Moreau (BV 41), à la grange et jardin de Pierre Suire venus de Charles Guérin (BV 40) - et la grange, en devant, joint à la petite rue ou venelle conduisant de la grande rue aux caves de la Roche sur main droite  -, d’un bout, par le devant, à la dite grande rue conduisant du carroir Piet à celui de Trilloton sur main droite, et d’autre, par le derrière, qui est le dit jardin, aux terres en terrasses et coteaux de M. Pignonneau, venues de madame Dutartre (HV 25);

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 6 d.

Propriétaires successifs :

- Jean Delamazière - Daniel Delamazière, fils du précédent - 1722 : Pierre Métairie de la Groge, perruquier, déclare au cens de 6 d (article 1 de sa déclaration) - Jean Métairie, fils du précédent

- Hiérôme Métairie de la Groge, maître d’école, demeurant paroisse St-Léger, fils et héritier du précédent, déclare pour le terrier au cens de 6 d.

BV 43, 12.6, maison en la grande rue, consistant en dessous, deux celliers par derrière, trois chambres hautes, deux greniers au dessus, joignant d’un côté à la maison du sieur Métairie de la Groge venue de Daniel Delamazière (BV 42), d’autre à celle de la veuve Girault et Delisle venue de Renée Roy, veuve Simon Delisle (BV 46), une petite rue ou venelle allant de la dite grande rue au jardin ci-dessous du déclarant (BV 45) et à celui de la dite veuve Girault et Delisle, entre deux, sur main gauche, d’un bout, par le devant, à la dite grande rue conduisant du carroir Piet à celui de Trilloton sur main droite, et faisant l’angle des dites deux rues, et d’autre, par le derrière, à la grange du sieur Georges Doré, marchand (sic), venue de Renée Roy (BV 44), le mur mitoyen entre deux;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 2 d, pour cet article et BV 45.

Propriétaires successifs :

- 1665 : Martin Amillet, sergettier, déclare au cens de 2 d pour cet article et le jardin BV  45 - (blanc) Amillet, fille du précédent, épouse d’André Gaudin - 21 mai 1759 : François Gaudin, fils des précédents, vend à François Gaudin, charpentier, suivant acte passé par Germonneau le jeune, notaire à Chauvigny, contrôlé et insinué au dit lieu le 30 du même mois par Germonneau, à une marge duquel sont les quittances des lods et ventes données par l’évêque en date du 4 novembre suivant et par mademoiselle de Luzines, ci-devant sa fermière, en date du 25 août 1760

- François Gaudin, charpentier, (acquéreur ci-dessus), demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier au cens de 2 d pour cet article et BV 45.

- Venelle de la grange de Georges Doré

BV 44, 18.3, grange avec fenil au dessus, joignant d’un côté, par le devant, à la maison de Pierre Delisle, menuisier, et Elisabeth Delisle, veuve Jacques Girault, depuis peu divisée entre eux (BV 46), une petite rue ou venelle allant de la grande rue de St-Léger à la dite grange et au jardin de François Gaudin (BV 45) entre, sur main gauche, d’autre, par le derrière, à la maison du sieur Métairie de la Groge (BV 42), d’un bout, du côté de la dite grande rue, à la maison du dit Gaudin (BV 43), et d’autre, du côté des coteaux, au petit jardin du dit Gaudin (BV 45);

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 1 d.

Propriétaires successifs :

- 1722 : Renée Roy, veuve Simon Delisle, boucher, déclare au cens de 1 d en même temps que BV 46 - Pierre Delisle, marchand fermier, fils des précédents

- Georges Doré, notaire et procureur de la baronnie, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier au cens de 1 d, plus une rente seconde foncière de 3 l au chapelain de la chapelle "de Lutesse" en l’église St-Léger, assise sur cette grange et sa maison BV 48, "en solidité de celle de 6 livres avec autres".

BV 45, 12.7, jardin en deux terrasses dans les coteaux, de 1/4 de boisselée, joignant d’un côté, par le bas, à la grange de Georges Doré (BV 44) et à la venelle qui y conduit, au bout de laquelle est son entrée, d’autre, par le haut et d’un bout, aux jardins, grange et cour de Delisle et la veuve Girault venus de Renée Roy (BV 46), et d’autre bout au jardin du sieur Métairie (BV 42), de toutes parts les murs entre;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 2 d, pour cet article et la maison BV 43.

Propriétaires successifs :

- les mêmes que pour BV 43.

- François Gaudin, charpentier, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier au cens de 2 d pour cet article et BV 43.

- de la venelle de la grange de Georges Doré à la rue des Trois Rois

BV 46, 16.1, maison en la grande rue, depuis peu partagée entre les déclarants, consistant en boutique, dessous, trois chambres hautes, deux greniers, cour, cave, grange, et jardin en terrasses et coteaux d’environ 1/2 boisselée, joignant d’un côté aux maison, cour et jardin de François Gazeau venus de Simon Delisle, chapelier, et Louise Multeau sa femme et auparavant de Pierre Delisle, boucher (BV 47), d’autre à la maison de François Gaudin venue de Martin Amillet, sergettier (BV 43), et à la grange du sieur Doré Boitaudière venue de Renée Roy, veuve Simon Delisle (BV 44), une petite rue ou venelle allant de la dite grande rue aux jardins des déclarants et à celui du dit Gaudin (BV 45) entre deux, sur main droite, du même côté aux jardins du dit Gaudin (BV 45) et du sieur Métairie de la Groge venu de Daniel Delamazière (BV 42), les murs entre, d’un bout, par le devant, à la dite grande rue conduisant du carroir Piet à celui de Trilloton sur main droite, et faisant l’angle ou coin des dites grande et petite rues, et d’autre, par le derrière, aux jardins en coteaux de M. Pignonneau des Bruères au lieu de la dame Dutartre (HV 25), le mur de terrasse entre deux;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 1 d.

Propriétaires successifs :

- Michel Roy, chapelier - 1722 : Renée Roy, héritière du précédent, veuve Simon Delisle, boucher, déclare au cens de 1 d - Pierre Delisle, marchand fermier, fils et héritier des précédents

- Pierre Delisle, menuisier, et Elisabeth Delisle, veuve Jacques Girault, cordonnier, demeurant paroisse St-Léger, enfants et héritiers du précédent, déclarent conjointement pour le terrier, au cens de 1 d, plus 40 s faisant partie de 6 l de rente au chapelain de la chapelle "de Lutesse" en l’église St-Léger.

BV 47, 16.2, maison en la grande rue, consistant en boutique, deux chambres hautes, greniers par dessus, avec cour, petit bâtiment au bout qui était anciennement en grange, jardin par le derrière en terrasses et coteaux, contenant environ 1/2 boisselée, l’ensemble joignant d’un côté aux maison cour et jardin de Delisle et la veuve Girault, venus de Renée Roy, veuve Simon Delisle, boucher (BV 46), d’autre aux maison, cour et jardin du sieur Jean Georges (sic) Doré Boitaudière venus de Jean Doré, sergent royal (BV 48), du même côté, par un angle sortant sur main droite, en forme de litre et terrasse, au jardin en coteaux de la maison du Soleil à M. le chevalier de Chessé, venue de Renée Limouzineau, veuve François Barault (BV  49), les murs entre, d’un bout, par le devant, à la dite grande rue conduisant du carroir Piet à celui de Trilloton sur main droite, et d’autre, par le derrière, aux jardins en coteaux de M. Pignonneau des Bruères, venus de la dame Dutartre (HV 25), le mur de terrasse entre;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 1 d.

Propriétaires successifs :

- Pierre Delisle, boucher - 1722 : Simon Delisle, chapelier, mari de Louise Multeau, déclare au cens de 1 d - Clément Gazeau, sergettier, et Catherine Gardemaud, sa femme -  20  avril 1773 : les précédents vendent à François Gazeau, suivant acte passé par Germonneau, notaire à Chauvigny, contrôlé et insinué le 22 du dit mois par Doré, duquel les lods et ventes ont été payés, pour raison de ce qui est dans la mouvance de la baronnie, contenant d’autres objets, suivant la quittance séparée donnée par mademoiselle de Luzines, fermière de la baronnie, en date du 7 décembre suivant

- François Gazeau (acquéreur ci-dessus), marchand fermier, demeurant paroisse St-Just, déclare pour le terrier au cens de 1 d, plus 20 s en solidité de 6 l de rente au chapelain de la chapelle "de Lutesse" en l’église St-Léger.

BV 48, 18.2, maison au carroir Piet, consistant en plusieurs chambres basses et hautes, greniers par dessus, caveau, cour, galerie double et autres aisances, avec petit jardin en forme de terrasses contenant environ 1/8 de boisselée, le tout se tenant, joignant d’un côté à la maison de François Gazeau acquéreur de Clément Gazeau et Catherine Gardemaud sa femme, qui étaient au lieu de Simon Delisle, chapelier (BV 47), d’autre aux maison, galerie et jardins de la maison du Soleil au chevalier de Chessé, venus de Renée Limouzineau, veuve François Barault, qui était au lieu de (blanc) (BV 49), d’un bout, par le devant, à la rue de St-Léger conduisant du château - passant sur le carroir Piet - au carroir Trilloton, sur main droite, et d’autre, par derrière, à une litre de jardin en terrasse de François Gazeau (BV 47), le mur de terrasse entre;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 8 d.

Propriétaires successifs :

- 1645 : Jean Doré, sergent royal, déclare au cens de 8 d - Pierre Doré, chirurgien

- Georges Doré, notaire et procureur de la baronnie, demeurant paroisse St-Léger, héritier du précédent, son oncle, déclare pour le terrier au cens de 8 d, plus une rente désignée pour sa grange BV 44.

 

 

Rue des Trois Rois nord, en prolongement de la rue Faideau

BV 49, 17.1, maison qui était anciennement l’auberge du Soleil, en la grande rue, consistant en entrée avec puits sur main droite, plusieurs dessous, cave, pressoir, plusieurs chambres, cabinets et cuisine au rez-de-chaussée du côté de la rue au dessus des dits dessous et pressoir, plusieurs chambres et cabinets au dessus du rez-de-chaussée, plusieurs greniers et galetas sur les dernières chambres et cabinets, cour, galerie double en celle-ci, écurie anciennement en grange avec fenil par dessus, cave qui a son ouverture en l’écurie et qui est sous un des jardins en terrasses ci-après, porche servant d’entrée pour la cour qui est entre la maison et l’écurie, sur lequel est une espèce de fenil en forme de galerie haute, plusieurs jardins en terrasses et coteaux, le tout se tenant et contenant environ 3 boisselées, joignant d’un côté à la maison, la galerie et le jardin de maître Georges Doré, notaire et procureur, venus du sieur Doré, chirurgien, qui était au lieu du sieur Doré, sergent royal (BV 48), et à une petite litre en jardin du sieur François Gazeau, venue de Simon Delisle, chapelier (BV 47), les murs entre, d’autre aux maison et jardin de Vincent Rousseau, venus de Pierre Chevalier qui était au lieu de Charles Vaugis (BV 50), et, par un angle sortant sur main droite, renclavant les maison et jardin du dit Rousseau, aux jardins du village des Pruniers, une petite rue ou venelle montant de la dite grande rue aux dits jardins entre, sur main gauche, et au jardin de Madeleine Degoût, veuve René Jousselin, nommé le Petit Peu (non déclaré), le mur entre, d’un bout, par le devant de la maison, à la grande rue conduisant du grand château au carroir Piet sur main droite et étant près et au dessus de ce carroir, et d’autre, par le derrière et coteaux, aux jardins en terrasses et coteaux de M. Pignonneau des Bruères, venus de la dame Dutartre (HV 25), les vestiges d’un ancien mur entre, qui est au dit sieur Pignonneau pour soutenir ses terres;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 1 d.

Propriétaires successifs :

- 1722 : Renée Limouzineau, veuve François Barault, déclare au cens de 1 d - Marie Elisabeth Barault, fille des précédents, épouse de Charles de Chessé, chevalier, seigneur des Maisons Blanches

- Jean de Chessé, écuyer, chevalier, ancien capitaine d’infanterie, demeurant paroisse St-Léger, fils et héritier en partie des précédents, déclare pour le terrier au cens de 1 d.

BV 50, 17.2, maison située rue de St-Léger, consistant en plusieurs dessous servant de basses chambres et boutiques, chambres hautes, greniers par dessus, caveau, avec petite cour, petit jardin en forme de litre, grange, écurie et fenil par dessus, le tout contenant environ une boisselée, joignant d’un côté, par le devant, à la grande rue conduisant du grand château au carroir Piet sur main droite, d’autre, par le derrière et d’un bout, aux jardins en coteaux et terrasses et à l’écurie du sieur de Chessé (BV 49), des dépendances de la maison du Soleil qui la "renclavent" de deux parts, et d’autre bout au jardin de François Boulou, tisserand, venu de François Couvrat au lieu de Degoût (non déclaré) et à la ruette ou venelle montant de la grande rue aux Pruniers, sur main gauche, qui passe par le bas dans le jardin du dit Boulou;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 8 d.

Propriétaires successifs :

- 1664 : Charles Vaugis déclare au cens de 8 d - (blanc) Vaugis, fille du précédent, épouse de Pierre Chevalier - Georges Chevalier, fils des précédents - Marie Chevalier, fille du précédent, épouse de Vincent Rousseau

- Vincent Rousseau, marchand sergettier, demeurant paroisse St-Léger, fils des précédents, déclare pour le terrier au cens de 8 d.

Rue de l’Ancien Pont sud, au bord de la Vienne

BV 51, 10.1, pièce de terre en île, plantée en saules et appelée la Saulaie, contenant actuellement environ 1 boisselée, située en la grande rue, près les anciens grands ponts et sur le bord de la Vienne, au haut et sur partie de laquelle on a construit une buanderie et un toit, joignant d’une part, par le bas, à la Vienne, sur main droite en suivant son cours, d’autre, par le haut où est la buanderie, à la maison et porche du déclarant mouvant de (blanc), d’autre, par le devant, à la dite grande rue conduisant du carroir Trilloton aux dits anciens grands ponts et à la première arcade et pilasse de celui-ci, sur main gauche en sortant de la ville, et d’autre, par le derrière, au ruisseau descendant du moulin à tan à la Vienne, sur main droite en suivant son cours;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 2 s 6 d.

Propriétaires successifs :

- 1621 : l’évêque baille à Isaac Roy au cens de 2 s 6 d; l’acte donne le terrain comme mesurant 1/2 boisselée - 1646 : Pierre Moriceau déclare au même cens - Pierre Roy

- Joseph Roy, marchand pêcheur, demeurant paroisse St-Léger, fils et héritier du précédent, déclare pour le terrier au cens de 2 s 6 d.

Rues de l’Ancien Pont et Faideau sud

- de la rue du Moulin à Tan à la rue du Petit Pont

BV 52, 4.1, maison consistant en plusieurs chambres basses et hautes, greniers par dessus, antichambre, cave, cellier, écurie et autres bâtiments, petite cour, joignant d’une part, par le devant, à la grande rue tendant du carroir Trilloton à l’ancien pont fondu qui était sur la Vienne, sur main gauche, d’autre à la petite rue allant de la dite grande rue au placistre de St-Léger sur main gauche, qui passe devant le moulin à tan, et faisant l’angle des dites deux rues, d’autre, par le derrière, au ruisseau qui fait en cet endroit le bassin du dit moulin à tan, d’autre part à la maison d’André Girault venue de René Chevreux (BV 53);

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 3 d avec le jardin BV 170 qui est situé au-delà du ruisseau.

Propriétaires successifs :

- 1722 : Pierre Roy, marchand, déclare au cens de 3 d, pour cette maison et le jardin BV  170 - Pierre Roy, aussi marchand, fils et héritier du précédent, mari de Marie Dubois

- Marie Dubois ci-dessus, veuve Pierre Roy, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier au cens de 3 d pour cette maison et le jardin BV 170.

BV 53, 4.3, maison consistant en dessous, chambre au dessus, écurie à côté du dessous, antichambre et grenier au dessus, joignant d’une part, par le devant, à la grande rue, d’autre, par le derrière, au ruisseau descendant du moulin de St-Léger au moulin à tan, d’un côté à la maison et appartenances de la veuve Roy (BV 52) et d’autre à celle de Jacques Courtois venue de Jean Courtois (BV 54);

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 1 d.

 

Propriétaires successifs :

- 1723 : René Chevreux, sergettier, déclare au cens de 1 d - 8 janvier 1730 : le même baille à rente à Fleurent Deshouillières, suivant acte passé par Germonneau

- André Girault, voiturier, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier à cause de Marie Deshouillières, sa femme, fille et héritière de Fleurent Deshouillières ci-dessus, au cens de 1 d, plus une rente foncière de 6 l 15 s qui se paie actuellement à Joseph Guy, cordonnier, le jour de Noël (suivant bail à rente de 1730), plus une rente foncière de 2 l 10 s qui se paie actuellement à Joseph Roy au lieu de Pierre Roy (d’origine non indiquée), plus une rente foncière de 20 s qui se paie actuellement à (blanc) Château, sellier, demeurant à Poitiers (d’origine non indiquée).

BV 54, 4.4, maison consistant en deux chambres basses, grenier au dessus, deux petits celliers au dessous, avec petit jardin de 1/8 de journal, joignant par le devant à la grande rue, par le derrière au ruisseau, d’un côté à la maison d’André Girault venue de René Chevreux (BV  53), d’autre à celle du sieur Amillet venue d’André Ledoux (BV 55);

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 1 d.

Propriétaires successifs :

- 1723 : Jean Courtois, sergettier, déclare au cens de 1 d

- Jacques Courtois, aussi sergettier, demeurant paroisse St-Léger, fils et héritier du précédent, déclare pour le terrier au même cens.

BV 55, 4.5, maison consistant en dessous ou cave, deux chambres basses, une chambre haute, deux petits greniers, petite cour avec galerie, joignant d’un côté aux maison et jardin de Jacques Courtois (BV 54), d’autre à celle de Marie Jouhet et autres ses "coteneurs", venue de Louis Jouhet, sergettier (BV 56), d’un bout, par le devant, à la grande rue, d’autre, par le derrière, au ruisseau;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 2 d avec le jardin BV 178.

Propriétaires successifs :

- 1645 : Catherine Guérin, veuve Pierre Gardemaud, déclare au cens de 2 d, pour cette maison et le jardin BV 178, au lieu d’André Ledoux d’après le notaire, mais l’origine de propriété suppose qu’André Ledoux a succédé à Catherine Guérin - André Ledoux - (blanc) Ledoux, femme de Louis Cherbonnier, chirurgien - Jeanne Cherbonnier, épouse Amillet, et Anne Cherbonnier, épouse Charles Roquet, filles et héritières des précédents

- Antoine Amillet, menuisier, demeurant paroisse St-Léger, fils de Jeanne Cherbonnier ci-dessus, déclare pour le terrier au cens de 2 d pour cette maison et le jardin BV 178, pour lui et les héritiers d’Anne Cherbonnier ci-dessus.

BV 56, 4.7, maison consistant en dessous, chambre basse au dessus, chambre haute et grenier aussi au dessus, avec petite cour et petit jardin d’environ 1/4 de journal, joignant d’un côté à la maison et appartenances du sieur Amillet (BV 55), d’autre à celle de Jean Martineau venue de Pierre Poivre (BV 57), d’un bout, par le devant, à la grande rue, et d’autre, par le derrière, au ruisseau;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 1 d avec le jardin BV 171.

Propriétaires successifs :

- Catherine Guérin, veuve Pierre Gardemaud ? (mentionnée seulement en confrontation de BV 57; voir une autre incertitude à BV 55) - 1722 : Louis Jouhet, sergettier, déclare pour la maison et le jardin BV 171, au cens de 1 d - Maurice et Sylvain Jouhet, fils du précédent, héritiers chacun pour une moitié - Marie Jouhet, fille de Maurice Jouhet ci-dessus, pour une moitié, d’une part, et Sylvain, Pierre, François, autre François et Antoine Jouhet, fils et héritiers de Sylvain Jouhet ci-dessus, chacun pour 1/10, d’autre part - 19 mars 1770 : Sylvain Jouhet ci-dessus vend sa part (1/10) à François Berlaud et Jean Charanton l’aîné, sellier, suivant acte passé par Doré, notaire à Chauvigny - 26 février 1776 : Pierre Jouhet, frère de Sylvain ci-dessus, vend sa part (1/10) à Jean Charanton le jeune, suivant acte passé par le même Doré - 6 janvier 1777 : François Jouhet, frère des précédents, vend sa part (1/10) au même Charanton le jeune, suivant acte passé par le même notaire - 20 mai 1777 : François Berlaud et Jean Charanton l’aîné vendent leur acquisition de 1770 (1/10) au même Jean Charanton le jeune, suivant acte passé par le même notaire

- Marie Jouhet ci-dessus, veuve René Héneau, pour 1/2, d’une part, François Berlaud, chapelier, comme curateur à corps et biens de François et Antoine Jouhet, fils de Sylvain Jouhet, pour 2/10, d’autre part, et Jean Charanton le Jeune, sellier, pour 3/10, tous demeurant paroisse St-Léger, déclarent pour le terrier au cens commun de 1 d pour la maison et le jardin BV 171, plus une rente de 7 l au sieur Germonneau du Charrault (d’origine non indiquée) et une rente de 4 s 6 d au chapitre de St-Pierre.

Le notaire signale que les actes ci-dessus lui ont été présentés et qu’il a reçu les lods et ventes, comme chargé de pouvoir de demoiselle de Luzines, fermière de la baronnie.

BV 57, 58.3, maison au carroir Trilloton, consistant en boutique, cellier par derrière, écurie derrière le cellier, deux chambres hautes, grenier par dessus, couloir et petite cour, joignant par le devant à la rue conduisant du carroir Piet à celui de Trilloton et à la Vienne sur main gauche, d’un côté à la maison de la veuve Hesneau et autres héritiers de Pierre Jouhet, venue de Catherine Guérin, veuve Pierre Gardemaud (BV 56), d’autre à celle de Pierre Léger, venue de Jean Gaudin sellier (BV 58), par le derrière au ruisseau;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 3 d.

Propriétaires successifs :

- 1623 : Pierre Poivre, chirurgien, déclare au cens de 3 d - 1647 : Jacques Poivre, chirurgien, et ses frères, fils du précédent, déclarent au même cens - Jean Martineau, marchand -  Jean Martineau, marchand, fils du précédent

- Jean Martineau, marchand, demeurant paroisse St-Pierre, fils et héritier du précédent, déclare pour le terrier au cens de 3 d.

BV 58, 58.2, maison au carroir Trilloton, consistant en boutique, dessous par le derrière, deux chambres hautes, grenier par dessus, avec petit jardin derrière la maison, joignant par le devant à la rue conduisant du carroir Piet à celui de Trilloton et à la Vienne, sur main gauche, d’un côté à la maison de Jean Martineau venue de Jacques Poivre, chirurgien, et ses frères, enfants de Pierre Poivre, aussi chirurgien (BV 57), d’autre à celle de Jean-Baptiste Tartarin venue de Maurat et Bonniot (BV 59), l’allée de cette dernière en laquelle le déclarant a son passage entre deux, par le derrière au ruisseau;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 2 d.

Propriétaires successifs :

- 1623 : Isabelle Laurent, veuve Jean Gaudin, marchand, déclare au cens de 2 d -  1643  :  Jean Gaudin, sellier, fils des précédents, déclare au même cens - (blanc) Brossard, femme du sieur Girardeau, huissier - Joseph Tribouillard, sergettier

- Pierre Léger, sergettier, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier au même cens, à cause de Jeanne Tribouillard sa femme, fille de Joseph ci-dessus.

BV 59, 58.1, maison au carroir Trilloton, consistant en boutique, cellier par derrière, deux chambres hautes, grenier par dessus, une allée ou porche conduisant de la rue de St-Léger au ruisseau passant sous partie de la maison, le tout se tenant, joignant par le devant à la dite rue, d’un côté à la maison de Léger venue de Jean Gaudin, sellier (BV 58), lequel Léger a son passage dans l’allée ainsi que Clément Gardemaud, perruquier, pour aller de sa maison, qui est vis-à-vis la dite allée (BV 13), au ruisseau, d’autre côté à la maison et auberge des Trois Rois appartenant aux enfants et héritiers de Louis Roy, venue de Magdelon Girard, sieur de Pressec (BV 60), qu’ils prétendent mouvante du prieuré du Teil-aux-Moines, par le derrière au ruisseau;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 6 d.

Propriétaires successifs :

- Me Jean Bonniot, receveur des tailles à Poitiers - 1623 : Isaac Maurat, sergent royal, et Daniel Drouillard, déclarent au cens de 6 d - 1644 : Pierre Maurat, procureur, fils et héritier d’Isaac, déclare au même cens - Melchior Maillet, représentant Pierre Maurat - (blanc) Maillet, fille du précédent - Pierre Tifeneau, fils de la précédente

- Jean-Baptiste Tartarin, boisselier, demeurant paroisse St-Léger, propriétaire de la moitié, à cause de sa femme Anne Tifeneau, fille de Pierre ci-dessus, et Radégonde Bidaud, demeurant paroisse St-Léger, veuve en premières noces de Joseph - alias Pierre - Jouhet, et en secondes de Jean Tranchant, comme aux droits de Jeanne et Renée Tifeneau, filles et héritières en partie du dit Tifeneau (Pierre ?), déclarent pour le terrier, chacun pour une moitié de la maison, au cens de 6 d dus conjointement et solidairement.

BV 60, maison de l’auberge des Trois Rois, désignée en confrontation de BV 59 ci-dessus comme appartenant aux enfants et héritiers de Louis Roy et venant de Magdelon Girard, sieur de Pressec; mouvante du prieuré du Teil-aux-Moines d’après les propriétaires.

BV 61, maison et appartenances du sieur Delamazière, procureur à Poitiers, venue de Jacques Poisbeau, désignée en confrontation de BV 62 ci-dessous; fief inconnu.

BV 62, 5.1, maison et appartenances où pend pour enseigne l’Ecu de France, située en la grande rue, consistant en plusieurs chambres basses et hautes, greniers, cour, écurie, four, fournil, allée ou couloir et autres aisances, joignant par le devant à la dite grande rue, par le derrière au ruisseau, d’un côté à la maison et appartenances du sieur Delamazière, procureur à Poitiers (BV 61), venue de Jacques Poisbeau, d’autre à la maison de Jean Richard, boulanger, à cause de Françoise Jolivet sa femme, venue de Pierre Pouzet (BV 64), une petite rue ou ruette allant de la grande rue à l’église St-Léger entre deux, sur main droite, plus un jardin contenant 1 journal 1/2, petit colombier, cour et grange, situés de l’autre côté du ruisseau et y joignant d’une part, d’autre au placistre de St-Léger qui était anciennement le cimetière du dit lieu, d’autre à la petite ruette ci-dessus sur main droite, d’autre, la dite cour et la dite grange, à la grange et à la cour de l’auberge des Trois Rois appartenant aux enfants et héritiers de feu Louis Roy; entre le jardin du déclarant d’une part, ses cour et grange d’autre part, est un couloir servant de passage pour aller de la dite maison de l’Ecu sur le dit placistre de St-Léger en passant sur un pont sur le ruisseau, laissant le dit jardin sur main gauche et les cour et grange sur main droite;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 6 d.

Propriétaires successifs :

- 1722 : Jean Doré et Marie Ledoux déclarent au cens de 6 d

- Jean Doré, notaire et contrôleur, demeurant paroisse St-Léger, fils et héritier en partie des précédents, déclare pour le terrier au même cens.

Rue du Petit Pont est

BV 63, 6.5, jardin entouré de murs, de 5/4 de boisselée, joignant d’un bout à la ruette allant de la grande rue à l’église St-Léger sur main gauche, au-delà de laquelle est le jardin de l’Ecu de France (BV 62, au sud du ruisseau), d’autre bout au chemin du placistre de St-Léger au ruisseau, au dessous de la chaussée et du moulin de St-Léger, d’un côté au ruisseau, sur main gauche en suivant son cours, d’autre côté au cimetière de St-Léger; ce jardin a une entrée sur la "ruette" par une petite porte et une autre sur le "chemin" par des portes bâtardes; une grange et une petite maison en appentis y sont construites; la grange a son entrée en portes bâtardes sur la "ruette";

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens commun avec la maison BV 67, qui est située au nord du ruisseau, et avec laquelle ce jardin communique par un pont de bois.

Propriétaires successifs :

- voir BV 67.

- Marie-Madeleine Félicité Le Donné, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier.

Rue Faideau sud

- de la rue du Petit Pont à la venelle du Grand Logis

BV 64, 6.1, maison consistant en boutique, boulangerie, four, fournil, deux chambres basses, cave au dessous, trois chambres hautes, greniers au dessus, grange et écurie, joignant d’un côté à la maison de Martial Lavergne (BV 65), d’autre à l’auberge de l’Ecu de France au sieur Doré (BV 62), la rue ou ruette allant de la grande rue à l’église St-Léger entre deux sur main gauche, d’un bout, par le devant, à la dite grande rue, et d’autre, par le derrière, au ruisseau, la dite maison faisant l’angle des dites grande rue et ruette ci-dessus;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 1 d.

Propriétaires successifs :

- 1722 : Pierre Pouzet déclare au cens de 1 d - Anne Pouzet, fille du précédent, épouse de Jacques Brangeard - 22 avril 1727 : les précédents baillent à rente à Louis Jolivet et Françoise Roy, suivant acte passé par Charaudeau, notaire, contrôlé le 30 du dit mois - 9 mai 1753 : Louis Jolivet et Françoise Roy ci-dessus amortissent la rente, suivant acte passé par le dit Charaudeau, quittancé par l’évêque le 22 juillet suivant

- Jean Richard, boulanger, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier au cens de 1 d, à cause de sa femme Françoise Jolivet, fille des précédents, et faisant pour (blanc) Jolivet, sa belle-soeur.

BV 65, 6.2, maison consistant en boutique, deux chambres hautes, greniers au dessus, avec petit jardin de 1/8 de journal, joignant d’un côté à la maison de Jean Richard (BV 64), d’autre à celle de Joseph Gazeau (BV 66), d’un bout, par le devant, à la grande rue, d’autre, par le derrière, au ruisseau;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 1 d.

Propriétaires successifs :

- 1722 : François Rousseau déclare au cens de 1 d - Madeleine Rousseau, fille du précédent, épouse de Jacques Ducloux

- Martial Lavergne, cordonnier, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier au cens de 1 d, à cause de Madeleine Ducloux, sa femme, fille des précédents, et faisant pour Anne Ducloux, sa belle-soeur.

BV 66, 6.3, maison consistant en boutique, chambre basse, cave, chambre haute, antichambre, bûcher, appentis, petite cour, joignant d’un côté à la maison de Martial Lavergne (BV 65), d’autre à celle de la demoiselle Le Donné (BV 67), d’un bout, par le devant, à la grande rue, d’autre, par le derrière, au ruisseau;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 1 d.

Propriétaires successifs :

- 1722 : Laurent Gardemaud déclare au cens de 1 d - ensuite, voir BV 1

- Joseph Gazeau, marchand sellier, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier au cens de 1 d, plus une rente seconde foncière de 12 l assignée sur cette maison et le jardin BV  1, dont l’origine est indiquée à l’article BV 1.

BV 67, 6.4, maison consistant en deux chambres basses, cave au dessous, chambre haute, corridor et cabinets, petite cour et, au bout de celle-ci, chambre basse avec grenier au dessus, joignant d’un côté à la maison de Joseph Gazeau (BV 66), d’autre à celle de Pierre Gazeau, sacristain (BV 68), d’un bout, par le devant, à la grande rue, d’autre, par le derrière, au ruisseau sur lequel il y a un pont de bois pour aller de la maison au jardin BV 63 qui appartient à la déclarante;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 2 d, pour la maison et le jardin.

Propriétaires successifs :

- 1643 : André Santerre déclare au cens de 2 d (article 2 de sa déclaration) - messire de Chessé, seigneur d’Anzec, et sa femme Marie Lamoureux - 18 juin 1759 : Elisabeth de Chessé, fille des précédents, baille à rente à Marie-Madeleine Félicité Le Donné, suivant acte passé par Germonneau, notaire, contrôlé le même jour par le dit Germonneau

- Marie-Madeleine Félicité Le Donné ci-dessus, fille majeure, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier au cens de 2 d pour les deux articles, plus une rente seconde de 60 l actuellement payée à Louis Laglaine, comme héritier d’Elisabeth de Chessé.

BV 68, 6.6, maison consistant en boutique, cave dessous, chambre basse, chambre haute, avec petit jardin de 1/8 de journal, joignant d’un côté à la maison de la demoiselle Le Donné (BV 67), d’autre à la petite maison de Clément Gardemaud, perruquier, consistant en une écurie avec fenil par dessus (BV 69) et, par un angle sortant qui est le dit jardin, au jardin de François Combert (BV 70), d’un bout, par le devant, à la grande rue, d’autre, par le derrière, au ruisseau;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 12 d, avec l’écurie de Clément Gardemaud (BV 69), qui doit 2 d.

Propriétaires successifs :

- 1643 : André Multeau déclare au cens de 12 d pour cette maison et l’écurie de Clément Gardemaud - Joseph Vergnault et Marguerite Chardon - Anne Vergnault, fille des précédents, épouse de Martial Gazeau

- Pierre Gazeau, sergettier et sacristain, demeurant paroisse St-Léger, fils et héritier des précédents, déclare pour le terrier au cens de 12 d dus solidairement avec Clément Gardemaud pour son écurie qui est grevée de 2 d.

BV 69, 3.5, petit bâtiment constitué d’un dessous servant d’écurie et d’un petit fenil par dessus, joignant d’une part à la rue allant du carroir Piet à celui de Trilloton sur main gauche, d’autre à la maison de Pierre Rousseau, menuisier (BV 70), d’autre et par le derrière à la maison de Pierre Gazeau, sacristain (BV 68);

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 2 d, partie de 12 d avec BV 68.

Clément Gardemaud, maître perruquier, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier au cens ci-dessus. L’origine de propriété n’est pas indiquée.

BV 70, 6.7, maison consistant en deux dessous, deux chambres hautes, grenier au dessus, avec petite cour et petit jardin de 1/4 de journal de bêcheur, joignant d’un côté à l’écurie de Clément Gardemaud (BV 69) et au jardin de Pierre Gazeau (BV 68), d’autre à la maison vulgairement appelée le Grand Logis, venue du sieur Louis Charles, appartenant actuellement à Gabriel Pâquereau (BV 71), une venelle ou petite rue pour aller de la grande rue au ruisseau entre deux sur main droite, d’un bout, par le derrière, au dit ruisseau;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 1 d.

Propriétaires successifs :

- 1722 : Louis Rousseau, sergettier, déclare au cens de 1 d - Pierre Rousseau, fils du précédent

- François Combert, tailleur d’habits, demeurant paroisse de Bonneuil-Matours, déclare pour le terrier au cens ci-dessus, à cause d’Anne Rousseau, sa femme, fille du précédent.

- de la venelle du Grand Logis à la rue du Moulin St-Léger

BV 71, maison appelée le Grand Logis, désignée en confrontation de BV 70 ci-dessus, comme appartenant à Gabriel Pâquereau et venue du sieur Louis Charles; fief inconnu.

- de la rue du Moulin St-Léger à la rue du Moulin St-Just

BV 72, 19.2, petit bâtiment consistant en grange servant d’écurie, fenil par dessus, avec petit jardin à côté, en tout 1/4 de boisselée, joignant d’un bout, par le devant du jardin, à la grande rue de St-Léger, d’un côté, par le devant de la grange, à la rue conduisant de la grande rue au moulin de St-Léger sur main gauche, d’autre côté et d’un bout, par les derrières, à la maison des dame Delauzon et demoiselle de Luzines (BV 73), dans le coin de laquelle ils sont enclavés, le jardin faisant l’angle des deux rues;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 1 d, partie de 6 d dus conjointement et solidairement avec les propriétaires de BV 73.

Propriétaires successifs :

- Catherine Roquet, célibataire - Jean Roquet l’aîné, Jean Roquet le jeune et autres héritiers de la précédente vendent à Louis Aubin, vitrier, et sa femme Anne Moreau - 15 avril 1768 : les acquéreurs ci-dessus vendent à Sylvain Boutault père, suivant acte passé par Doré, notaire, au pied duquel sont les quittances des lods et ventes données par M. Jolivard, ayant charge de l’évêque de Poitiers, et mademoiselle de Luzines, fermière de l’évêque, en date du 27 juin suivant

- Sylvain Boutault père, acquéreur ci-dessus, ci-devant meunier, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier au cens de 1 d, partie de 6 d dus avec BV 73.

BV 73, 19.1, maison consistant en plusieurs chambres basses et hautes, greniers par dessus, cuisine, cave, celliers, buanderie, écurie, fenils, grange, cour et jardin par le derrière, le tout se tenant et contenant environ 2 boisselées, joignant d’un côté à la rue conduisant de la grande rue au moulin de St-Léger sur main gauche et à une grange et un jardin de Sylvain Boutault (BV 72) qui sont enclavés dans l’angle de la maison, d’un bout, par le devant, à la grande rue, d’autre côté aux maison, cour et jardin de maître Jarriau, notaire et greffier, venus de Gabriel Forget de la Triaudrie (BV 74), d’autre bout, par le derrière, au ruisseau;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 5 d, partie de 6 d dus conjointement et solidairement avec le propriétaire de BV 72.

Propriétaires successifs :

- 1644 : Jacques Mayaud, procureur du roi à Poitiers, Laurent Richard à cause de sa femme Françoise Mayaud, et Jean Chevalier, conseiller à Poitiers, déclarent au cens de 6 d pour l’ensemble BV 72 et 73 - Etienne de Luzines, fermier général de la baronnie, pour BV 73

- Anne Marie Thérèse de Luzines, veuve Pierre Augustin Delauzon, sénéchal de la baronnie, et Anne Marguerite Sylvie de Luzines, fille majeure, demeurant l’une et l’autre paroisse St-Léger, toutes les deux filles et héritières en partie du précédent, déclarent pour le terrier, faisant tant pour elles que pour leurs cohéritiers, au cens de 5 d, partie de 6 d dus conjointement et solidairement avec Sylvain Boutault pour BV 72, plus une rente seconde foncière de 9 livres aux administrateurs de l’hôpital de la ville, sur partie de la maison, faisant partie de 12 l dues solidairement avec maître Jarriau sur sa maison BV 74.

BV 74, 19.3, maison située en la grande rue, consistant en chambres basses, cuisine, cabinets, aisances, chambres hautes, greniers par dessus, tour dans laquelle est l’escalier des chambres hautes et greniers, deux petites cours et jardin au bout de 1/2 boisselée, dans lequel était anciennement un petit vivier, l’ensemble joignant d’un côté aux maison, cour et jardin des dame veuve Delauzon et demoiselle de Luzines, venus de Jacques Mayaud, procureur du roi, et autres (BV 73), d’autre aux maison, cour et jardin du sieur Joseph Brissault, marchand fermier du château de l’Age, venus de Maurice Jouhet et Louise Courtois sa femme (BV 75), d’un bout, par le devant, à la grande rue conduisant du carroir Piet à celui de Trilloton sur main gauche, d’autre, par le derrière, au ruisseau;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 15 d.

Propriétaires successifs :

- 1663 : Gabriel Forget de la Triaudrie, marchand, déclare au cens de 15 d - 19 juin 1766  : Louise Berthelot, veuve maître Antoine de Luzines, et Louis Pignonneau, écuyer, seigneur des Brières, et Radégonde Berthelot son épouse, baillent à rente à Marie Esprit Sylvain Jarriau, notaire royal et greffier de la baronnie, suivant acte passé devant Fradin, notaire à Chauvigny, au pied duquel sont les quittances des lods et ventes de l’argent déboursé, données par l’évêque et Marot de Luzines, sa fermière, en date des 7 juillet et 4 décembre suivants

- maître Marie-Esprit Sylvain Jarriau, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier au cens de 15 d, plus une rente seconde foncière de 60 l au sieur Pignonneau des Brières, suivant le bail ci-dessus, et une rente seconde foncière de 3 l, pour partie de la maison, aux administrateurs de l’hôpital de la ville, faisant partie de 12 l dues solidairement avec les dame Delauzon et demoiselle de Luzines sur BV 73.

BV 75, 7.1, maison en la grande rue, consistant en boutique, deux celliers derrière, deux chambres hautes, greniers au dessus, petite cour au bout de laquelle est une petite chambre avec grenier au dessus, bâtie depuis peu, avec petit jardin derrière d’environ 1 journal, joignant d’un côté aux maison et jardin de Marie-Esprit Sylvain Jarriau, notaire et greffier, au lieu de Gabriel Forget (BV 74), d’autre à celle de Pierre Roy au lieu de Louis Deshouillières (BV 76), d’un bout, par le devant, à la dite grande rue, d’autre, par le derrière, au ruisseau;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 1 d.

Propriétaires successifs :

- 1722 : Maurice Jouhet et autres déclarent au cens de 1 d (article 2 de leur déclaration) -  Madeleine Jouhet, fille du précédent et de Louise Courtois, épouse Laurent Brissault, marchand

- Joseph Brissault, marchand fermier du château de l’Age, y demeurant, paroisse de St-Georges d’Archigny, fils des précédents, déclare pour le terrier au cens de 1 d, plus une rente seconde foncière de 8 boisseaux de froment, mesure de la baronnie, le jour de la saint Michel, à l’hôpital de la ville.

BV 76, 7.2, maison composée de deux corps de logis sous le même "fait", séparés par une allée ou corridor, consistant en deux boutiques, l’une à droite et l’autre à gauche du couloir, cellier derrière l’une et chambre derrière l’autre, quatre chambres hautes, greniers au dessus, cour avec buanderie et, au bout, grange servant d’écurie et cellier, avec fenil au dessus, petit jardin de 1/2 boisselée, l’ensemble joignant d’un côté à la maison et appartenances de Joseph Brissault (BV 75), d’autre à celle de Fleurence Brissault (BV 77), d’un bout, par le devant, à la grande rue, d’autre, par le derrière, au ruisseau;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 2 d.

Propriétaires successifs :

- 1723 : Louis Deshouillières déclare au cens de 2 d - Radégonde Deshouillières, fille du précédent et de Jeanne Roy, épouse de Sylvain Filliastre, journalier - 16 mai 1750 : les précédents vendent à Jean Roy, suivant acte passé par Bardy, notaire royal à Limoges, insinué en cette ville le 23 juillet suivant, au pied duquel est la quittance des lods et ventes, donnée par l’évêque en date du 3 février suivant

- Pierre Moreau, boulanger, demeurant aux Barrières, paroisse St-Pierre, déclare pour le terrier au cens de 2 d, faisant pour son beau-frère Pierre Roy, marchand fermier, demeurant à Frozes, paroisse de Ste-Radégonde de Vouillé, fils et héritier de Jean Roy, acquéreur en 1750.

BV 77, 7.3, maison en la grande rue, consistant en dessous, chambre au dessus, grenier sur la chambre, petit jardin de 1/8 de journal, joignant d’un côté à la maison et appartenances de Pierre Roy (BV 76), d’autre à celle du sieur Cherbonnier à cause de la demoiselle Bruneau de la Chèze son épouse (BV 78), d’un bout, par le devant, à la dite grande rue, d’autre, par le derrière, au ruisseau;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 1 d.

Propriétaires successifs :

- Michel Citois - 1723 : Georges Brissault, tailleur d’habits, déclare au cens de 1 d

- Fleurence Brissault, fille "majeure" du précédent, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier au même cens, plus une rente de 10 l à (blanc) Lhuillier, tanneur à Montmorillon, et une rente de 20 s à Marie Vaugis, fille, demeurant paroisse St-Just.

L’origine des rentes n’est pas indiquée.

BV 78, 13.1, maison qui était anciennement l’auberge du Petit Paris, située en la grande rue, consistant en deux chambres basses, deux chambres hautes, greniers par dessus, cuisine, cellier, cour, écurie avec fenil par dessus, joignant d’un côté aux maison et jardin de Fleurence Brissault venus de Michel Citois (BV 77), d’autre à celle de Louis Girault au lieu du sieur Mayaud, venue de Jean Gautier à cause d’Adrienne Doré sa femme, fille d’Abel Doré (BV  79), d’un bout, par le devant, à la dite grande rue, d’autre, par le derrière, au jardin de la déclarante au dit nom, mouvant du prieuré de St-Just, le ruisseau entre deux;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 2 d pour cette maison et la cave de la Roche BV  39.

Propriétaires successifs :

- 1645 : Pierre Renoncet déclare au cens de 2 d, à cause de sa femme Marie Drouillard -  1722 : Antoine Bruneau, sieur de la Chèze, déclare au même cens

- Anne-Marie Bruneau, veuve Jacques Hiver Sandemoy de la Grenadière, avocat au Dorat, demeurant paroisse St-Léger, fille et héritière en partie du précédent, et faisant tant pour elle que pour ses deux soeurs et cohéritières, dont l’une est veuve du sieur (blanc) Cherbonnier, chirurgien, déclare pour le terrier au cens de 2 d.

BV 79, 8.1, maison en la grande rue, consistant en chambre basse autrefois en boutique, cellier par derrière, antichambre derrière celui-ci, trois chambres hautes, greniers au dessus, galerie, cour, grange et jardin fermé de murs, de 1/2 boisselée, joignant d’un côté aux bâtiment, cour et jardin du sieur Cherbonnier à cause la demoiselle Bruneau de la Chèze sa femme (BV 78), d’autre à la maison de Louis Roy (BV 80) et à une fosse commune entre le déclarant et le sieur Chauvin, chirurgien (BV 83), près laquelle est la porte de la grange du déclarant qui a sa sortie et son passage dans le derrière des maisons BV 80 et 81, pour aller et venir dans la petite rue dont il sera parlé pour BV 80, le dit jardin joignant du même côté au jardin du dit sieur Chauvin (BV 83), et d’un bout, par le derrière, au ruisseau;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 15 d.

Propriétaires successifs :

- Abel Doré, notaire - 1647 : Jean Gautier, mari d’Adrienne Doré, fille du précédent, déclare au cens de 15 d - Berthélémy René Mayaud, avocat en parlement - 11 octobre 1759 : le précédent baille à rente à Louis Girault et Suzanne Ruisseau, suivant acte passé par Germonneau, notaire, contrôlé et insinué le même jour, au pied duquel est la quittance des lods et ventes de l’argent déboursé, donnée par M. de Luzines, fondé de procuration de l’évêque, en date du 26 novembre suivant

- Louis Girault, serrurier, demeurant paroisse St-Léger, fils unique des précédents, faisant pour et au nom de sa mère, déclare pour le terrier au cens de 15 d.

Aucune mention de rente due aux ayants cause de Berthélémy René Mayaud, ni de rachat de rente.

BV 80, 8.3, maison en la grande rue, consistant en boutique, cellier derrière, teinturerie derrière le cellier, autrefois en écurie, à la porte de laquelle est une petite place à fumier fermée de murs, chambre haute sur le devant, autre chambre derrière et antichambre derrière celle-ci, grenier sur les chambres, joignant d’un côté et d’un bout, par le derrière, aux maison, cour et grange de Louis Girault (BV 79), d’autre à celle du mineur Courtois (BV 81), l’emplacement à fumier joignant à la fosse commune des sieurs Chauvin et Girault, la passée de la grange du dit Girault entre deux, et d’autre bout, par le devant de la maison, à la grande rue, avec droit de passage dans la petite rue qui va de la grande à la dite fosse, pour aller et venir à son emplacement et teinturerie;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 1 d.

Propriétaires successifs :

- 1723 : Anne Durfort déclare au cens de 1 d - Charles Roy, sergettier, fils de la précédente et de Pierre Roy

- Louis Roy, sergettier, demeurant paroisse St-Léger, fils et héritier du précédent, déclare pour le terrier au même cens.

BV 81, 8.4, maison en la grande rue, consistant en boutique, cellier par derrière, deux chambres hautes, grenier par dessus, joignant d’un côté à la maison de Louis Roy (BV 80), d’autre au bâtiment anciennement en grange d’André Melot (BV 82), une petite rue ou venelle allant de la grande rue à la fosse commune des sieurs Chauvin et Girault entre deux, à main droite, dans laquelle venelle est une porte sortant du cellier sus dit pour aller et venir dans la dite venelle, y ayant son passage, d’un bout, par le devant, à la dite grande rue, d’autre, par le derrière, à l’emplacement et sortie de la teinturerie de Louis Roy (BV 80);

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 1 d.

Propriétaires successifs :

- 1722 : Martial Barbarin déclare au cens de 1 d - (blanc) Barbarin, fille du précédent et de Catherine Patreau, épouse de Hiérôme Courtois - Hiérôme Courtois, veuf de (blanc) Barbarin (et donataire de celle-ci, d’après BV 158)

- Jean Caillaud, sergettier, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier au cens de 1  d, au nom et comme curateur de Hiérôme Courtois, fils mineur et héritier de Hiérôme Courtois ci-dessus (et de Marie Chevalier, seconde épouse de Hiérôme Courtois, d’après BV  158).

BV 82, 12.4, petit bâtiment anciennement en grange, situé en face de la maison du déclarant (BV 41), consistant en grand dessous servant de buanderie, petite écurie au bout qui a sa sortie dans la venelle ci-après, deux fenils au dessus du dessous et de l’écurie, joignant d’un côté et d’un bout, par le derrière, au bâtiment et écurie du sieur Chauvin, chirurgien, qui était anciennement l’auberge de la Madeleine (BV 83), d’autre côté à la maison du mineur Courtois venue de Martial Barbarin (BV 81), une petite venelle pour aller à l’écurie du dit Chauvin et à une fosse commune entre ce dernier et Louis Girault, sur main gauche, entre, et d’autre bout, par le devant, à la grande rue, le dit petit bâtiment faisant l’angle des grande et petite rues;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 1 d.

Propriétaires successifs :

- 1723 : Guillaume Melot, menuisier, déclare au cens de 1 d (article 2 de sa déclaration)

- André Melot, aussi menuisier, demeurant paroisse St-Léger, fils et héritier du précédent, déclare pour le terrier au même cens, plus une rente de 40 s à l’hôpital de la ville.

BV 83, 9.1, maison située en la grande rue, qui était anciennement l’auberge de la Madeleine, consistant en deux chambres basses, une cuisine, quatre chambres hautes, trois greniers par dessus, cour avec puits, grange, écurie avec fenil au dessus, buanderie, cellier, jardin de un journal, joignant d’un côté au petit bâtiment anciennement en grange d’André Melot (BV 82) et le contournant de deux parts, les murs mitoyens entre, à une fosse commune entre le déclarant et Louis Girault, qui est entre la grange de Girault (BV 79) et l’écurie du déclarant, et au jardin du dit Girault, le mur mitoyen entre deux, d’autre aux maison, cour et jardin de Jacques de Chessé (BV 84), le mur mitoyen entre deux, d’un bout, par le devant de la maison, à la grande rue, d’autre, par le derrière et bout du jardin, au ruisseau, de l’autre côté duquel est une chènevière au bout de laquelle est construite une grange appartenant au déclarant, tenue roturièrement du prieuré de St-Just; le déclarant dit avoir droit de passage dans la petite rue ou venelle qui est entre le petit bâtiment de Melot (BV 82) et celui de Hiérôme Courtois (BV 81), pour aller à son écurie qui a son ouverture au bout de cette venelle, et à la fosse commune entre Girault et lui;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 12 d pour cet article et la cave de la Roche (BV  37).

Propriétaires successifs :

- 1723 : Jeanne Gardemaud, veuve François Marais, déclare au cens de 12 d pour cet article et la cave BV 37 - (blanc) Chauvin, épouse de (blanc) Robineau puis de François Pignonneau, sieur de Beaumarchais - Jean-Baptiste Chauvin, maître chirurgien, neveu et héritier de la précédente

- Jean Joseph Chauvin, maître chirurgien, demeurant paroisse St-Léger, fils et héritier en partie du précédent, déclare au cens de 12 d pour cet article et la cave BV 37.

BV 84, 15.1, grande maison au carroir Piet, consistant en plusieurs chambres basses et hautes, greniers par dessus, cave, buanderie, bûcher sous une galerie de Jean Maignon (BV  85), cour, écurie avec fenil par dessus, autres aisances, jardin de 1/4 de boisselée, le tout se tenant, joignant d’un côté aux maison, cour et jardin du sieur Chauvin, chirurgien, venus de Jeanne Gardemaud, veuve François Marais (BV 83), les murs entre, d’autre aux maison et cour de Jean Maignon (BV 85) qui sont enclavées dans l’angle de celle-ci, du même côté, par un angle sortant sur main gauche, qui est la dite cour et écurie, à la rue conduisant du carroir Piet au moulin de St-Just sur main droite, dans laquelle rue la cour a son entrée par des grandes portes, et encore du même côté, par un autre angle rentrant sur main droite qui est l’autre côté du jardin, au jardin du sieur Ledoux (BV 86), le mur entre, d’un bout, par le devant de la maison, à la grande rue, et d’autre, par le derrière et bout du jardin, au ruisseau, au delà duquel est un autre jardin du déclarant mouvant du prieuré de St-Just;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 5 s, partie de 7 s 6 d dus conjointement et solidairement avec les propriétaires de BV 85 et 86.

Propriétaires successifs :

- 1645 : Pierre Forent, chirurgien, Jean Barjou, Pierre Delisle et autres, déclarent au cens de 7 s 6 d pour l’ensemble BV 84, 85 et 86 - Charles de Chessé, écuyer, seigneur des Maisons Blanches et autres lieux

- Jacques de Chessé, écuyer, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, seigneur des Maisons Blanches et autres lieux, demeurant paroisse St-Léger, fils et héritier en partie du précédent, déclare pour le terrier au cens de 5 s, partie de 7 s 6 d dus conjointement et solidairement avec Jean Maignon pour BV 85 et Jérôme Ledoux pour BV 86.

BV 85, 15.3, petit bâtiment consistant en boutique, grand dessous servant de grange et écurie, deux chambres hautes, grenier et galetas au dessus, galerie sur le bûcher du sieur de Chessé et petite cour, joignant de deux parts aux maison et cour du dit de Chessé (BV 84) dans l’angle desquelles le petit bâtiment est enclavé, d’autre part, par le devant de la boutique, à la grande rue, d’autre à la rue conduisant du carroir Piet au moulin de St-Just sur main droite, dans laquelle les cour et grange ont leurs entrées, lequel petit bâtiment faisant l’angle des dites deux rues sur le carroir Piet;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens de 21 d, partie de 7 s 6 d dus avec les propriétaires de BV 84 et 86.

Propriétaires successifs :

- Georges Ledoux, notaire et greffier de Chauvigny, et Marie Doré son épouse - 23 juillet 1758 : cette dernière, alors veuve, baille à rente à Jean Maignon, voiturier, et Marie Mathias sa femme, suivant acte passé par Fradin, notaire à Chauvigny, contrôlé le même jour par Germonneau, à une marge duquel est la quittance des lods et ventes en date du 4 juillet 1778, donnée par le notaire commissaire au terrier, comme ayant pouvoir de l’évêque et de mademoiselle de Luzines, sa fermière

- Jean Maignon ci-dessus, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier au cens de 21 d, partie de 7 s 6 d dus conjointement et solidairement avec Jacques de Chessé pour BV  84 et Jérôme Ledoux pour BV 86, plus une rente seconde foncière de 25 l due à la saint Michel à Jérôme Ledoux, fils de Georges Ledoux, suivant le bail ci-dessus.

Rue du Moulin St-Just ouest

BV 86, 15.2, jardin dans lequel était anciennement le temple de la religion prétendue réformée, contenant environ 1/2 quart de boisselée, joignant d’un côté au jardin du sieur de Chessé (BV 84), d’un bout à son écurie, d’autre côté à la rue conduisant du carroir Piet au moulin de St-Just sur main droite et d’autre bout au moulin de St-Just, le ruisseau entre deux, de toutes parts les murs entre, et faisant l’angle de la dite rue et du ruisseau;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 9 d, partie de 7 s 6 d dus solidairement avec les propriétaires de BV 84 et 85.

Propriétaires successifs :

- 20 décembre 1687 : Pierre Doré, chirurgien, prend à rente de l’hôpital général de Poitiers, suivant acte passé par Béguier, notaire à Poitiers - Marie Doré, fille du précédent, épouse de Georges Ledoux, notaire et greffier de Chauvigny

- Jérôme Sylvain Ledoux, notaire et procureur de la baronnie, demeurant paroisse St-Just, fils et héritier des précédents, déclare pour le terrier au cens de 9 d, partie de 7 s 6 d dus conjointement et solidairement avec Jacques de Chessé pour BV 84 et Jean Maignon pour BV  85, plus une rente de 40 s à l’hôpital général de Poitiers, suivant acte d’arrentement ci-dessus.

Rue des Trois Rois sud, de la rue Faideau à la rue des Corderies

BV 87, 20.3, maison consistant en dessous, boutique, chambre haute, antichambre, grenier par le dessus, petit jardin derrière de 1/8 de journal, avec puits commun entre le déclarant et Georges Gaudin (BV 94), joignant d’un bout, par le devant, à la rue des Pruniers conduisant du grand château au carroir Piet sur main gauche, d’autre, par le derrière, au jardin de Georges Gaudin (BV 94), d’un côté à la grange du sieur Babaud, procureur fiscal, à cause de la demoiselle Penin, son épouse, au lieu de Fulgent et Catherine Courtois (BV 91), entre laquelle et les jardins du déclarant et du dit Gaudin est la venelle et passage commun entre ces derniers pour sortir dans la dite rue des Pruniers et dans celle de St-Léger, d’autre côté à la maison de François Boulou au lieu de Claude Degoût et sa femme (BV 88);

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 1 d.

Propriétaires successifs :

- Simon Delisle, chapelier - les héritiers ou représentants du précédent vendent à Jacques Ardillaux, maître entrepreneur - 15 juillet 1756 : ce dernier baille à rente à Jean Caillaud, sergettier, et sa femme Marie Courtois, suivant acte passé par Germonneau, notaire

- Jean Caillaud ci-dessus, demeurant paroisse St-Léger, veuf de Marie Courtois, déclare pour le terrier au cens de 1 d, plus une rente de 18 l au sieur Ardillaux, entrepreneur, fils et héritier en partie du bailleur ci-dessus.

BV 88, maison désignée en confrontation de BV 87 ci-dessus et de BV 96, sans indication de fief.

Propriétaires successifs :

- Jacques Gouzon - Louis Guérin et sa femme - Claude Degoût et sa femme - François Couvrat

- François Boulou, tisserand, propriétaire actuel.

BV 89, maison désignée en confrontation de BV 97 et BV 98, sans mention de fief.

Propriétaires successifs :

- Pierre Lévêque, sieur de la Prunerie

- Jeanne Perrain, propriétaire actuelle.

BV 90, maison désignée en confrontation de BV 98, sans mention de fief.

Propriétaires successifs :

- Pierre Lévêque, sieur de la Prunerie

- François Denizon, propriétaire actuel.

Rue du Moulin St-Just est

BV 91, 18.1, maison au carroir Piet, où est planté le poteau de la baronnie, faisant le coin ou angle des deux rues ci-dessous désignées, consistant en plusieurs chambres basses et hautes, greniers par dessus, cabinets, étude, cave, buanderie et autres aisances, avec deux cours séparées par un mur et des "barreaux", dont l’une était anciennement en jardin, au bout de laquelle est un grand bâtiment "en appent" servant actuellement de grange et écurie, fenil par dessus, le tout se tenant, joignant par le devant à la rue conduisant du carroir Piet au carroir de la Corne sur main gauche, ainsi que d’un côté en tournant, et aux cellier et grange du sieur Doré qui anciennement étaient en cuviers appartenant à M. de Chessé Maison Rouge, auparavant venus de Jean Delacroix, charpentier (BV 92), par un angle rentrant sur main gauche au dessous de la dernière cour et par le haut de la grange et écurie, à la grange autrefois en maison de Jean Martineau, marchand, venue de Daniel Boursault (BV 93) et à la maison de Georges Gaudin venue de François Belain, chapelier (BV 94); d’autre côté à la rue conduisant du château au carroir Piet sur main gauche, dans laquelle sont les issues des cours et grange, et d’autre, par le derrière, c’est-à-dire le long de la grange, aux maisons et jardins du dit Gaudin au lieu du dit Belain (BV 94), et de Jean Caillaud sergettier, au lieu de Simon Delisle (BV  87), une petite venelle entre deux, commune aux dits Gaudin et Caillaud, qui réunit les deux rues ci-dessus et permet d’accéder au puits commun des deux hommes qui est dans le jardin de Caillaud;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 1 d.

Propriétaires successifs :

- 1722 : Catherine Courtois, veuve Jean Jouhet, Maurice Jouhet à cause de Louise Courtois, sa femme, et Fulgent Courtois, déclarent au cens de 1 d - 25 août 1747 : Catherine Courtois, veuve en premières noces de Charles Roquet, en secondes de Jean Jouhet, baille à rente à maître Jean Penin, seigneur de la Rivière-aux-Chirets, suivant acte passé par Tribouillard, notaire à Chauvigny, contrôlé et insinué au dit lieu le 26 par Germonneau - 30 octobre 1747 : Charles Courtois et autres héritiers de Louise Courtois, leur tante, baillent à rente au même, suivant acte passé par Germonneau, notaire à Chauvigny, contrôlé par le dit Germonneau

- Charles Babaud, notaire et procureur fiscal de la baronnie, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier à cause de Marie Radégonde Penin, son épouse, fille et héritière en partie de maître Jean Penin ci-dessus, au cens de 1 d, plus, suivant les baux à rente ci-dessus, une rente de 17 l 2 s 4 d aux héritiers et représentants de Catherine Courtois, une rente de 8 l 11 s aux héritiers et représentants de Charles Courtois et autres, plus une rente de 47 s au chapitre, une rente de 8 l en argent, un gâteau d’un boisseau de froment (sic) et d’une livre de beurre, 10 l et deux langues de boeuf, à mademoiselle Roquant, petite-fille et héritière de M. Gobert, seigneur de St-Martin-la-Rivière, d’origine non indiquée.

Rue du Berry est

BV 92, 18.4, grange et cellier contigus, avec fenil au dessus de la grange, le tout en appentis, joignant par le devant à la rue du carroir Piet à celui de la Corne sur main gauche, d’un côté à la maison de maître Babaud (BV 91), d’autre à la grange de Jean Martineau, marchand, venue de Daniel Boursault (BV 93), d’autre, par le derrière, encore à la maison du dit Babaud et à une de ses cours qui autrefois était en jardin;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 2 d.

Propriétaires successifs :

- 1665 : Jean Delacroix, charpentier, déclare au cens de 2 d - Marie Elisabeth Barault, épouse de Charles de Chessé, chevalier, seigneur des Maisons Blanches - Elisabeth de Chessé, fille et héritière en partie des précédents, épouse de René Charles Dupuy, chevalier, seigneur de la Badonnière - 13 décembre 1756 : ce dernier vend à Marie Chevalier, veuve Vincent Rousseau, marchand, suivant acte reçu par Germonneau, notaire à Chauvigny, contrôlé et insinué au dit lieu le même jour par Germonneau, au pied duquel sont les quittances des lods et ventes données à la dite veuve Rousseau par l’évêque et Marot de Luzines, sa fermière, en date des 18 et 19 du même mois

- Georges Doré, notaire et procureur de la baronnie, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier, au cens de 2 d, comme retrayant lignager sur Marie Chevalier.

BV 93, 27.5, grange ci-devant en jardin et anciennement en maison, située rue de St-Léger, joignant d’un côté à la grange du sieur Jean Georges Doré Boitaudière venue de Jean Delacroix, charpentier (BV 92), d’autre côté à la maison de Georges Gaudin, charpentier, venue de François Belain, chapelier (BV 94), par le devant à la dite rue conduisant du carroir Piet à celui de la Corne sur main gauche, par le derrière à la grange de M. Babaud, procureur fiscal de cette baronnie, venue de Louise Courtois et autres (BV 91);

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 1 d.

Propriétaires successifs :

- 1645 : Daniel Boursault, sergent, déclare au cens de 6 d, pour un immeuble comprenant BV 93 et une partie de BV 91 (partie des cours et grange); confusion probable avec BV 96 qu’il déclare au cens de 6 d - 20 septembre 1740 : Maurice Jouhet, tailleur, et Louise Courtois, sa femme, vendent à Joseph Martineau, suivant acte passé par Lévêque, notaire (ce sont probablement ceux de la déclaration de 1722 pour BV 91) - 17 juin 1772 : Jean-Pierre Martineau, prêtre, curé d’Airon, fils du précédent, baille à rente à Jean Martineau, marchand, suivant acte passé par Penot, notaire à Montreuil-Bonnin, contrôlé à Vasles le 22 du dit mois et insinué à Chauvigny le 5 décembre suivant

- Jean Martineau ci-dessus, demeurant aux Barrières, paroisse St-Pierre, déclare pour le terrier au cens de 1 d, conformément au bail à rente ci-dessus; aucune mention de rente due.

BV 94, 20.1, maison sise dans la rue de St-Léger, ayant sa sortie et passage dans la rue des Pruniers (actuelle rue des Trois Rois), consistant en boutique, cellier, avec jardin par derrière de 1/8 de journal, dans partie duquel est une buanderie, avec usage et communauté au puits qui est dans le jardin de Jean Caillaud (BV 87), joignant d’un côté à la grange de Jean Martineau au lieu de Daniel Boursault, sergent (BV 93), et à la grange de M. Babaud, procureur fiscal, à cause de demoiselle Penin son épouse, au lieu de Fulgent et Catherine Courtois (BV  91), d’autre à la maison de Jean Roy dit Gritton au lieu de Martial Barbarin (BV 95), d’un bout, par le devant, à la rue de St-Léger conduisant du carroir Piet à celui de la Corne sur main gauche, et d’autre, par le derrière, au jardin de Jean Caillaud (BV 87) et au coin de la grange du dit Babaud (BV 91), entre laquelle et les jardins des dits Gaudin et Caillaud est la venelle et passage commun entre eux pour sortir en la dite rue des Pruniers conduisant du grand château au carroir Piet sur main gauche;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 1 d.

Propriétaires successifs :

- pour le xviie siècle, voir BV 95 - 1722 : François Belain, chapelier, déclare au cens de 1  d - enfants et héritiers du précédent - maître Louis Delaunay et Marguerite Grivet, son épouse, rentrent en possession sur les précédents, par sentence, faute de paiement des arrérages de rente dus à Marguerite Grivet - 19 août 1745 : Jean René Germonneau, notaire et procureur, et son épouse Marguerite Delaunay, fille des précédents, baillent à rente à Georges Gaudin menuisier, suivant acte passé par Fradin, notaire royal, au pied duquel sont les quittances des lods et ventes dues pour l’amortissement de la rente y mentionnée, données par M. Jolivard, chanoine de St-Pierre de Poitiers, comme ayant charge de l’évêque, en date du 20 février 1771 et de monsieur Delauzon, fermier de la baronnie, en date du 10 mars suivant

- Georges Gaudin ci-dessus, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier au cens de 1 d.

BV 95, 48.1, maison qui anciennement n’en faisait qu’une avec celle de Georges Gaudin (ci-dessus), située rue de St-Léger, consistant en dessous, deux chambres hautes et greniers par dessus, le tout se tenant, joignant par le devant à la dite rue conduisant du carroir Piet à celui de Saint-James sur main gauche, d’un côté à la maison du dit Georges Gaudin, menuisier, venue de François Belain, chapelier, et auparavant de Jean Delacroix (BV 94), par le derrière et d’autre côté aux maison et cellier de Gaspard Bessonnet venus de Daniel Boursault, sergent royal (BV 96);

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 1 d.

Propriétaires successifs :

- 1623 : Jean Delacroix déclare pour un immeuble composant actuellement BV 94 et 95 -  1644 : un autre Jean Delacroix déclare pour le même immeuble - 1663 : Jean Delacroix, charpentier, déclare pour le même immeuble - Pierre Delisle, boucher, propriétaire de BV 95 -  Martial Barbarin, tisserand, donne à Jean Roy, marchand voiturier

- Jean Roy ci-dessus, dit Gritton, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier au cens de 1 d.

La première partie (1623-1663) est douteuse, le notaire se perdant manifestement dans les anciennes déclarations.

BV 96, 48.2, maison consistant en boutique, cave dessous, chambre basse, cellier, deux chambres hautes, antichambre, grenier par le dessus, petite cour, galerie, autre cellier, et jardin de 1/8 de boisselée, l’ensemble joignant par le devant à la rue de St-Léger conduisant du carroir Piet à celui de St-James sur main gauche, d’un côté à la maison de Jean Roy (BV 95) et au jardin de Georges Gaudin venu de Jean Delacroix (BV 94) et aussi au jardin de Jean Caillaud venu de Simon Delisle, chapelier, et Louise Multeau sa femme (BV 87), par le derrière à la maison de François Boulou, tisserand, venue de François Couvrat au lieu de Degoût et auparavant de Louis Guérin et sa femme au lieu de Jacques Gouzon (BV 88), mouvante de (blanc), et d’autre côté au jardin et maison actuellement nommés la Raterie, à Pierre Guérin, venus de Jeanne Grangier, veuve Jean Favre, fille de Gabriel Grangier, et qui a dû appartenir à Pierre Martineau et depuis à Jean Bariteau (BV 97);

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 6 d.

Propriétaires successifs :

- 1623 : Perrette Boursault et les enfants de Jean Boursault et de Paul Boursault, déclarent au cens de 6 d - 1645 : Daniel Boursault, huissier royal, déclare au même cens - les quatre enfants du précédent - 1er août 1708 : deux de ces derniers, Marie Boursault, épouse de Jean Château, marchand à Châtellerault, et Suzanne Boursault, fille majeure, faisant pour eux et leurs cohéritiers, baillent à rente à Claude Degoût, cordonnier, suivant acte passé par Langlois, notaire à Chauvigny

- Gaspard Bessonnet, sergettier, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier, à cause de Marie Anne Degoût, sa femme, fille et héritière de Claude Degoût ci-dessus, au cens de 6 d, plus une rente de 8 l aux demoiselles Boursault, de Châtellerault, et leurs cohéritiers ou représentants de Daniel Boursault, suivant le bail a rente ci-dessus, plus une rente de 25 s à M. de Châteigner, seigneur de Touffou, qui a été reconnue rente seconde foncière par la transaction passée entre M. de Châteigner, évêque de Poitiers, baron de Chauvigny, et M. de Châteigner, seigneur de Touffou, en 1650.

BV 97, 48.3, maison actuellement nommée la Raterie, consistant en chambre basse, chambre haute, galetas et petit grenier au dessus, écurie et petit jardin derrière, de 1/8 de boisselée, au bout duquel est un autre jardin de 1/16 de boisselée, en forme de terrasse, ayant son entrée ou sortie en la rue du château au carroir Piet, que le déclarant prétend n’être pas mouvant de la baronnie mais du fief de (blanc), quoiqu’il soit compris en les confrontations portées par la déclaration de Pierre Martineau ci-après datée, le tout se tenant, joignant d’un bout, par le devant, à la rue de St-Léger conduisant du carroir Piet à celui de St-James sur main gauche, d’un côté aux maison, cour et jardin de Gaspard Bessonnet, venus de Daniel Boursault (BV 96), et à la maison de François Boulou, tisserand, venue de François Couvrat, au lieu de Claude Degoût (BV 88), d’autre bout à la rue conduisant de l’ancien grand château au carroir Piet, et d’autre côté à la maison et appartenances de Jeanne Perrain (BV 89) et aux jardin et maison de Jean Girault, venus de la veuve Jean Favre (BV 98);

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 3 d.

Propriétaires successifs :

La liste fournie par le notaire est incohérente. Celui-ci constate que l’article est grevé d’un cens de 3 d, moitié de 6 d déclarés en 1645 par Jeanne Grangier, fille de Gabriel Grangier et veuve de Jean Favre, pour un immeuble correspondant aux actuelles maisons BV 97 et 98 (voir BV 98). Or il fait également état de la déclaration d’un Pierre Martineau en 1604, au cens de 4 d, dont il donne les successeurs, dans l’ordre suivant :

- Jean Bariteau - 16 janvier 1704 : Jean Doré, procureur au présidial de Poitiers, baille à rente à Pierre Moreau, meunier, suivant acte passé par Ledoux, notaire - 18 décembre 1761 : Joseph Moreau, journalier, fils du précédent, baille à rente à Pierre Guérin, marchand boucher, suivant acte passé par Germonneau, notaire à Chauvigny

- Pierre Guérin ci-dessus, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier au cens de 3  d, plus une rente de 15 l à Joseph Moreau, suivant le bail ci-dessus, plus une rente de 7 l à René Delaveau, meunier du moulin de St-Just, comme acquéreur de M. Compin de la Tour Girard, héritier ou représentant de M. Pignonneau de Beaumarchais. Cette dernière rente correspond-elle au bail de 1704 ?

BV 98, 48.4, maison consistant en dessous, boutique, cellier, chambre haute, antichambre à côté, grenier par dessus, autre chambre par le derrière, avec son escalier, un galetas par dessus et un jardin par derrière, contenant 1/8 de boisselée, au bout duquel est un petit bâtiment en appentis nouvellement construit, avec une petite cave ou caveau sous la maison de Jeanne Perrain (BV 89), le tout se tenant et joignant d’un bout, par le devant, à la rue de St-Léger conduisant du carroir Piet à celui de St-James sur main gauche, d’un côté aux maison et jardin de Pierre Guérin, venus de Bariteau et auparavant de Pierre Martineau (BV 97), d’autre bout aux maisons de Jeanne Perrain (BV 89) et François Denizon (BV 90), venues de Pierre Lévêque, sieur de la Prunerie, et d’autre côté au jardin de François Denizon nommé la Charretterie, venu du dit Lévêque (BV 115), et aux maison et jardin du sieur Louis Champion, brigadier de maréchaussée, à cause de la Roquet sa femme, venus de Pierre et Charles Vaugis et auparavant de Louis et Melchior Doré (BV 99);

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 3 d.

Propriétaires successifs :

- 1645 : Jeanne Grangier, veuve Jean Favre, déclare au cens de 6 d pour BV 97 et 98 -  Paul Girault représentant la précédente pour moitié (BV 98) - Pierre Girault, fils de Paul -  17 août 1715 : François Payen, sieur du Fouillou, avocat au présidial de Poitiers, baille à rente à Nicolas Girault, fournier, et Renée Saumonneau, sa femme, suivant acte passé par Doré, notaire à Chauvigny, y contrôlé et insinué le même jour par Drouillard

- Jean Girault, tisserand, demeurant paroisse St-Léger, fils de Pierre Girault et petit-fils de Nicolas Girault ci-dessus, déclare pour le terrier, au cens de 3 d, pour lui et ses cohéritiers de Nicolas Girault. Pas de mention de rente.

BV 99, 42.4, maison consistant en boutique, petit cellier par derrière, deux chambres hautes et cabinet, grenier par dessus, allée, galerie au dessus, cuvier et petit jardin de 1/8 de journal de bêcheur, le tout se tenant, joignant par le devant à la rue de St-Léger conduisant du carroir Piet à ceux de St-James et de la Corne ainsi qu’au pont de l’Aumônerie, autrement l’hôpital, sur main gauche, d’un côté aux maison et jardin de (blanc) Girault, tisserand (BV  98), venus de Nicolas Girault son père (sic pour "grand-père"), tenus du fief de (blanc), d’autre à la grange et au jardin d’André Quillet, sergettier (BV 100), venus de Pierre et Louis Jolivet (erreur pour Pierre Vaugis), tenus de cette baronnie, par le derrière au jardin de la Charretterie (BV 115) actuellement appartenant à François Denizon, marchand, venu de Pierre Lévêque, sieur de la Prunerie, tenu du fief de (blanc);

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 6 d.

Propriétaires successifs :

- Louis et Melchior Doré (mentionnés seulement à propos d’une confrontation de BV 98) -  1664 : Charles Vaugis déclare au cens de 6 d - 1722 : Pierre Vaugis et son beau-frère Pierre Moreau déclarent au même cens - Marie Vaugis, fille de Pierre Vaugis ci-dessus et nièce de Pierre Moreau, épouse de Pierre Roquet

- Louis Champion, brigadier de la maréchaussée, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier au cens de 6 d, à cause de Jeanne Roquet, sa femme, fille et héritière en partie des précédents.

BV 100, 25.3, grange située en la rue de St-Léger, avec fenil par dessus, petit jardin par derrière de 1/6 de journal de bêcheur, joignant d’une part aux maison et jardin du sieur Champion, brigadier de maréchaussée, à cause de la Roquet sa femme, venue de Pierre Vaugis (BV  99), d’autre à la grange dépendant de la maison de Pierre Guérin, boucher, venue de Jérôme Doré (BV 101), d’autre, par le devant, à la dite rue conduisant du carroir de la Corne à celui de Piet sur main droite, d’autre, par le derrière, au jardin de la Charretterie (BV 115);

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 1 d.

Propriétaires successifs :

- 1722 : Pierre Vaugis et autres déclarent au cens de 1 d (article 1 de la déclaration) -  (blanc) Vaugis, fille de Pierre Vaugis, épouse de Jean Lavergne

- André Quillet, sergettier, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier au cens de 1 d, à cause de Marie Lavergne, sa femme, fille et héritière des précédents.

BV 101, 48.5, maison située en la rue de St-Léger, consistant en cuisine et chambre basse, cellier, chambre haute, petite antichambre à côté, grenier par dessus, écurie et grange servant de "tuerie", petite cour et petit jardin de 1/8 de boisselée, l’ensemble joignant par le devant à la dite rue conduisant du carroir Piet à celui de St-James sur main gauche, d’un côté à la grange d’André Quillet, sergettier (BV 100), venue de Louis Jolivet (erreur pour Pierre Vaugis), d’autre côté à la grange et au jardin de Georges Gaudin, menuisier, venus de François Denizon (BV 102), par le derrière au jardin en terrasse de François Denizon venu du nommé Le Donné et auparavant de Jean Lévêque, sieur de la Prunerie, nommé la Charretterie (BV 115);

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 1 d.

Propriétaires successifs :

- 1645 : Jérôme Doré déclare au cens de 1 d - 1665 : Madeleine Doré, fille du précédent, déclare au même cens - 1723 : Antonin Proust, marchand, déclare au même cens - 7 octobre 1751 : Antoine Proust, fils du précédent, baille à rente à Pierre Guérin, suivant acte passé par Fradin, notaire à Chauvigny

- Pierre Guérin ci-dessus, marchand boucher, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier au cens de 1 d, plus deux rentes suivant le bail ci-dessus : d’une part 11 l à la veuve et aux héritiers d’Antoine Proust, bailleur; d’autre part 13 l au sieur Ledoux, notaire, à cause de la demoiselle Doré, son épouse, héritière de Pierre Doré qui l’était de Madeleine Doré.

BV 102, 20.2, grange et petit jardin par derrière de 1/4 de journal, situés en la rue de St-Léger, joignant d’un côté aux maison et jardin de Pierre Guérin, boucher, au lieu d’Antoine Proust qui était au lieu de Hiérôme Doré (BV 101), les murs entre, d’autre aux maison et jardin d’André Quillet (BV 103) au lieu de Paul Boursault, les murs entre, d’un bout, par le devant, à la dite rue de St-Léger conduisant du carroir Piet à celui de la Corne sur main gauche, d’autre, par le derrière, au jardin nommé le jardin de la Charretterie appartenant à François Denizon (BV 115), le mur de terrasse entre, qui appartient au dit Denizon;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 2 d.

Propriétaires successifs :

- 1663 : Pierre Denizon déclare au cens de 2 d (article 2 de sa déclaration) - Pierre Denizon, marchand - 16 juillet 1752 : Renée Girard, veuve François Denizon, maréchal (fils du précédent), vend à Georges Gaudin, suivant acte passé par Germonneau, notaire, au pied duquel est la quittance des lods et ventes donnée par l’évêque le 16 février suivant

- Georges Gaudin ci-dessus, menuisier, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier, au cens de 2 d, plus une rente de 12 s au chapitre, "en solidité avec André Quillet".

BV 103, 25.2, maison située en la rue de St-Léger, consistant en dessous, boutique, deux chambres hautes, grenier par dessus, et petit jardin par derrière de 1/2 chaînée, joignant d’un côté aux grange et jardin de Georges Gaudin, charpentier, venus de Jean (sic, pour Pierre) Denizon (BV 102), d’autre aux maison et jardin du déclarant ci-dessous, venus de Paul Boursault (BV 104), d’un bout, par le devant, à la dite rue de St-Léger conduisant du carroir de la Corne au carroir Piet, et d’autre bout, par le derrière, au jardin de François Denizon nommé la Charretterie, venu de Pierre Lévêque, sieur de la Prunerie (BV 115);

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 1 d.

Propriétaires successifs :

- Paul Boursault - 1722 : Pierre et Louis Jolivet déclarent au cens de 1 d - Pierre Jolivet, chapelier (peut-être le même que ci-dessus) - Françoise Jolivet, fille et héritière en partie du précédent, épouse de Pierre Perrin, marchand - 29 mars 1775 : les précédents vendent leur part à André Quillet, suivant acte passé par Babaud, notaire, au pied duquel est la quittance des lods et ventes, donnée par mademoiselle de Luzines, fermière de la baronnie, en date du 5  juin suivant

- André Quillet ci-dessus, sergettier, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier au cens de 1 d pour toute la propriété, étant par héritage propriétaire de l’autre partie.

BV 104, 25.1, maison située en la rue de St-Léger, consistant en dessous, boutique, deux chambres hautes, grenier par dessus, avec jardin par derrière de 1/6 de journal, dans le bout duquel est une grange ou écurie nouvellement bâtie, le tout se tenant, joignant d’un côté à une autre maison avec jardin appartenant au déclarant (BV 103), venue de Jolivet et auparavant de Paul Boursault, par le bout du jardin, où est la dite grange, au jardin de la Charretterie à François Denizon, venu de Pierre Lévêque, sieur de la Prunerie (BV 115), d’autre bout, par le devant, à la dite rue de St-Léger conduisant du carroir de la Corne au carroir Piet sur main droite, d’autre côté aux maison, cour et jardin de Clément Gardemaud, perruquier, à cause de la Martineau sa femme, venus de Jonas Gardemaud (BV 105), et aux maisons de Joseph Thévenet, cordonnier, à cause de la Bozier sa femme (BV 113), et de Jean Barbot, journalier (BV  114), une petite fausse rue qui est au bout du four d’Harcourt et en laquelle la dite grange a son entrée, séparant la propriété de ces dernières maisons;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 2 d.

Propriétaires successifs :

- 1644 : Paul Boursault, tailleur, déclare au cens de 2 d

- André Quillet, sergettier, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier, au même cens, comme étant, par représentation de ses auteurs, au lieu de Paul Boursault ci-dessus.

BV 105, 52.1, maison située en la rue de St-Léger, consistant en dessous, petite écurie à côté, deux chambres hautes, deux greniers par dessus, petit emplacement par le derrière qui est actuellement partie en cour et partie en jardin, le tout se tenant et contenant environ 1/4 de boisselée, joignant par le devant à la dite rue de St-Léger conduisant du carroir Piet au carroir de St-James et près de celui-ci, sur main gauche, d’un côté à la maison d’André Quillet, sergettier, venue de Paul Boursault (BV 104), d’autre à la maison de Jacques Lavergne, tailleur d’habits (BV 106), qui appartenait à Balthazar Gardemaud et faisait partie de la présente, ayant appartenu depuis à Hélie Cotreau (non mentionné pour BV 106), par le derrière au jardin de la Charretterie, à François Denizon, venu de Pierre Lévêque, de la Prunerie (BV  115);

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 3 d, partie de 4 d dus en 1645 sur l’ensemble BV  105 et BV 106.

Propriétaires successifs :

- Jean Gardemaud - Jonas Gardemaud, fils du précédent - 1645 : Balthazar Gardemaud, fils du précédent, déclare au cens de 4 d une maison correspondant à BV 105 et BV 106 -  Catherine Gardemaud, fille du précédent, religionnaire fugitive, sur laquelle l’article BV 105 est saisi et confié à "la régie des biens des religionnaires fugitifs" - 21 juillet 1721 : Simon Lélu, directeur de cette régie, baille à rente à Joseph Tribouillard, suivant acte passé par Pironnet, notaire à Poitiers - 31 janvier 1737 : Joseph Tribouillard ci-dessus cède à Jean Martineau, marchand, et sa femme, Françoise Jacquet, suivant acte passé par Germonneau, notaire à Chauvigny

- Clément Gardemaud, maître perruquier, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier, à cause de Françoise Martineau, sa femme, fille et héritière en partie des précédents, au cens de 3 d, plus une rente seconde foncière de 6 l, à Noël, à la régie des biens des religionnaires fugitifs, suivant bail du 21 juillet 1721.

La directe de cette maison et de celle de Lavergne (BV 106) a été reconnue être de la mouvance de la baronnie par Mre Roch François Châteigner, chevalier, seigneur comte de St-Georges, Touffou et autres places, suivant la transaction passée entre lui et Mgr Henri Louis Châteigner de la Roche-Posay, évêque de Poitiers, seigneur baron de Chauvigny, devant Goutière et Chamois, notaires royaux à Poitiers et à Dissay, le 27 janvier 1650, portant rectification de l’aveu de Touffou rendu en 1648.

BV 106, 29.4, maison située en la rue de St-Léger, consistant en dessous, chambre haute par dessus et grenier sur la chambre, joignant par le devant à la dite rue conduisant du carroir de la Corne, et près de celui-ci, au carroir Piet, sur main droite, d’un côté à la maison du sieur Clément Gardemaud, perruquier, à cause de la Martineau sa femme, venue de Jonas et Jean Gardemaud (BV 105), de laquelle la présente faisait partie anciennement, et qui depuis a appartenu à (blanc), par le derrière à la maison de Pierre Quillet, sergettier (BV 112), venue de (blanc), qui était au lieu de (blanc), et d’autre côté à la maison de François Jousselin, sergettier, au lieu de Pierre Bazilly qui était au lieu d’Etienne Mallerand (BV 107);

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 1 d, partie de 4 d dus en 1645 sur l’ensemble BV  105 et BV 106 (voir BV 105).

Propriétaires successifs :

- 1645 : Balthazar Gardemaud déclare avec BV 105 - Renée Genais, veuve René Charron -  René Charron, marchand, fils du précédent

- Jacques Lavergne, tailleur d’habits, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier au cens de 1 d, faisant tant pour lui que pour Marthe Amillet, sa femme, en qualité d’arrentataires du précédent. Pas de précision au sujet du bail à rente.

BV 107, 21.1, maison située au carroir de la Corne, consistant en deux dessous, deux chambres hautes, greniers par dessus, et autres aisances, joignant d’une part à la maison de (blanc) Lavergne (BV 106) au lieu de (blanc) Gazeau (non mentionné pour BV 106), venue de (blanc), d’autre à la rue conduisant du carroir Piet au carroir de la Corne sur main gauche, d’autre à la rue du four d’Harcourt conduisant du dit carroir de la Corne au carroir de St-James, aussi sur main gauche, et faisant l’angle ou coin des dites deux rues, d’autre à la maison de Pierre Quillet venue de François Deshouillières qui était au lieu de Jean Béguier et la Bozier sa femme (BV 112);

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 5 d avec BV 117.

Propriétaires successifs :

- 1604 et 1644 : Etienne Mallerand, chapelier, déclare au cens de 5 d pour cet article et le jardin BV 117 - Pierre Bazilly - 23 novembre 1763 : ce dernier vend à François Jousselin et Jeanne Couvrat, sa femme, suivant acte passé par Germonneau, notaire, à une marge duquel est la quittance des lods et ventes, donnée par mademoiselle de Luzines, fermière de la baronnie, en date du 28 novembre 1774

- François Jousselin ci-dessus, sergettier, demeurant paroisse St-Léger, faisant tant pour lui que pour Jeanne Couvrat, sa femme, déclare pour le terrier au cens de 5 d pour cet article et BV 117.

Rue du Berry ouest

Il n’y a que deux articles déclarés pour cette partie de la rue; leur orientation ne peut être précisée.

BV 108, four de la Salle, désigné en confrontation du numéro suivant comme appartenant à François Giraudeau, fournier, anciennement à Louis Vergneau à cause de Marie Baron, sa femme; fief non indiqué.

BV 109, 41.1, maison située rue de St-Léger, consistant en longue allée ou couloir, grand dessous servant de boutique par le devant, écurie, petit jardin de 1/4 de journal, deux chambres hautes, grenier par dessus, autre petite chambre et cellier au dessous, près le ruisseau, l’ensemble joignant par le devant à la dite rue conduisant du pont de l’Aumônerie et des carroirs de la Corne et de St-James au carroir Piet sur main gauche, d’un côté au four et fournil nommé le four de la Salle, actuellement à François Giraudeau, fournier, anciennement à Louis Vergneau à cause de Marie Baron sa femme (BV 108), par le derrière au ruisseau descendant du moulin des Barrières au moulin de St-Just, sur main droite en suivant son cours, d’autre côté à la maison de l’auberge de la Croix Blanche, appartenant au déclarant, venue d’Andrée Bouilly, veuve d’Isaac Mayaud (BV 110);

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 1 s 3 d.

Propriétaires successifs :

- 1645 : Etienne Huet déclare au cens de 1 s 3 d - 1663 : Andrée Bouilly, veuve Isaac Mayaud, sieur du Charrault, déclare au même cens (article 2 de sa déclaration) - René Charron, marchand, vend à François Girault, menuisier (pas d’autre précision au sujet de cette vente)

- Jean Girault, menuisier, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier au cens de 1  s 3 d, comme fils et héritier en partie de François Girault ci-dessus.

BV 110, 41.2, maison à laquelle pend pour enseigne la Croix Blanche, en la rue de St-Léger, consistant en allée ou couloir, deux boutiques par le devant, plusieurs chambres basses, dessous ou cellier, grange, quatre chambres hautes, greniers par dessus, deux cours dans l’une desquelles, près du ruisseau, est un cellier, chambre au dessus à laquelle on accède par un degré extérieur, le tout se tenant, joignant par le devant à la dite rue de St-Léger conduisant du pont de l’Aumônerie et des carroirs de la Corne et de St-James au carroir Piet sur main gauche, d’un côté à la maison du sieur Jean Girault (BV 109), venue d’Etienne Huet, par le derrière au ruisseau, d’autre côté au jardin de la maison du sieur Roy, huissier royal, au lieu de la dame Lapagerie, venue de la veuve et des héritiers François Ferron (BV 111), déclarée à la dite baronnie en 1644 par Isabelle Phagneau, veuve du dit François Ferron;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 2 s 6 d.

Propriétaires successifs :

- 1643 : Jean Mayaud, sieur du Charrault, déclare au cens de 2 s 6 d - 1663 : Andrée Bouilly, veuve Isaac Mayaud, sieur du Charrault, déclare au même cens - Louis Demoussault, chevalier, sieur des Courtis, héritier de la précédente (en fait d’Isaac Mayaud) - 1er mai 1758 : Marie Jacquemain, veuve du précédent, vend à Jean et François Girault, chacun pour une moitié, suivant acte passé par Brunet, notaire à Poitiers, insinué à Chauvigny le 2 juillet suivant, à la fin duquel est la quittance des lods et ventes, donnée par l’évêque et sa fermière, en date du 24 juillet suivant

- Jean et François Girault ci-dessus, frères, maîtres menuisiers, demeurant paroisse St-Léger, déclarent pour le terrier au cens de 2 s 6 d dus conjointement et solidairement.

BV 111, maison et jardin au sieur Roy, huissier royal, désignés en confrontation de BV  110.

Anciens propriétaires désignés en confrontation :

- 1644 : Isabelle Phagneau, veuve François Ferron, déclare à la baronnie - la dame Lapagerie.

Le notaire ne signale pas pourquoi le sieur Roy ne fait pas de déclaration.

Rue des Barrières

- de la rue du Berry au bas de la rue des Corderies, à gauche

BV 112, 21.3, maison située en la rue du four d’Harcourt, consistant en dessous, chambre haute et grenier par dessus, joignant d’une part à celle de François Jousselin venue d’Etienne Mallerand (BV 107), d’autre, par le devant, à la dite rue du four d’Harcourt conduisant du carroir de la Corne à celui de St-James, sur main gauche, d’autre à celle de Joseph Thévenet et la Bozier sa femme, venue d’Isaac Joly (BV 113), et d’autre, par le derrière, à la cour de la maison de Clément Gardemaud, perruquier, à cause de la Martineau sa femme, venue de (blanc) (BV 105);

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 6 d.

Propriétaires successifs :

- 1647 : François Deshouillières et Léger Béguier déclarent au cens de 6 d - Jean Béguier et la Bobier, sa femme - François Deshouillières - 3 décembre 1763 : Catherine Delacroix, veuve François Barbot, Jean Barbot, journalier, et Marguerite Huet, sa femme, vendent à André Quillet, sergettier, suivant acte passé par Germonneau, notaire, contrôlé le 5, au pied duquel sont les quittances des lods et ventes, données par M. Jolivard, chanoine, comme ayant charge de l’évêque, et par Marot de Luzines, fermière de l’évêque, en date du 19 janvier 1766

- Pierre Quillet, sergettier, demeurant paroisse St-Léger, fils et héritier en partie d’André Quillet, acquéreur ci-dessus, déclare pour le terrier au cens de 6 d.

BV 113, 21.5, maison située en la rue du four d’Harcourt, consistant en deux boutiques, deux chambres hautes, greniers par dessus, grange, l’ensemble joignant d’une part à la maison de Pierre Quillet ci-dessus (BV 112), venue de François Deshouillières, d’autre, par le devant, à la dite rue du four d’Harcourt conduisant du carroir de la Corne au carroir de St-James, sur main gauche, d’autre à la maison de Jean Barbot ci-après (BV 114), venue d’Etienne Amillet, serrurier, et d’autre, par le derrière, au jardin de Clément Gardemaud, perruquier, à cause de la Martineau sa femme, venu de (blanc) (BV 105);

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 2 d.

Propriétaires successifs :

- 1645 : Isaac Joly, marchand, déclare au cens de 2 d - 30 janvier 1725 : Marie Adam, veuve Isaac Joly, baille à rente à Charles Bozier, suivant acte passé par Hélion et Bourdon, notaires à Poitiers, contrôlé le (blanc) - Jean Bozier, fils de Charles Bozier ci-dessus

- Joseph Thévenet, cordonnier, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier, à cause de Catherine Bozier, sa femme, fille et héritière en partie de Jean Bozier ci-dessus, au cens de 2 d, plus une rente de 5 l à une des filles d’Isaac Joly et Marie Adam, qui demeure à Lusignan, suivant le bail de 1725.

BV 114, 21.7, maison située en la rue du four d’Harcourt, consistant en deux dessous, deux chambres hautes, deux petits greniers par dessus, joignant d’une part à la grange de la maison de Joseph Thévenet et Catherine Bozier sa femme (BV 113), cette grange venue d’Etienne Mallerand (non signalé pour BV 113), d’autre, par le devant, à la dite rue conduisant du carroir de la Corne au carroir de St-James, sur main gauche, d’autre au four d’Harcourt qui est le four à ban de la baronnie, une petite rue ou venelle entre, qui va à la grange d’André Quillet (BV 104) et au jardin de François Denizon appelé le jardin de la Charretterie (BV 115), qui est derrière le dit four d’Harcourt, et d’autre, par le derrière, à la dite grange d’André Quillet et à la cour de Clément Gardemaud (BV 105), la dite venelle entre;

paroisse St-Léger, fief baronnie, cens 3 d.

Propriétaires successifs :

- 1665 : Etienne Amillet, serrurier, déclare au cens de 3 d - Pierre Barbot et Denise Deshouillières - François Barbot, fils des précédents

- Jean Barbot, journalier, demeurant paroisse St-Léger, fils du précédent, déclare pour le terrier au cens de 3 d.

BV 115, jardin de la Charretterie, non déclaré, désigné en confrontation de BV 98 à 105 et de BV 114 et 117, avec accès par la venelle désignée BV 114, entre BV 114 et BV 116; présenté comme à François Denizon, venant d’un nommé Le Donné et auparavant de Pierre Lévêque, sieur de la Prunerie; fief non indiqué.

BV 116, four à ban de la baronnie appelé four d’Harcourt, désigné en confrontation de BV  114 et de BV 117.

BV 117, 21.2, petit jardin de 1/4 de journal de bêcheur, au dessus du puits de l’Age, près le four à ban d’Harcourt, joignant d’un côté au pignon du dit four d’Harcourt et au plan de celui-ci sur lequel est son entrée, d’un bout au jardin des enfants de Charles Ruisseau venu de René Gaudin, chanoine (BV 118), dans lequel est le puits de l’Age, d’autre côté à la rue conduisant des Pruniers au carroir de St-James sur main droite et d’autre bout au jardin de la Charretterie appartenant à François Denizon, venu de Jean Lévêque, sieur de la Prunerie (BV  115);

paroisse St-Léger, fief baronnie (mais dit mouvant de l’Age dans la déclaration de René Ruisseau ci-dessous), cens 5 d pour cet article et BV 107.

Propriétaires successifs :

- voir BV 107.

- François Jousselin, sergettier, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier au cens ci-dessus.

BV 118, 52.4, petit jardin clos de murs, de 1/12 de boisselée, dans un coin duquel, par le haut, est un puits vulgairement nommé le puits de l’Age, situé sur le carroir du fief de l’Age en cette ville, près le four à ban d’Harcourt, joignant d’une part, par le haut, à la rue de la Ribauderie formant une terrasse au dessus du dit jardin, conduisant de l’endroit nommé les Pruniers au dit carroir du fief de l’Age et aux Barrières, sur main droite, d’autre au jardin de François Jousselin, sergettier, mouvant du fief de l’Age (BV 117), d’autre, par le bas, à la rue conduisant du four à ban d’Harcourt aux Barrières et à la porte Coppin sur main gauche, et d’autre part, en arrondissant, au dit carroir du fief de l’Age sur lequel on prétend que les assises de ce fief ont accoutumé se tenir;

paroisse St-Léger, fief de l’Age, cens 2 d.

Propriétaires successifs :

- 1622 et 1643 : René Gaudin, prêtre, chanoine de Saint-Pierre, déclare au cens de 2 d -  (blanc) Auchatraire (il s’agit de Jean) - Jean Lévêque, à cause de sa femme, et autres héritiers du précédent - 7 janvier 1750 : les précédents vendent à René Delaveau, meunier, suivant acte passé par Germonneau, notaire à Chauvigny - 1765 : Charles Ruisseau, voiturier, déclare au même cens, à cause de Renée Ripoteau, sa femme

- René Ruisseau, laboureur, demeurant paroisse St-Pierre, fils et héritier en partie des précédents, faisant tant pour lui que pour Marie Ruisseau, sa soeur et cohéritière, déclare pour le terrier au cens de 2 d.

- de la rue du Berry au bas de la rue des Corderies, à droite

BV 119, 52.2, maison et appartenances, nommée la maison de St-James, située en la rue du four d’Harcourt, consistant en boutique, cour à l’entrée, salle, cuisine, décharge à côté, cuvier, grange, plusieurs hautes chambres, greniers par dessus, jardin par derrière de 1 boisselée, mesure de la baronnie, situé paroisse St-Léger et partie paroisse St-Pierre, avec une buanderie sur le bord du ruisseau, le tout se tenant, joignant d’un bout, par le devant, à la rue du four à ban d’Harcourt conduisant du carroir de St-James au carroir de la Corne, en allant en la rue de St-Just et au pont de l’Aumônerie, sur main gauche, la dite maison faisant l’angle ou coin des dites deux rues sur le carroir de St-James, et, du même dernier côté, à un petit jardin à (blanc) Quillet, huissier de la baronnie, et au ruisseau descendant des moulins des Barrières au moulin de St-Just sur main droite, et d’autre bout, par le derrière du jardin, au bas moulin des Barrières, un passage pour aller au dit ruisseau entre, sur main droite, et, d’autre côté du dit jardin, à la basse rue des Barrières, conduisant du four à ban d’Harcourt à la porte Coppin, sur main droite;

paroisse St-Léger, sauf une partie du jardin comme dit ci-dessus; fief de l’Age, réuni pour une moitié à la baronnie, l’autre moitié appartenant aux enfants et héritiers de la dame Demoussault, veuve Lefrançois, seigneur des Courtis; cens 4 d, partie de 6 d dus pour l’ensemble BV 119, 120 et 121.

Propriétaires successifs :

- 1722 : Jean Gaspard Bruneau, prêtre, chanoine de Saint-Pierre, déclare à l’évêque, au cens de 6 d, pour l’ensemble constitué par BV 119, 120 et 121 - 8 novembre 1760 : Jean Joseph Doré, notaire de la baronnie de Verrières, cède l’ensemble BV 120 et 121 à André Quillet, sergettier, suivant acte passé par Germonneau, notaire - 1765 : Jean Antoine de Bremiers de la Nivoire, bourgeois, déclare à la dite dame veuve Lefrançois, seigneur des Courtis, pour BV 119, à cause de sa femme, Fleurence Bruneau, héritière et donataire de Jean Gaspard Bruneau, chanoine, ci-dessus - Anne-Fleurence, Thérèse, Jean-Antoine, Jean et Jérôme de Bremiers, enfants et cohéritiers des précédents

- Jean-Baptiste Bourit, marchand, demeurant au village de Chaumont, dans la paroisse de St-Georges d’Archigny, déclare pour le terrier, au cens de 4 d, partie de 6 d dus pour l’ensemble BV 119, 120 et 121, plus une rente de 13 boisseaux de froment aux administrateurs de l’hôpital, partie de 20 boisseaux dus également sur l’ensemble BV 119, 120 et 121, à cause de sa femme Anne-Fleurence de Bremiers ci-dessus, faisant tant pour lui au dit nom que pour Thérèse, Jean-Antoine et Jean de Bremiers, frères et soeurs de sa femme, chacun pour 1/5; Jacques Ardillaux, maître entrepreneur, qui détient la part de Jérôme de Bremiers, perruquier à Poitiers, en qualité d’acquéreur, ne fait pas de déclaration pour cet article.

BV 120, 52.3, petite maison, en la rue du four d’Harcourt, qui anciennement faisait partie de celle de St-James, consistant en chambre basse, grenier par dessus, cuvier, jardin de 1  journal, joignant par le devant à la dite rue conduisant du carroir de St-James au four d’Harcourt et à la porte Coppin sur main droite, d’un côté et par le derrière aux maison et jardin de St-James appartenant au sieur Bourit et au sieur Ardillaux (BV 119) et d’autre côté à la teinturerie et au jardin d’André Quillet (BV 121), sergettier, qui anciennement faisait aussi partie de la dite maison de St-James;

paroisse St-Léger, fief de l’Age, cens 1 d, partie de 6 d dus pour l’ensemble BV 119, 120 et 121.

Propriétaires successifs :

- 1722 : Jean Gaspard Bruneau, prêtre, chanoine de Saint-Pierre, déclare à l’évêque, au cens de 6 d, pour l’ensemble constitué par BV 119, 120 et 121 - 8 novembre 1760 : Jean Joseph Doré, notaire de la baronnie de Verrières, cède l’ensemble BV 120 et 121 à André Quillet, sergettier, suivant acte passé par Germonneau, notaire - 1760 : André Quillet, ci-dessus, baille à rente BV 120, le présent article, à Joseph Barbot

- Joseph Barbot ci-dessus, journalier, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier, au cens de 1 d comme ci-dessus, plus une rente de 4 boisseaux de froment aux administrateurs de l’hôpital, partie de 20 boisseaux dus pour l’ensemble BV 119, 120 et 121, plus une rente de 18 l à André Quillet en raison du bail de 1760.

BV 121, 25.4, jardin de 1/4 de boisselée, joignant de deux parts à la rue du four d’Harcourt conduisant du carroir de la Corne et du dit four aux Barrières, sur main droite, lequel faisant l’angle ou coin de la dite rue près du four d’Harcourt et du carroir de St-James, la dite rue entre (sic), d’autre part à un petit bâtiment et appartenances de Joseph Barbot (BV 120) qui, par représentation de ses auteurs (sic, en contradiction avec BV 120), est au lieu du sieur Bruneau, et d’autre, par le derrière, aux jardins des héritiers ou représentants du sieur de Bremier (BV  119), qui, aussi, était au lieu du sieur Bruneau, chanoine, dans lequel jardin sont actuellement construites une teinturerie et une écurie avec fenil par dessus;

paroisse St-Léger, fief de l’Age, cens 1 d, faisant partie de 6 d dus sur l’ensemble de la maison de St-James (BV 119, 120 et 121).

Propriétaires successifs :

- 1722 : Jean Gaspard Bruneau, prêtre, chanoine de Saint-Pierre, déclare à l’évêque, au cens de 6 d, pour l’ensemble constitué par BV 119, 120 et 121 - 8 novembre 1760 : Jean Joseph Doré, notaire de la baronnie de Verrières, cède l’ensemble BV 120 et 121 à André Quillet, sergettier, suivant acte passé par Germonneau, notaire - 1760 : André Quillet, ci-dessus, baille à rente BV 120 à Joseph Barbot, en conservant BV 121, le présent article

- André Quillet ci-dessus, sergettier, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier, au cens de 1 d comme ci-dessus, plus une rente de 3 boisseaux de froment aux administrateurs de l’hôpital, partie de 20 boisseaux dus sur l’ensemble BV 119, 120 et 121.

- de l’abreuvoir du moulin bas au moulin haut

BV 122, 27.8, maison consistant en deux dessous, chambre haute, grenier par dessus et autre petit grenier à côté, joignant d’une part, par le devant, à la rue des Barrières conduisant du four d’Harcourt et du carroir St-James à la porte Copain et au haut moulin des Barrières, sur main droite, d’autre au jardin des héritiers ou représentants du sieur de Bremiers de la Nivoire (BV 119), dépendant de la maison de St-James, une espèce d’abreuvoir situé à la chute de l’eau du moulin entre deux, et à cet abreuvoir, d’autre à la maison du sieur Coulon ci-après (BV 123), la venelle du bas moulin entre deux, à droite, d’autre, par le derrière, au bas moulin des Barrières;

paroisse St-Pierre, fief baronnie, cens 1 d.

Propriétaires successifs :

- 1645 : Jeanne Deshouillières, veuve Jean Tiffaillas, déclare au cens de 1 d - 8 mars 1778  : Michel Coulon, marchand, baille à rente à Louis Delétang et sa femme, suivant acte passé par Bouchaud, notaire, insinué le 14 du dit mois par Doré

- Louis Delétang ci-dessus, journalier, demeurant aux Barrières, paroisse St-Pierre, faisant tant pour lui que pour sa femme Jeanne Barbarin, déclare pour le terrier au cens de 1 d, plus une rente de 30 l à Michel Coulon bailleur, plus une rente de 25 s au chapitre.

BV 123, 27.9, maison consistant en chambre basse, grenier par dessus, petite grange et grenier par dessus, joignant par le devant à la rue des Barrières conduisant du four d’Harcourt à la porte Coppin sur main droite, d’un côté à la maison ci-devant en tannerie de Jean Dupleix, maçon (BV 124), qui est enclavée dans le coin de celle-ci, sur le bord du ruisseau, et à la maison de Louis Delétang venue de la veuve Tiffaillas (BV 122), la ruelle du moulin entre deux sur main gauche, d’autre côté à la maison de la veuve Esneau (BV 125), par le derrière au ruisseau d’entre les deux moulins des Barrières, sur main droite;

paroisse St-Pierre, fief baronnie, cens 8 d.

Propriétaires successifs :

- 1644 : Pierre Gayet et Jean Amillet déclarent au cens de 8 d - Jean Caillaud, gendre de Pierre Gayet - 9 janvier 1779 : Michel Perrin, sabotier, et Jeanne Blanchard, sa femme, à cause d’elle, vendent à Pierre Coulon le jeune, suivant acte passé par Chardon, notaire

- Pierre Coulon le Jeune ci-dessus, marchand, demeurant paroisse St-Just, déclare pour le terrier au cens de 8 d.

BV 124, 36.3, petite maison anciennement en tannerie, située au lieu des Barrières, consistant en dessous, chambre, galetas par le dessus, joignant d’une part au bas moulin des Barrières, l’allée et porche de celui-ci étant au-dessous de partie de la dite maison, d’autre, de deux parts, à la maison du sieur Pierre Coulon le Jeune (BV 123) qui composait anciennement celle de Pierre Gayet et de Jean Amillet, et d’autre, par le derrière, au bassin du bas moulin venant du haut moulin du dit lieu, sur main droite en suivant le cours du ruisseau d’entre les dits deux moulins;

paroisse St-Pierre, fief de l’Age, cens 3 d.

Propriétaires successifs :

- Laurent et Pierre Joly - 1644 : Etienne Mallerand, chapelier, déclare à l’évêque au cens de 3 d - 1765 : Marie-Anne Bouchaud, veuve Louis de Lussac, déclare à la dame veuve des Courtis, au même cens - 5 avril 1766 : la même baille à rente à Jean Dupleix, maçon, et à sa femme, suivant acte passé par Ledoux, notaire

- Jean Dupleix ci-dessus, maçon, demeurant aux Barrières, paroisse St-Pierre, faisant tant en son nom que pour Françoise Raimpault, sa femme, déclare pour le terrier, au cens de 3 d, plus une rente de 6 l à Marie-Anne Bouchaud, suivant bail à rente ci-dessus.

BV 125, 36.2, petite maison située aux Barrières, consistant en deux dessous, chambre et grenier par dessus, avec petit jardin par derrière, joignant par le devant à la basse rue des Barrières conduisant du four d’Harcourt et du carroir St-James à la porte Coppin, sur main droite, d’un côté à la maison de Pierre Coulon le Jeune, marchand (BV 123), venue de Pierre Gayet, qui depuis a appartenu à Jean Caillaud son gendre, d’autre côté à la maison de Michel Perrin venue de Rat et qui, depuis, a appartenu à Nicolas Castuble son gendre (BV 126), par le derrière au ruisseau d’entre les deux moulins;

paroisse St-Pierre, fief de l’Age, cens 3 d.

Propriétaires successifs :

- Moïse Paisay - 1665 : Gabriel Boyer, marchand, déclare à l’évêque au cens de 3 d -  celui-ci baille à rente à (blanc) Deshouillières - (blanc) Deshouillières ci-dessus baille à rente à René Esneau, mari de la déclarante Catherine Chauvin - 1765 : René Esneau, fils des précédents, déclare à la dame veuve des Courtis, au même cens

- Catherine Chauvin ci-dessus, veuve René Esneau, chapelier, demeurant aux Barrières, paroisse St-Pierre, déclare pour le terrier, comme aïeule et gérant les biens des enfants mineurs de ses enfants : feu Louis Esneau, chapelier, et feue Marie Esneau mariée à Paul Rousseau, tisserand, au cens de 3 d, plus une rente de 8 l au sieur Doré, contrôleur, à cause de la demoiselle Boyer, sa femme, héritière de Gabriel Boyer.

BV 126, 36.1, maison consistant en deux dessous, deux chambres et greniers par dessus, avec petit jardin derrière, joignant par le devant à la basse rue des Barrières, d’un côté à la maison de la veuve Esneau venue de Gabriel Boyer, marchand, qui était au lieu de Moïse Paisay (BV 125), par le derrière au ruisseau d’entre les deux moulins, d’autre côté à une des tanneries de Michel Coulon, marchand, venue de Jean Roy et auparavant de Pierre de Bremiers qui la tenait d’Isaac Chaigneau (BV 127);

paroisse St-Pierre, fief de l’Age, cens 4 d.

Propriétaires successifs :

- 1645 : Jean Rat déclare à l’évêque au cens de 4 d - Nicolas Castuble, gendre du précédent - François Blanchard, chapelier - Jeanne Blanchard, nièce et héritière du précédent -  1765 : Jean Deshouillières, mari de la précédente, déclare à madame Demoussault, veuve Lefrançois, seigneur des Courtis, au même cens

- Michel Perrain, sabotier, demeurant aux Barrières, paroisse St-Pierre, déclare pour le terrier au cens de 4 d, à cause de Jeanne Blanchard ci-dessus, sa femme, auparavant veuve de Jean Deshouillières.

BV 127, 23.5, tannerie, située aux Barrières, joignant d’un côté à la maison de la veuve et des héritiers de Jean Deshouillières (BV 126), d’autre côté à une autre tannerie du déclarant venue du sieur Nau, chanoine de Morthemer (BV 128), d’un bout, par le devant, à la rue conduisant du four d’Harcourt et du carroir de St-James au haut moulin des Barrières et à St-Savin, sur main droite, et d’autre bout, par le derrière, au ruisseau;

paroisse St-Pierre, fief baronnie, cens 2 d, pour cet immeuble et BV 139.

Propriétaires successifs :

- Isaac Chaigneau - Pierre de Bremiers - 1722 : Jean Roy déclare pour BV 127 et 139, au cens de 2 d - André Richard, marchand tanneur, et Jean Vaugis, chamoiseur, vendent à Michel Coulon, suivant acte passé par Germonneau, notaire, dont la date n’est pas indiquée

- Michel Coulon ci-dessus, marchand, demeurant paroisse St-Just, déclare pour le terrier au cens de 2 d.

BV 128, 23.4, tannerie dans laquelle il y a actuellement une grange en devant et une petite tannerie par le derrière, le tout sous le même "fait", joignant d’un côté à une autre tannerie de l’avouant venue de Jean Vaugis (BV 127), d’un bout, par le devant, à la rue, d’autre côté au jardin de Georges Chevalier au lieu de son père (BV 129), et d’autre bout, par le derrière, au ruisseau;

paroisse St-Pierre, fief de l’Age, cens 2 d.

Propriétaires successifs :

- le sieur Nau, chanoine de Morthemer - Joseph Roquet vend à Michel Coulon (aucune mention de date), "pour quoi le dit sieur Coulon paya les lods et ventes à M. Jolivard, chanoine à Poitiers, faisant pour l’évêque, le 19 novembre 1765, et à madame des Courtis dans le même temps, comme dame de moitié du fief commun de l’Age"

- Michel Coulon ci-dessus, marchand, demeurant paroisse St-Just, déclare pour le terrier, au cens de 2 d.

Le notaire a laissé en blanc la place qu’il réserve toujours pour mentionner les anciennes déclarations.

BV 129, 33.2, jardin de 1/12 de boisselée, joignant d’un côté à une des tanneries de Michel Coulon venue du sieur Nau, chanoine de Morthemer (BV 128), par le devant à la rue des Basses Barrières, d’autre côté au jardin de Joseph Pouty venu de (blanc) (BV 130) et par le derrière au ruisseau d’entre les deux moulins des Barrières;

paroisse St-Pierre, fief de l’Age, cens 2 d.

Propriétaires successifs :

- 1722 : Georges Chevalier, chapelier, et autres déclarent à l’évêque, au cens de 2 d -  Georges ou Pierre Georges Chevalier, chapelier, fils et héritier du précédent - 1765 : déclaration à la dame Demoussault, veuve du seigneur des Courtis (le nom du déclarant n’est pas indiqué)

- Françoise De Saugé, veuve Pierre Georges Chevalier ci-dessus, demeurant paroisse St-Just, déclare pour le terrier, au cens de 2 d, faisant pour et au nom de mère et tutrice naturelle de ses enfants.

BV 130, 32.3, jardin en "longère", de 1/4 de journal de bêcheur, situé aux Basses Barrières, dans lequel étaient anciennement des bâtiments dont il paraît des vestiges, joignant d’un côté au jardin de la veuve et des héritiers de Georges Chevalier, chapelier (BV 129), d’autre côté à la maison et au jardin de Jacques Pinot, meunier, venue de François Raimpault (BV  131), d’un bout à la basse rue des Barrières, d’autre au ruisseau d’entre les deux moulins;

paroisse St-Pierre, fief de l’Age, cens 3 d pour BV 130, 160 et 168.

Propriétaires successifs :

- 1722 : Jacques André, dit Beurblanc, déclare à l’évêque au cens de 3 d pour BV 130, 160 et 168, à cause de sa femme, Jeanne Barbot - 1765 : Pierre Guillemet déclare à la dame Demoussault, veuve Lefrançois, seigneur des Courtis, au même cens, pour les mêmes immeubles, à cause de sa femme (blanc) André, fille de Jacques ci-dessus - Jean Guillemet, fils de Pierre Guillemet ci-dessus, mari de Jeanne Pouzet

- Joseph Pouty, tailleur d’habits, demeurant aux Barrières, paroisse de St-Pierre, déclare pour le terrier, au cens de 3 d, à cause de sa femme Jeanne Pouzet ci-dessus, auparavant veuve de Jean Guillemet.

BV 131, 31.4, maison située aux Barrières, consistant en deux dessous, deux chambres hautes, grenier par dessus, petite buanderie en appentis, avec petite cour et petit jardin au bout d’environ 1/2 journal de bêcheur, joignant par le devant à la basse rue des Barrières, d’un côté au jardin des enfants de Joseph Pouty à cause de feue Marie-Anne Guillemet leur mère (sic, en réalité aux enfants de Jeanne Pouzet, femme de Joseph Pouty), lequel était anciennement en fondis (BV 130), d’autre côté au jardin et à une place à fumier du sieur Jean Martineau qui anciennement étaient des fondis (BV 132), par le derrière au ruisseau d’entre les deux moulins des Barrières, sur main droite de celui-ci en suivant son cours;

paroisse St-Pierre, fief de l’Age, cens 4 d.

Propriétaires successifs :

- 1722 : François Raimpault, tisserand, déclare à l’évêque au cens de 4 d - 18 mars 1754 : Jacques Rousseau, tisserand, et Andrée Rideau, sa femme, et Pierre Guillemet, veuf de (blanc), tant en son nom que de père et tuteur naturel de ses enfants mineurs, Marie et Jean Guillemet, vendent à Jacques Pinot, suivant acte passé par Germonneau, notaire, "et comme l’avouant a égaré ou perdu les quittances des lods et ventes dues pour raison des dits contrats d’acquêt, à lui données en 1765 par la dame veuve des Courtis et la dame veuve de Luzines, fermière de la baronnie, il a affirmé la sincérité du paiement des lods et ventes" - 1765 : Jacques Pinot ci-dessus déclare à la dame veuve des Courtis au cens de 4 d

- Jacques Pinot ci-dessus, meunier, demeurant aux Barrières, paroisse St-Pierre, déclare pour le terrier au cens de 4 d, plus une rente seconde foncière de 5 l à mademoiselle Roquant, dame de St-Martin-la-Rivière, suivant l’acte de vente ci-dessus.

BV 132, 27.2, petit jardin clos de murs, contenant environ 1/8 de boisselée, avec place à fumier y joignant d’environ 1/12 de boisselée, situé en face de la maison du déclarant (BV  142), joignant d’une part à la rue, d’autre au haut moulin des Barrières, une petite venelle entre deux, "et faisant le tour ou coin ou angle pour aller sur la chaussée du moulin", d’autre à la maison et appartenances de Jacques Pinot, meunier (BV 131), et d’autre au ruisseau descendant du dit haut moulin;

paroisse St-Pierre, fief de l’Age, cens 2 d pour cet immeuble, BV 140 et BV 142, plus 6 d pour l’ancienne maison de l’Age, réunie à la maison BV 142, le tout faisant 8 d.

Propriétaires successifs :

- 1735 : Jean Jacquet déclare - Françoise Jacquette, fille du précédent et de Françoise Courtois, épouse de Jean Martineau

- Jean Martineau, marchand, demeurant aux Barrières, fils et héritier des précédents, déclare au cens de 8 d pour le tout.

- du bas de la rue des Corderies à la venelle descendant au moulin bas

BV 133, 21.4, petit emplacement de terrain vague, de 1 chaînée, au carroir de St-James, joignant d’un côté à la rue conduisant du four à ban d’Harcourt et du carroir de St-James aux Barrières, sur main gauche, d’un bout à celle conduisant du dit carroir aux Pruniers, sur main droite, et faisant l’angle des deux rues sur le dit carroir, près le puits de l’Age, d’autre coté au jardin de Jean Lévêque (BV 156), une petite rue ou venelle allant du dit carroir à (blanc) entre deux, sur main droite, d’autre bout à la grange nouvellement bâtie de Jacques Rousseau qui était ci-devant en jardin (BV 134);

paroisse St-Pierre, fief de l’Age, cens 3 d.

Propriétaires successifs :

- 1er avril 1766 : Marie-Adélaïde Demoussault, veuve Louis Lefrançois, chevalier, seigneur des Courtis, dame de moitié du fief de l’Age, faisant tant pour elle que pour l’évêque, baille à André Quillet, au devoir de 3 d, suivant acte passé par Germonneau, notaire, contrôlé le 2

- Pierre Quillet, sergettier, fils du précédent, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier, au cens de 3 d.

BV 134, 36.4, maison située aux Barrières, consistant en deux dessous, deux chambres au dessus, greniers par dessus, avec petite cour par le devant, jardin à côté de 1/4 de journal et grange avec fenil par le dessus, nouvellement construite dans le bout et partie du jardin, l’ensemble joignant par le devant, qui est d’un côté, à la basse rue des Barrières, d’un bout, où est la grange, à un emplacement vague pris à cens et rente par Pierre (erreur pour André) Quillet, sergettier, des seigneurs du fief de l’Age (BV 133), à l’endroit où se tiennent les foires aux moutons, d’autre bout à la maison et cour de Pierre Gazeau Fontaine au lieu de Jean Thévenet qui était au lieu des Gaudin (BV 135), d’autre côté, par le derrière, à la petite rue ou venelle conduisant du puits de l’Age et du four d’Harcourt aux Hautes Barrières, sur main droite;

paroisse St-Pierre, fief de l’Age, cens 3 d pour cet article et le jardin BV 157.

Propriétaires successifs :

- 1722 : Andrée Coudreau, veuve Louis Rideau, déclare à l’évêque au cens de 3 d, pour cet article et le jardin BV 157 - Jean Rideau, fils des précédents - Andrée Rideau, fille du précédent, épouse de Jacques Rousseau - 1765 : ce dernier déclare à la dame veuve des Courtis, au même cens, pour les mêmes immeubles

- Jacques Rousseau ci-dessus, tisserand, demeurant aux Barrières, paroisse St-Pierre, veuf en premières noces d’Andrée Rideau, déclare pour le terrier au cens de 3 d, pour cet article et BV 157.

BV 135, 30.4, maison en la rue des Barrières, consistant en dessous, chambre haute, grenier par dessus, cour, écurie, ballet et petit jardin de 1 chaînée, joignant par le devant à la dite rue, d’un côté à la maison de Jacques Rousseau, tisserand, au lieu de (blanc) Rideau (BV  134), d’autre à la petite rue ou venelle montant de la rue des Barrières à celle ci-après et aux masures du grand château, sur main gauche, et d’autre, par le derrière, à la petite rue ou venelle conduisant du four d’Harcourt aux Hautes Barrières, sur main droite;

paroisse St-Pierre, fief de l’Age, cens 6 d à la recette du fief commun de l’Age, dont une moitié appartient à l’évêque et l’autre aux héritiers de feue dame veuve Lefrançois, seigneur des Courtis.

Propriétaires successifs :

- les Gaudin - 1722 : Jean Thévenet, voiturier, déclare à l’évêque, au cens de 6 d - 3 octobre 1754 : le précédent vend à René Boyer, suivant acte passé par Germonneau, notaire, quittancé pour les lods et ventes par le notaire commissaire au terrier - 1765 : Pierre Gazeau déclare à la dite dame, au même cens

- Pierre Gazeau ci-dessus, marchand, demeurant paroisse St-Just, déclare pour le terrier au cens de 6 d, à cause de sa femme Marguerite Boyer.

- de la venelle descendant au moulin bas à l’impasse des Barrières

BV 136, 35.2, grange nouvellement construite avec fenil par dessus et appentis par derrière consistant en cellier et petite chambre par dessus, le tout se tenant qui ci-devant était en fondis et anciennement aussi en grange, joignant d’une part, par le devant où est la grange, à la basse rue des Barrières, d’un côté à la petite rue ou venelle montant du bas moulin des Barrières aux masures de l’ancien grand château, sur main droite, et faisant l’angle des deux rues, d’autre part, par le derrière, au petit bâtiment et jardin des mineurs et héritiers Jean Delaveau, venus de Jacques Denizon (BV 166) et d’autre côté à la grange du sieur Chardon, notaire et procureur, à cause de la demoiselle Le Donné son épouse, venue de Jean Rat (BV  137);

paroisse St-Pierre, fief de l’Age, cens 5 d.

Propriétaires successifs :

- 1645 : Louis et Melchior Doré et les enfants Antoine Forgier déclarent à l’évêque, comme baron de Chauvigny, au cens de 6 d (sic) - Etienne Godet - Jean Martineau, journalier, vend à Marie Chevalier (date non mentionnée) - 1765 : Marie Chevalier ci-dessus déclare à madame Demoussault, veuve Lefrançois, seigneur des Courtis, au cens de 5 d

- Nicolas Rousseau, marchand, demeurant au faubourg de l’Aumônerie, paroisse St-Just, fils et héritier en partie de Vincent Rousseau et Marie Chevalier ci-dessus, déclare pour le terrier, au cens de 5 d, plus une rente de 10 s au chapitre de Saint-Pierre, assise sur l’appentis.

BV 137, 44.1, grange avec fenil au dessus, anciennement en fondis, joignant par le devant à la basse rue des Barrières, d’un côté à la grange de Nicolas Rousseau venue de Louis et Melchior Doré et les enfants Antoine Forgier (BV 136), par le derrière à un petit bâtiment et jardin des enfants et héritiers de Jean Delaveau (BV 166) et d’autre côté à la grange anciennement en maison de Jacques Pinot, meunier, venue de François Lélu à cause de Catherine Legeron sa femme, fille d’Andrée Amillet qui était au lieu de Mathurin Amillet (BV 138);

paroisse St-Pierre, fief de l’Age, cens 2 d.

Propriétaires successifs :

- 1623 : Jean Rat déclare au cens de 2 d - 1645 : Jean Rat, le même ou son successeur, déclare au même cens - Louis Moreau - Jean Le Donné - Marie-Anne Le Donné, fille et héritière du précédent, femme de Joseph Chardon - 1765 : Joseph Chardon ci-dessus déclare à la dame Demoussault, veuve Lefrançois, seigneur des Courtis, au même cens

- le même Joseph Chardon, notaire et procureur de la baronnie, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier au cens de 2 d, à cause de son épouse ci-dessus.

BV 138, 31.5, grange avec "plancher" par le dessus, qui anciennement était en maison, avec petit jardin par derrière de 1/4 de journal, joignant par le devant à la basse rue des Barrières, d’un côté à la grange du sieur Chardon, notaire, à cause de la demoiselle Le Donné son épouse (BV 137), et à celle des enfants et héritiers de Jean Delaveau qui étaient au lieu de Jacques Denizon (BV 166), d’autre côté aux maisons et jardins du sieur Michel Coulon (BV 139) et de Joseph Naslet (BV 167), et par le derrière à la petite rue ou venelle conduisant du four d’Harcourt aux Hautes Barrières sur main droite;

paroisse St-Pierre, fief de l’Age, cens 4 d.

Propriétaires successifs :

- Mathurin Amillet - Andrée Amillet - Catherine Legeron, fille de la précédente, femme de François Lélu - 5 avril 1759 : Catherine Delacroix, veuve François Barbot, vend à Jacques Pinot, meunier, suivant acte passé par Germonneau, notaire - 1765 : l’acquéreur ci-dessus déclare à la dame veuve des Courtis, au cens de 4 d

- le même Jacques Pinot, demeurant aux Barrières, paroisse St-Pierre, déclare pour le terrier au même cens.

BV 139, 23.6, petite maison, au lieu des Barrières, consistant en dessous, chambre basse, grenier par dessus, avec petit jardin par derrière, de 1/2 mesure de terre, joignant par le devant à la rue conduisant du four d’Harcourt au haut moulin des Barrières et à St-Savin, sur main gauche, d’un côté à la maison servant actuellement de grange de Jacques Pinot (BV  138), par le derrière au jardin en terrasse de Joseph Nâlet (BV 167) et d’autre côté à la grange de Jean Martineau, marchand, venue de Jean Jacquet (BV 140);

paroisse St-Pierre, fief baronnie, cens 2 d pour cet article et BV 127.

Propriétaires successifs :

- voir BV 127. D’autre part, cet immeuble est désigné deux fois en confrontation comme ayant appartenu à François Blanchard.

- Michel Coulon, marchand, demeurant paroisse St-Just, déclare pour le terrier au cens de 2 d comme ci-dessus.

BV 140, 27.3, grange, joignant d’une part, par le devant, à la rue des Barrières conduisant du four d’Harcourt à la porte Coppin, sur main gauche, d’autre à la maison du sieur Coulon, marchand (BV 139), venue de François Blanchard (non mentionné pour BV 139), et qui était anciennement en jardin, d’autre à la grange ci-après du déclarant (BV 141), venue de François Raimpault dit la France, d’autre, par le derrière, à la maison avec jardin de Joseph Poutif, tailleur d’habits (BV 168), venue de Jacques André dit Borblanc;

paroisse St-Pierre, fief de l’Age; pour le cens et les anciens propriétaires, voir BV 132.

- Jean Martineau, marchand, demeurant aux Barrières, paroisse St-Pierre, déclare pour le terrier, au cens de 2 d pour cet immeuble et BV 132 et 142.

BV 141, 27.4, grange joignant d’une part à la rue des Barrières, d’autre à la grange ci- dessus du déclarant (BV 140), venue de Jean Jacquet, d’autre, par le derrière, à la maison de Joseph Naslet, boucher (BV 167), et d’autre à une petite rue ou venelle montant de la rue des Barrières aux masures de l’ancien grand château, sur main gauche, qui passe entre cette grange et la maison du déclarant où était l’ancienne maison de l’Age (BV 142);

paroisse St-Pierre, fief de l’Age, cens 1 d.

Propriétaires successifs :

- François Raimpault, dit la France - (blanc) Raimpault, fille et héritière du précédent, femme de (blanc) Parant - 18 mars 1753 : François Parant, tisserand, fils des précédents, vend à Françoise Jacquet, veuve Jean Martineau, suivant acte passé par Tribouillard, notaire

- Jean Martineau, marchand, demeurant aux Barrières, paroisse St-Pierre, fils et héritier de la précédente, déclare pour le terrier, au cens de 1 d.

Le notaire n’a pas mentionné de déclaration antérieure.

- à l’angle de la rue de la Fontaine

BV 142, 27.1, maison consistant en boutique, chambre basse, cellier, cave, trois chambres hautes, greniers par dessus, avec cour et ballet, dans laquelle cour était anciennement la maison de l’Age qui est actuellement totalement démolie et sur une partie de l’emplacement de laquelle on a construit un appentis il y a quelques années, l’ensemble joignant par le devant à la rue des Barrières conduisant du four d’Harcourt et du carroir de St-James au haut moulin des Barrières et à la porte Coppin, sur main gauche, d’un côté à la même rue qui fait un angle ou coin, d’autre côté à une petite maison aux enfants de Jean Delaveau, journalier (BV 165), et à une petite rue montant des Barrières aux masures de l’ancien grand château, sur main droite, qui passe entre la grange du déclarant (BV 141) et cette maison, d’autre, par le derrière et par le haut, aux dites masures du château, la rue conduisant de celui-ci aux Barrières et à la porte Coppin entre, sur main droite;

paroisse St-Pierre, fief de l’Age; pour le cens et les anciens propriétaires, voir BV 132.

- Jean Martineau, marchand, demeurant aux Barrières, paroisse St-Pierre, déclare pour le terrier, au cens mentionné pour BV 132.

 

 

Rue de la Fontaine ouest, entre la rue des Trois Rois et la porte Coppin

BV 143, 44.4, petit jardin contenant à semer 1/8 de boisseau de chènevis, au dessous de l’ancien grand château, devant la maison du déclarant (BV 149) qui est de l’autre côté de la rue, joignant d’un bout à la rue conduisant du haut moulin des Barrières à la porte Coppin sur main gauche, d’un côté au jardin de Michel Thévenet (BV 144), d’autre bout aux rochers de l’ancien château et d’autre côté à des places à fumier prétendues par le déclarant et Michel Thévenet faire partie de leurs dépendances et de ce même fief, faisant le coin ou angle de la rue ci-dessus et de celle qui descend du château à leurs maisons (respectivement BV 149 et BV 150) et au pressoir des terrages de la baronnie (BV 148), sur main gauche; pour lesquelles places à fumier ils prétendent payer une rente seconde foncière au chapitre (le montant n’en est pas indiqué);

paroisse St-Pierre, fief de l’Age, cens commun avec la maison BV 149.

- François Courtois, marchand huilier, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier, en même temps que BV 149.

BV 144, 44.6, jardin sous le château, contenant à semer 1/12 de boisseau de chènevis, dans lequel est une buanderie nouvellement construite, de 17 pieds de long et de la largeur du jardin, joignant d’un côté au jardin de François Courtois (BV 143), d’un bout à la rue, d’autre côté à un autre jardin, appartenant à Pierre Rat (BV 145), et d’autre bout, où est la dite buanderie, aux rochers du château; le déclarant prétend avoir une des places à fumier comme faisant partie des dépendances de sa maison et étant du même fief;

paroisse St-Pierre, fief de l’Age, cens commun avec la maison BV 150.

- Michel Thévenet, maçon, demeurant aux Barrières, paroisse St-Pierre, déclare pour le terrier, en même temps que BV 150.

BV 145, 44.9, petit jardin contenant à semer 1/8 de boisseau de chènevis, au devant de la maison du déclarant (BV 152), la rue entre deux, joignant d’un bout à la rue, d’un côté au jardin de Michel Thévenet (BV 144), d’autre bout aux rochers de l’ancien château et d’autre côté à la porte Coppin et au jardin de Louis Vallaud, cordonnier (F 36), qui est du dit fief de l’Age, venu de Charles Gardemaud, le mur de la dite porte Coppin entre deux qui appartient audit Valleau, celui-ci ayant passage et entrée pour son jardin, le long du côté de celui du déclarant;

paroisse St-Pierre, fief de l’Age, cens commun avec la maison BV 152.

- Pierre Rat, journalier, demeurant aux Barrières, paroisse St-Pierre, déclare pour le terrier, en même temps que BV 152.

Rue de la Fontaine est, de l’étang à la porte Coppin

BV 146, 31.3, maison au lieu des Barrières, consistant en deux dessous, deux chambres hautes et grenier par dessus, boutique, cellier, avec petite cour et petit jardin, le tout se tenant et étant presque en forme de triangle, joignant par le devant à la haute rue des Barrières, sur main droite, d’un côté aux maison, cour et jardin de Pierre Moreau venus de Jean Roy (BV  147) et d’autre à l’étang ou bassin du haut moulin des Barrières auquel descend le ruisseau de la fontaine Talbat, laissant la dite maison sur main droite;

paroisse St-Pierre, fief de l’Age, cens 6 d.

Propriétaires successifs :

- (blanc) Balasson - Jacques Caillas - Jeanne Caillas, fille et héritière du précédent, épouse de Pierre Raimpault - 1765 : Pierre Raimpault ci-dessus déclare à la dame veuve Lefrançois, seigneur des Courtis, au cens de 6 d

- Jacques Raimpault, tisserand, demeurant aux Barrières, paroisse St-Pierre, fils et héritier en partie de Pierre Raimpault et Jeanne Caillas ci-dessus, déclare pour le terrier au cens de 6  d, tant en son nom qu’au nom de ses cohéritiers.

BV 147, 31.1, maison aux Barrières, consistant en plusieurs dessous, chambres hautes, grenier par dessus, deux petites cours, cellier, écurie, fenil, boutique et petit jardin par derrière de 1/2 boisselée, l’ensemble joignant par le devant à la haute rue des Barrières conduisant du haut moulin à la porte Coppin, sur main droite, d’un côté aux maison et jardin de Jacques Raimpault (BV 146), par le derrière au ruisseau et d’autre côté à l’ancien pressoir du château et à la chènevière du haut moulin qui sont du domaine de la baronnie, un mur entre la dite chènevière et le jardin qui appartient au déclarant;

paroisse St-Pierre, fief de l’Age, cens 4 d.

Propriétaires successifs :

- 1722 : Jean Roy, marchand, déclare à l’évêque au cens de 4 d - 1765 : Madeleine Roy, fille du précédent, déclare à la dame Demoussault, veuve du seigneur des Courtis, au même cens

- Pierre Moreau, marchand boulanger, demeurant aux Barrières, paroisse St-Pierre, fils et héritier de René Moreau, aussi boulanger, et de Madeleine Roy ci-dessus, déclare pour le terrier au cens de 4 d.

BV 148, pressoir aux terrages de la baronnie et chènevière dépendant actuellement du haut moulin des Barrières, désignés en confrontation de l’article précédent et de l’article suivant.

BV 149, 44.3, maison consistant en deux dessous, chambre haute, grenier par dessus, petite cour, toit et jardin par le derrière contenant à semer 1/2 boisseau de chènevis, l’ensemble joignant d’un côté aux pressoir et chènevière de la baronnie (BV 148), une petite fausse rue entre le pressoir et la maison, sur main gauche, d’un bout, par le devant, à la rue conduisant du haut moulin des Barrières à la porte Coppin, sur main droite, d’autre, par le derrière, au ruisseau, et d’autre côté à la maison de Michel Thévenet (BV 150) et au jardin de Pierre Rat (BV 152);

paroisse St-Pierre, fief de l’Age, cens 2 d pour l’ensemble BV 143, 144, 145, 149, 150 et 152.

Propriétaires successifs :

- 1722 : Eustache Berthon l’aîné déclare pour l’ensemble des articles BV 143, 144, 145, 149, 150 et 152, au cens de 2 d - Marie Berthon, fille et héritière en partie du précédent

- François Courtois, marchand huilier, demeurant paroisse St-Léger, déclare BV 149 pour le terrier, et en même temps BV 143, faisant tant pour lui que pour ses frères, enfants et héritiers de la précédente, au cens de 2 d dus conjointement et solidairement avec Michel Thévenet et Pierre Rat pour l’ensemble ci-dessus.

BV 150, 44.5, maison consistant en dessous, chambre haute et grenier par dessus, toit à côté du dit dessous, petite cour et, au bout de celle-ci, petit bâtiment composé d’un dessous et un "plancher" en fenil par dessus, joignant d’un côté aux maison, cour et chènevière de François Courtois (BV 149), d’un bout, par le devant, à la rue, d’autre côté à la maison de François Parant venue de Pierre et Laurent Lochon (BV 151) et d’autre bout, par le derrière, au jardin de Pierre Rat (BV 152) qui joint au ruisseau;

paroisse St-Pierre, fief de l’Age, cens 2 d pour l’ensemble des jardins BV 143, 144, 145 et des maisons BV 149, 150 et 152.

Propriétaires successifs :

- 1722 : Eustache Berthon l’aîné déclare pour l’ensemble ci-dessus, au cens de 2 d - Jeanne Berthon, fille et héritière en partie du précédent, épouse André Thévenet - 1765 : Michel Thévenet et son frère Jean Thévenet, enfants et héritiers des précédents, chacun pour un quart, déclarent à la dame Demoussault, veuve Lefrançois, seigneur des Courtis, en leur nom et celui de leurs cohéritiers, le même ensemble, au même cens

- Michel Thévenet ci-dessus, maçon, demeurant aux Barrières, paroisse St-Pierre, déclare BV 150 pour le terrier, et en même BV 144, au cens de 2 d dus conjointement et solidairement avec François Courtois et Pierre Rat, pour l’ensemble d’immeubles ci-dessus.

BV 151, 44.7, maison consistant en dessous, chambre au dessus et grenier sur la chambre, joignant par le devant à la rue, d’un côté aux maison et appartenances de Michel Thévenet venues d’Eustache Berthon (BV 150), d’autre côté et par le derrière au jardin de Pierre Rat aussi venu d’Eustache Berthon (BV 152);

paroisse St-Pierre, fief de l’Age, cens 1 d.

Propriétaires successifs :

- 1722 : Pierre et Laurent Lochon déclarent au cens de 1 d - Laurent Lochon, journalier, baille à rente à François Parant, tisserand, et sa femme Marguerite Renault (pas d’autre précision sur l’acte)

- François Parant, tisserand, ci-dessus, veuf de Marguerite Renault, demeurant aux Barrières, paroisse St-Pierre, déclare pour le terrier, tant en son nom que faisant pour ses enfants, au cens de 1 d, plus une rente de 6 l aux héritiers Lochon.

BV 152, 44.8, maison consistant en dessous, chambre au dessus, grenier au dessus de la chambre, grange et jardin ou chènevière par le derrière, de 1 boisselée 1/2, l’ensemble joignant d’un côté, par le devant, à la rue, d’un bout à la maison de Parant venue des Lochon (BV 151), au derrière de la maison de Michel Thévenet (BV 150) et au jardin ou chènevière de François Courtois venu d’Eustache Berthon (BV 149), d’autre côté, par le derrière, au ruisseau, et d’autre bout du dit jardin à la porte Coppin et au pré appartenant au chapelain de la chapelle Saint-Michel du château, le mur du dit jardin entre deux;

paroisse St-Pierre, fief de l’Age, cens 2 d pour l’ensemble BV 143, 144, 145, 149, 150, 152.

Propriétaires successifs :

- 1722 : Eustache Berthon l’aîné déclare pour l’ensemble des jardins BV 143, 144, 145 et des maisons BV 149, 150 et 152, au cens de 2 d - Jeanne Berthon, fille et héritière en partie du précédent, femme d’André Thévenet - 1765 : Jean Thévenet et son frère Michel Thévenet, enfants et héritiers des précédents, chacun pour un quart, déclarent à la dame Demoussault, veuve Lefrançois, seigneur des Courtis, pour eux et leurs cohéritiers, pour le même ensemble, au même cens

- Pierre Rat, journalier, demeurant aux Barrières, paroisse St-Pierre, déclare BV 152 pour le terrier, et en même temps BV 145, à cause de Marie-Anne Thévenet, sa femme, fille et héritière en partie de Jean Thévenet ci-dessus, au cens de 2 d dus conjointement et solidairement avec Michel Thévenet et François Courtois, pour l’ensemble BV 143, 144, 145, 149, 150 et 152.

Venelle dite Echelle à Gaudin, à gauche en descendant

BV 153, 8.5, vigne de 1/3 de boisselée, au lieu nommé la Plate-Forme, sous et près le château, joignant d’un côté, par le haut, au chemin ou rue allant du carroir Piet au dit château, à main droite, et à celle allant du dit château aux Barrières, à même main, d’autre, par le dessous, aux jardin et luzerne du sieur Hilairet (BV 154), d’un bout à la ruette ou venelle nommée l’Echelle à Gaudin allant du carroir de St-James au château, sur main droite, et d’autre bout au jardin et râteaux des héritiers Pierre Guillemet (BV 160), la dite vigne étant entre les portiques et tours de la plate-forme du château et y joignant;

fief baronnie, cens 30 s.

Propriétaires successifs :

- 1722 : Martial Barbarin déclare au cens de 30 s (article 2 de sa déclaration) - (blanc) Barbarin, fille et héritière de Martial Barbarin ci-dessus et de sa femme Catherine Patreau, épouse Hiérôme Courtois - Hiérôme Courtois, veuf et donataire de (blanc) Barbarin - Hiérôme Courtois, fils du précédent (et de Marie Chevalier, sa seconde femme, d’après BV 158)

- Jean Caillaud, sergettier, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier comme curateur du mineur Hiérôme Courtois ci-dessus, en même temps que Jean Roy, dit Gritton, marchand, demeurant paroisse St-Léger, chacun pour une moitié, au cens global de 30 s.

L’origine de la propriété de Jean Roy n’est pas autrement précisée que par la formule "comme étant au lieu du dit Barbarin". Il semble que la fille de Martial Barbarin n’ait reçu en héritage que la moitié de l’immeuble et que l’autre moitié ait été donnée ou vendue par Martial Barbarin à Jean Roy. En effet, le même Jean Roy déclare BV 95 comme donataire de Martial Barbarin, tisserand.

BV 154, 42.3, jardin dont partie est en terrasse et en luzerne, en tout 1/2 boisselée, au dessous de la plate-forme du grand château, joignant d’un côté, par le haut, à la dite plate-forme actuellement en vigne et râteaux, tenue de l’évêque par le mineur Jérôme Courtois et (blanc) Roy dit Gritton, au lieu de Martial Barbarin (BV 153), d’un bout à la rue ou venelle nommée l’Echelle à Gaudin montant du puits de l’Age au dit château, sur main droite, d’autre côté, par le bas, aux jardin et maison de François Rousseau le Jeune, tisserand (BV 155) et aux maison et jardin de Jean Lévêque, maçon, tenus du fief de l’Age (BV 156), et d’autre bout au jardin du dit Lévêque et à celui de Jacques Rousseau, tisserand (BV 157), aussi tenu du fief de l’Age;

paroisse St-Pierre, fief de l’Age, cens 2 d.

Propriétaires successifs :

- 1723 : Pierre Hilairet déclare au cens de 2 d - 1765 : Jean Hilairet, maître chirurgien, fils et héritier en partie du précédent, déclare au même cens

- Jean Hilairet ci-dessus, demeurant paroisse St-Léger, déclare pour le terrier, au même cens.

 Rue des Corderies, partie basse, à l’extrémité de l’impasse des Barrières

BV 155, 36.7, maison au dessus du puits de l’Age, consistant en dessous ou boutique, avec cave sous le jardin du sieur Hilairet (BV 154), deux chambres hautes sur la boutique, auxquelles on accède par un escalier extérieur, grenier par dessus les chambres, le tout nouvellement construit par le déclarant, avec petite lisière de jardin derrière la maison et y tenant, l’ensemble joignant par le devant au plan du puits de l’Age, où passe la rue de la Ribauderie, sur main gauche, d’un côté à la maison de Jean Lévêque venue de Jacques André qui était au lieu de Jean Lonjaud (BV 156), par le derrière au jardin du sieur Hilairet au lieu de Pierre Hilairet son père (BV 154), d’autre côté à la venelle ou escalier de pierre montant du puits de l’Age au château, sur main droite, nommée l’Echelle à Gaudin, et faisant l’angle de la dite venelle;

fief de l’Age, cens 2 d.

Propriétaires successifs :

- 1722 : Andrée Coudreau, veuve Louis Rideau, déclare au cens de 2 d, pour une cour seulement - Jean Rideau, fils des précédents - Andrée Rideau, fille du précédent, épouse de Jacques Rousseau - 1765 : François Rousseau le jeune, tisserand, fils des précédents, déclare au cens de 2 d

- François Rousseau le jeune ci-dessus, demeurant aux Barrières, paroisse St-Pierre, déclare pour le terrier, au même cens.

BV 156, 36.6, petite maison, au lieu des Barrières, près et au dessus du puits de l’Age, consistant en petite chambre basse, grenier par dessus, avec jardin la renfermant de deux parts et cave en roche au bout du jardin, sous le jardin de Jean Hilairet, chirurgien (BV 154), 1/2  boisselée pour le tout, joignant par le devant au plan du puits de l’Age où passe la rue qu’on croit se nommer la Ribauderie, conduisant des Pruniers aux Barrières, sur main gauche, d’autre au jardin de la Pouletterie appartenant à Jacques Rousseau (BV 157) et au mineur Hiérôme Courtois (BV 158), d’autre, par le derrière, au jardin du sieur Hilairet, chirurgien, au lieu de Pierre Hilairet son père (BV 154), et d’autre à la maison de François Rousseau venue de la veuve Rideau (BV 155);

fief de l’Age, cens 2 d.

Propriétaires successifs :

- Jean Lonjaud, dit la Trutte - 1729 : Jacques André déclare au cens de 2 d - Pierre Thévenet - Marie Thévenet, fille du précédent, épouse de Jean Auchatraire - 1765 : Jean Lévêque, maçon, déclare au cens de 2 d, à cause de Marie Auchatraire, sa femme, fille des précédents

- Jean Lévêque ci-dessus, demeurant aux Barrières, paroisse St-Pierre, déclare pour le terrier, au même cens.